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| | 4 juillet 2008: le RRQ - Montréal fête et tient une vigile | |
| | | Auteur | Message |
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Et les trois ours Indépendantiste


Inscrit le : 09 Mar 2007 Messages : 1357
| Sujet: 4 juillet 2008: le RRQ - Montréal fête et tient une vigile Jeu 24 Avr - 14:56 | |
| Le 4 juillet prochain, le Réseau de Résistance du Québécois – section de Montréal entend souligner la lutte victorieuse du peuple américain contre le colonisateur britannique et, par le fait même, contre la royauté britannique. Le 4 juillet de chaque année, les Américains commémorent la signature en 1776 de la proclamation d’indépendance des treize colonies. On sait que les Patriotes américains tinrent tête alors à la plus grande puissance militaire du monde et réussirent à la vaincre.
Le peuple québécois aspire aussi à s’affranchir de l’État colonial fédéral et, plutôt que de fêter le 1er juillet, qui n’est rien d’autre à nos yeux qu’une banale journée de déménagement et un symbole de notre asservissement, le RRQ – section de Montréal tiendra une vigile (à un endroit symbolique qui sera plus tard dévoilé) à compter de 11 heures le matin, vigile qui se poursuivra toute la journée. Le tout se terminera par une grande soirée festive, au cours de laquelle Patrick Bourgeois prendra la parole. Ce sera suivi d’un spectacle et d’invités surprise (mais pour l’instant, on ne vous en dira pas plus !). D’autres détails suivront… Nous déploierons au vent les drapeaux des Patriotes de 1837,les fleurdelisés et le drapeau américain « Don’t Tread On Me » des insurgés de 1776. Benjamin Franklin avait choisi le serpent à sonnettes parce que l’animal est « inoffensif », dans le sens où il n’initie jamais le combat, mais, quand on lui marche sur la queue, il riposte et sa morsure est fatale. Les Québécois aussi aspirent à la liberté et à l’indépendance, ils n’accepteront plus jamais qu’on leur marche dessus, que l’on réduise encore plus longtemps la place du français ou que l’on foule leur drapeau. Ils riposteront avec la même vigueur que les Patriotes américains l’ont fait au dix-huitième siècle.
VIVE LA PROCLAMATION D'INDÉPENDANCE DES ÉTATS-UNIS DU 4 JUILLET 1776 ! VIVE L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC ! DON'T TREAD ON ME ! NE NOUS MARCHEZ PAS DESSUS ! NOUS VAINCRONS !
(Un comité du RRQ est sur pied afin de voir aux détails de cette journée. Toute personne intéressée à faire partie de ce comité doit contacter le RRQ.) |
|  | | Danièle RRQ-Montréal Ami(e) du Québécois


Inscrit le : 16 Jan 2006 Messages : 3638 Localisation : Près d'une boîte aux lettres
| Sujet: Re: 4 juillet 2008: le RRQ - Montréal fête et tient une vigile Jeu 24 Avr - 21:12 | |
| Merci Jean-Pierre, de l'annonce de cet autre activité militante du RRQ.
| Jean-Pierre Durand a écrit: |
[...] (Un comité du RRQ est sur pied afin de voir aux détails de cette journée. Toute personne intéressée à faire partie de ce comité doit contacter le RRQ.) |
Dans ce cas particulier, n'est-ce pas le « Comité du 4 juillet » qu'il s'agit ?
- _________________ L'État Québécois devra se donner les moyens de l'indépendance avant l’indépendance. - René Boulanger
Je dois simplement dire que la véritable et la plus grande menace à la sécurité du Canada est la séparation [...]. Lawrence Cannon, Ministre des transports Cyberpresse ,16 mai 2008
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|  | | Frederic Picard

Inscrit le : 30 Mar 2007 Messages : 824 Localisation : St-Jean-Sur-Richelieu
| Sujet: Re: 4 juillet 2008: le RRQ - Montréal fête et tient une vigile Ven 25 Avr - 0:09 | |
| Je considère la guerre d'indépendance américaine comme étant l'une, sinon LA première guerre d'indépendance du Québec.
http://www.encyclobec.ca/main.php?docid=219
http://www.genealogie.org/famille/gosselin/base/clement.htm
Je cite cette deuxième page:
«GOSSELIN, CLÉMENT, menuisier et officier, né le 12 juin 1747 à Sainte-Famille, île d’Orléans (Québec), fils de Gabriel Gosselin et de Geneviève Crépeaux ; le 22 janvier 1770, il épousa à Sainte-Anne-de-la-Pocatière (La Pocatière, Québec) Marie Dionne, puis le 15 janvier 1787, à Longueuil (Québec), Charlotte Ouimet, et finalement, le 8 novembre 1790, probablement à Champlain, New York, Catherine Monty ; décédé le 9 mars 1816 à Beekmantown, New York.
Dernier-né d’une famille nombreuse, Clément Gosselin quitta probablement l’île d’Orléans vers l’âge de 20 ans pour s’établir à Sainte-Anne-de-la-Pocatière où il possédait une terre au moment de son premier mariage en janvier 1770. Cinq ans plus tard, lors de l’invasion de la province de Québec par les troupes américaines, Gosselin appuya la cause révolutionnaire. Il compta vraisemblablement parmi les quelque 200 Canadiens qui prirent part à l’attaque, désastreuse pour les Américains, que Richard Montgomery*lança contre Québec dans la nuit du 30 au 31 décembre 1775. En plus de rendre précaire la situation militaire des envahisseurs, cet échec eut pour effet d’enrayer le courant de sympathie qui s’était développé à leur endroit au sein d’une partie de la population canadienne. Mais Gosselin ne fut pas ébranlé dans ses convictions.
De janvier à mai 1776, Gosselin parcourut les diverses paroisses de la rive sud du fleuve, depuis Pointe-Lévy (Lauzon et Lévis) jusqu’à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, recrutant des volontaires pour les troupes du Congrès ; il était secondé dans cette tâche par son beau-père, Germain Dionne, qui fournissait hardes et vivres aux nouvelles recrues. Gosselin convoqua aussi et présida des assemblées de paroisse pour faire élire des officiers de milice à qui il remit des commissions du Congrès. Il lut encore aux portes des églises, et força quelquefois les officiers du roi à lire eux-mêmes, les ordres et proclamations des Américains. Enfin, conjointement avec Pierre Ayotte, habitant de Kamouraska tout aussi dévoué à la cause révolutionnaire, Gosselin fit organiser des feux, sous bonne garde, destinés à prévenir les Américains de l’arrivée éventuelle de vaisseaux britanniques.
Le 4 mars 1776, Gosselin devint capitaine dans le régiment commandé par Moses Hazen et, le 25 du même mois, il prit part à l’attaque contre l’avant-garde de la troupe royaliste rassemblée par Louis Liénard de Beaujeu de Villemonde à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud. Le 3 mai suivant, trois jours avant que les troupes du Congrès ne lèvent le siège de Québec, Gosselin présidait une assemblée dans la paroisse Saint-Vallier. Puis, aucune trace de lui pendant plus d’une année. Plutôt que de suivre son régiment durant la retraite des troupes américaines vers la Nouvelle-Angleterre, il semble avoir opté pour la clandestinité, se terrant sans doute dans la région de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. En août 1777, il parvint à vendre sa terre à Jean-Marie Chouinard mais, quelques mois plus tard, il fut arrêté et écroué à Québec.
Libéré au printemps de 1778, Gosselin rejoignit son régiment à White Plains, près de New York, en compagnie de son beau-père et de son frère Louis. Entre-temps, dans les colonies américaines, l’idée d’envahir de nouveau la province de Québec avait connu un regain de faveur, surtout à la suite du traité d’alliance conclu avec la France, le 6 février 1778. Dans ce but, les hommes du régiment de Hazen ouvrirent un chemin depuis Newbury, au Vermont, jusqu’à la frontière. Quelques Canadiens se virent aussi confier des missions d’espionnage. C’est ainsi que de l’été de 1778 à l’été de 1780 Gosselin rentra en catimini au Canada à quelques reprises, répandant la rumeur de l’imminence d’une invasion des armées du Congrès qui seraient accompagnées, cette fois, par des régiments français ; ceci ne manqua pas d’inquiéter sérieusement le gouverneur Haldimand qui craignait la défection de la population canadienne advenant le retour de troupes françaises. Mais à l’automne de 1780, le Congrès abandonna finalement tout projet d’invasion.
Le 4 octobre 1781, Gosselin fut blessé au cours de la bataille de Yorktown, en Virginie, qui devait mettre fin à la guerre d’Indépendance. En juin 1783, après la conclusion du traité de Versailles, il fut promu major puis licencié. L’année suivante, l’état de New York donna des terres, sur les bords du lac Champlain, aux vétérans canadiens qui avaient servi dans les troupes du Congrès. Gosselin reçut pour sa part 1 000 acres de terrain dont il se départit peu après, préférant sans doute se remettre à la pratique de son métier de menuisier qu’il avait exercé avant l’invasion de la province de Québec par les Américains. Il vécut à Champlain jusqu’au début de 1791, au moment où il vint s’établir au Bas-Canada, dans la région de Saint-Hyacinthe. Vers 1800, il fit un court séjour à Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (L’Acadie), puis se fixa à Saint-Luc où il vécut de 1803 jusqu’au début de 1815.
L’historien Gustave Lanctot* a porté un jugement très dur sur les Canadiens qui, comme Clément Gosselin, ont souscrit à la cause de la Révolution américaine. Il les a qualifiés d’« éléments ambitieux ou remuants [qui virent] dans l’invasion une occasion de profits et d’aventures [et qui ne constituèrent] qu’une fraction hostile, agressive et souvent peu scrupuleuse dans ses comportements ». Une telle interprétation ne résiste guère à l’analyse des faits. Elle semble plutôt tributaire d’un certain courant de pensée nationaliste canadien qui, né avec la Conquête, a constamment cherché à mettre en lumière la loyauté des Canadiens français envers la couronne britannique, sans doute par désir de voir se résorber les tensions et les tiraillements qui ont surgi entre deux entités socio-culturelles habitant un même territoire depuis désormais plus de deux siècles».
Pierre Dufour et Gérard Goyer
J'aime particulièrement cette deuxième page. Quand j'étais petit, j'allais passer mes St-Jean à l'Ile d'Orléans, chez un grand-oncle. On voyait une constellation de feux de bord de fleuve (des vrais feux, pas de petits tisons dans des cages à poules), de bord et d'autres du St-Laurent. J'immagine que la tradition viens de là. D'alerter, parce que les anglais arrivent ... De signaler que les Québécois sont là, toujours alertes, toujours vivants.
Les traditions se perdent. Surtout quand il y a deux trois bozos qui font le fou avec le feu en question. |
|  | | Frederic Picard

Inscrit le : 30 Mar 2007 Messages : 824 Localisation : St-Jean-Sur-Richelieu
| Sujet: Re: 4 juillet 2008: le RRQ - Montréal fête et tient une vigile Ven 25 Avr - 0:31 | |
| Toujours aussi d'actualité.
Lettre adressée aux habitants opprimés de la province de Québec.
De la part du Congrès général de l’Amérique septentrionale, tenu à Philadelphie. John Jay 29 mai 1775
Traduction française de Pierre Eugène du Simitière
AUX HABITANTS OPPRIMÉS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC.
Nos amis et compatriotes,
LES desseins formés par un ministre arbitraire pour extirper la liberté et les droits de toute l'Amérique, nous ayant alarmés; un pressentiment du danger commun se joignant aux mouvements de l'humanité, fit que nous vous engageâmes par notre précédente adresse à prêter votre attention à ce sujet de la dernière importance.
DEPUIS la conclusion de la dernière guerre, nous vous avons considérés avec satisfaction comme sujets du même prince que nous: et depuis le commencement du plan actuellement en exécution pour subjuguer ce continent, nous n'avons vu en vous que nos compagnons de souffrance. — La divine bonté d'un Créateur indulgent nous ayant donné à tous un droit à la liberté, et étant tous également voués à une ruine commune par les cruels édits d'une administration despotique, il nous a paru que le sort des colonies protestantes et catholiques était étroitement lié ensemble et conséquemment nous vous invitâmes à vous unir avec nous dans la résolution d'être libres et à rejeter avec dédain les fers de l'esclavage, malgré l'artifice qu'on aurait employé pour les polir.
NOUS devons nous affliger sincèrement avec vous de ce que le jour est arrivé, pendant lequel le soleil ne peut éclairer de ses rayons un seul homme libre dans toute l'étendue de votre pays: Soyez assurés que votre dégradation si peu méritée a émue de la pitié la plus sincère toutes vos sœurs les colonies, et nous nous flattons que vous ne souffrirez jamais (en vous soumettant lâchement au joug que l'on veut vous imposer) que cette pitié soit supplantée par le mépris.
LORSQUE l'on forme des attentats audacieux pour dépouiller les hommes de ces droits qui leur ont été départis par l'Être suprême, lorsque pour donner entrée au despotisme on fraye des routes au travers des pactes les plus solennels, lorsque la foi que le gouvernement a engagée cesse de donner de l'assurance à des sujets fidèles et obéissants, et enfin lorsque les manœuvres et les stratagèmes insidieux de la paix deviennent plus terribles que les opérations les plus sanglantes de la guerre. C'est alors pour eux le temps de maintenir ces droits et de s'opposer avec une indignation vertueuse au torrent de l'oppression qui vient se précipiter sur eux.
PAR l'introduction de la forme actuelle de votre gouvernement ou plutôt la forme actuelle de tyrannie, vous, vos femmes et vos enfants sont faits esclaves — vous ne possédez rien que vous puissiez dire vous appartenir et chaque fois qu'un gouverneur avare ou un conseil rapace seront portés à les demander on peut vous ravir tous les fruits de vos labeurs et de votre industrie. Vous êtes sujets par ces édits à être transportés en pays étrangers pour livrer des batailles dans lesquelles vous n'avez aucun intérêt et répandre votre sang dans des combats desquels vous ne pouvez retirer ni honneur ni profit. La jouissance même de votre religion, suivant le présent système, dépend d'un corps législatif auquel vous n'avez aucune part, et sur lequel vous n'avez point d'autorité, et vos prêtres sont exposés à être chassés, bannis, et ruinés, chaque fois que leurs richesses et leurs possessions en fournira une tentation suffisante: ils ne peuvent pas s'assurer qu'il y aura toujours un prince vertueux sur le trône et si jamais un souverain méchant et négligeant concourrait avec un ministère abandonné à vous dépouiller des richesses et des forces de votre pays, il est impossible de concevoir jusqu'à quelle extrémité et quelle diversité de misère vous pourriez être réduits sous la forme de votre établissement actuel.
NOUS sommes informés qu'on vous a déjà requis de prodiguer vos vies dans un démêlé avec nous: Si vous vous soumettiez à votre nouvel établissement en acquiesçant à cette demande et qu'une guerre s'alluma contre la France, vos biens et vos fils pourraient être envoyés pour périr dans des expéditions contre les possessions de cette nation dans les îles de l'Amérique.
IL n'est pas à présumer que ces considérations ne seront d'aucun poids auprès de vous, ou que vous soyez si fort dénués de toute sentiment d'honneur — nous ne croirons jamais que la présente race de Canadiens aurait si for dégénéré qu'elle ne posséderait plus l'ardeur, le courage et la valeur, de leurs ancêtres; certainement vous ne permettrez pas que l'infamie et la disgrâce d'une pusillanimité pareille rejaillit sur vos têtes et que les conséquences qui s'en suivraient retombassent pour toujours sur celle de vos enfants.
QUANT à nous nous sommes déterminés à vivre libres ou à mourir, et nous sommes résolus que la postérité n'aura jamais à nous reprocher d'avoir mis au monde une race d'esclaves.
PERMETTEZ que nous vous répétions encore une fois que nous sommes vos amis et non vous ennemis, et ne vous laissez point en imposer par ceux qui peuvent tâcher de faire naître des animosités entre nous. — quant à la prise du fort et des ammunitions de Ticonderoga, de même que celle du fort de la pointe à la Chevelure, et des bâtiments armés sur le lac; elle a été dictée par cette grande loi, notre conservation propre, ces forts étaient destinés à nous nuire et à interrompre cette correspondance amicale et cette communication qui a subsisté jusqu'à présent entre votre colonie et les nôtres, nous souhaitons que cette affaire ne nous aye causé aucune inquiétude et vous pouvez faire fonds sur les assurances que nous vous donnons que ces colonies ne poursuivrons aucune mesures quelconques que celles qui seront dictées par l'amitié et une attention pour notre sûreté et notre intérêt réciproque.
COMME l'intérêt que nous prenons à votre prospérité nous donne un titre à votre amitié, nous présumons que vous ne voudriez point en nous faisant injure nous réduire à la triste nécessité de vous traiter en ennemis.
Nous conservons encore quelque espérance que vous vous joindrez à nous pour la défense de notre liberté mutuelle et il y a encore raison de croire que si nous nous joignons pour implorer l'attention de notre souverain aux oppressions inouïes et injustes de ses sujets américains, il sera enfin détrompé et défendra à un ministère licencieux de continuer d'exercer désormais les violences sur les ruines du genre humain.
Par ordre du Congrès, JEAN HANCOCK, Président.
Philadelphie, le 29me mai, 1775. |
|  | | Patrick Auger

Age : 34 Inscrit le : 01 Mai 2008 Messages : 14 Localisation : Mercier
| Sujet: Re: 4 juillet 2008: le RRQ - Montréal fête et tient une vigile Sam 3 Mai - 9:01 | |
| Super. J'ai bien hâte au 4 Juillet ! Mais où peût-on se procurer ce drapeau jaune avec le serpent à sonnettes ? Voici les paroles d'une chanson de Metallica qui s'intitule justement "Don't tread on me".
don't tread on Me. said Don't tread on Me.
Liberty or death, what we so proudly hail once you provoke her, rattling of her tail never begins it, never, but once engaged... never surrenders, showing the fangs of rage said don't tread on me
so be it threaten no more to secure peace is to prepare for war so be it settle the score touch me again for the words that you'll hear evermore...
don't tread on me
love it or leave it, she with the deadly bite quick is the blue tongue, forked as a lightning strike shining with brightness, always on surveillance the eyes they never close, emblem of vigilance ooh, No, No, No.
said don't tread on me
so be it threaten no more to secure peace is to prepare for war so be it settle the score touch me again for the words that you'll hear evermore...
don't tread on me
so be it threaten no more to secure peace is to prepare for war liberty or death, what we so proudly hail once you provoke her, rattling of her tail
so be it threaten no more to secure peace is to prepare for war so be it settle the score touch me again for the words that you'll hear evermore...
don't tread on me
Si Daniel Magnan lit ce message, à quand une version française interpreté par Outrage ? |
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