Christian Pelletier Ami(e) du Québécois


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| Sujet: Boisclair écarte l'idée d'un fonds d'urgence Mer 7 Mar - 9:42 | |
| Tommy Chouinard
La Presse
André Boisclair estime qu'une éventuelle victoire du Oui à l'occasion d'un prochain référendum n'entraînerait aucune instabilité financière. Le chef péquiste en est si convaincu que, une fois élu, il ne créerait pas un fonds d'urgence pour pallier d'éventuels contrecoups économiques comme l'a fait Jacques Parizeau en 1995.
Interrogé pour savoir si, une fois élu, il allait imiter Jacques Parizeau et créer un fonds de stabilisation de l'économie en prévision d'une victoire référendaire, André Boisclair a répondu sèchement : «Non.» Je ne crains pas de l'insécurité au lendemain d'un référendum. Je ne suis pas du tout inquiet», a affirmé le chef du Parti québécois hier.
En 1995, le premier ministre Jacques Parizeau avait constitué une réserve de 17 milliards de dollars en liquidités au ministère des Finances, à la Caisse de dépôt et de placements du Québec et à Hydro-Québec. De leur côté, la Banque nationale, le Mouvement Desjardins et la Banque Laurentienne avaient accumulé des liquidités de 20 milliards.
La somme de 37 milliards devait pallier pendant deux ans les contrecoups économiques d'une victoire du Oui au référendum. Elle aurait servi notamment à racheter des obligations québécoises en cas de vente de panique sur les marchés étrangers. C'était le fameux plan O - pour «obligations» - de Jacques Parizeau.
André Boisclair juge que cette mesure ne serait pas nécessaire à la suite d'un référendum qu'il tiendrait «le plus tôt possible» après son élection. «Ceux qui voudraient agiter le drapeau de la peur, qu'ils se rappellent ce qui s'est passé en 1995. Qui aurait pu prévoir quelques heures avant le résultat du référendum son résultat ? Et est-ce qu'on a vu de l'incertitude sur les marchés financiers ? Est-ce que le gouvernement du Québec et les entreprises se sont retrouvés dans une situation plus difficile ? Non, le cours de la vie s'est poursuivi», a-t-il expliqué.
Par ailleurs, André Boisclair a affirmé que, s'il est élu le 26 mars, il travaillera dès le lendemain à faire reconnaître un éventuel Québec souverain auprès de la communauté internationale.
La plateforme électorale du PQ prévoit une déclaration unilatérale de l'indépendance du Québec après au plus un an de négociations avec Ottawa.
Interrogé pour savoir quelle assurance il détenait que les pays étrangers allaient reconnaître une déclaration unilatérale d'indépendance, André Boisclair a esquivé la question. Mais selon lui, la récente reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes «va venir de beaucoup faciliter la reconnaissance internationale d'un Québec souverain».
http://www.cyberpresse.ca/article/20070307/CPACTUALITES0203/703070590/6461/CPACTUALITES02 |
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