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Grand texte indépendantiste à lire et à relire

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D'Iberville
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Inscrit le : 09 Mar 2007
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MessageSujet: Grand texte indépendantiste à lire et à relire   Mer 16 Juil - 17:22

Le 4 juillet dernier, lors de la rencontre organisée par le Réseau de Résistance du Québécois à la Maison Ludger-Duvernay, l'un des participants, Gordon Lefebvre, nous a parlé d'un texte qu'il avait écrit dans Spirale et, par la suite, qui avait été repris dans L'Action nationale. Ce même texte a été intégré par la suite par Andrée Ferretti dans le tome II des Grands textes indépendantistes. Je vous invite à en prendre connaissance, cela ne devrait pas vous
déplaire ! (Je remercie Gordon de m'avoir fait parvenir le texte.)
Jean-Pierre Durand RRQ

24 thèses à grande vitesse


par Gordon Lefebvre

L'Action nationale, 06.2000


À la mémoire de Suzanne Lamy et de Gaston Miron, ces intuitions de survol.

Liminaire. Faire cause commune avec les mots dénigrés, les réhabiliter, les remotiver au besoin et plaider leur élargissement, il y a toujours quelque chose à trouver dans ce que tout le monde dédaigne et rejette. Indépendance est un de ces mots bannis du discours souverainiste, comme rupture, république, assemblée constituante et référendum, ces vocables qui permettent d'épeler la souveraineté populaire. Cependant, je ne pense pas l'indépendance avec le Parti Québécois ; je ne la pense pas non plus contre lui. Je la pense en dehors de lui, en toute indépendance.

1. Face au nationalisme québécois, il y a place pour une attitude soucieuse d'équilibre et aussi peu apte à l'adoration que rebelle au dénigrement. La dévotion politique et le fanatisme des uns, comme l'antinationalisme buté des autres, sont des attitudes qui obstruent la pensée libre et l'interprétation sincère, car chacune à sa façon appelle la Censure. Je veux être là où il n'y a ni culte de la nation ni horreur sacrée.

2. Il faut juger notre nationalisme comme on doit juger son temps, en le dépassant, tout en l'interprétant. Il faut être pour le nationalisme québécois, pour ce qu'il porte d'avenir, et contre ce qui le retient en arrière. Une telle position comporte deux tâches d'égale importance: la première consiste à soutenir le mouvement indépendantiste chaque fois qu'il s'oppose à l'oppresseur; la seconde, à critiquer ses inconséquences jusqu'à la racine.

3. Le néo-nationalisme a pris un coup de vieux depuis 1980. Son avatar le plus grave est le dessèchement. Entre l'éteignoir et le réanimateur, l'esprit indépendantiste balance. Usure? Vagotonie? Déjà il n'est plus l'indépendantisme, ou n'en est que l'affirmation machinale, creuse et sans espoir. Coupé de ses mobiles politiques, il ne relève plus que de l'accouchement sans douleurs d'une provincialisation nouvelle.

4. Il y a des mots qui vieillissent et d'autres qui surgissent, des sens qui s'éteignent, d'autres qui reprennent vie. Un monde las se forme sous des lueurs contraires: d'un côté, il y a ceux qui veulent l'indépendance mais n'ont pas les moyens de leur politique; de l'autre, ceux qui empêchent l'indépendance d'advenir et détiennent les moyens politiques pour domestiquer le mouvement.

5. Notre nationalisme est menacé d'une retombée par lassitude. Il peut basculer ou s'effondrer sur lui-même. Il nous enferme dans une nasse à double fond: la double allégeance, canadienne et québécoise. Cet héritage enclavé et tenace est un empêchement à la prise en charge de nos problèmes. Le Canadien-français qui sommeille au fond du Québécois se donne encore des buts qui reculent sans cesse.

6. Dans notre histoire, la tentation a toujours été forte de normaliser la formule indépendantiste et de la banaliser au point d'en faire un avatar de l'autonomisme traditionnel. Le souverainisme actuel, essentiellement passif, ne peut pas conduire le Québec à son indépendance. Sa passivité traduit précisément l'incapacité à décider et à agir. En fait, les Souverainistes n'ont plus que des raisons sans perspectives.

7. Les choses se passent comme si collectivement nous perdions prise sur notre histoire à mesure que croissent nos moyens d'agir sur elle. Serait-ce parce que l'analyse interminable des raisons d'agir a fini par dissoudre et la raison et la volonté d'agir? Le projet serait-il mort pendant qu'on était à l'attendre? Mais on ne peut pas toujours attendre, car les temps du Poncif souverainiste sont comptés. Il devra s'éteindre de lui-même ou il finira, doucement, par n'être plus l'attente de rien.

8. La déception historique peut être cultivée pour les bénéfices qu'elle rapporte. Certains nient qu'il y ait là l'indice d'une stratégie de la classe arrivée, ruse suprême, illustrant son aptitude à paralyser le cours de l'histoire autour d'elle, au point même de sa propre réussite! Cette culture de la défaite a des effets démoralisants sur la conscience nationale; elle paralyse l'action sociale à force d'en vampiriser les ressources. L'indépendance ne nous tuera pas, mais l'absence de solution à notre question nationale nous tuera certainement. Ce sera une mort lente, par désagrégation, par épuisement.

9. Comme les mots à la mode, le maître-mot souveraineté tant choyé, une fois consommé, est condamné à s'affaiblir aux yeux de l'opinion. Sa fortune lui aura fait perdre toute puissance de choc. Vieilli, il finit par devenir prison pour les fondateurs et leurs héritiers ou coquillage abandonné par les bernard-l'hermite. Depuis des années, certains attendent son renouvellement comme si le mouvement devait en rajeunir.

10. Toute formule politique doit frayer son passage à travers des plans de langage et dissocier les termes qui la composent pour les recomposer autrement, au gré des conjonctures. Peut-on accepter une formule héritée du passé, même récent, sans la dépouiller de son harnais d'origine? L'indépendance est déradicalisée dans le langage de la politique souverainiste.

11. La résurgence du discours indépendantiste et une certaine ébauche d'ordonnance ne sont pas les signes d'une recomposition du mouvement. Ce sont plutôt les signes d'une décadence des lieux communs et des poncifs qui ont régi l'action souverainiste jusqu'à maintenant. Malgré ses ressources, le mouvement reste impuissant à s'engager dans la voie de l'accomplissement. Il n'a pas encore fractionné le moule rétrocipateur qui entrave sa progression.

12. L'idée a une hauteur et elle est mobile. Elle invente son chemin à mesure, mais qui en fixera la hauteur? Et quelle force lui ouvrira la voie? Il importe de considérer la hauteur mobile de l'idée, car elle est de large rayon et de longue portée. Si elle avance plus vite que le véhicule, elle est aussi plus haute que ses avatars. Elle transcende la modération des "Feuillants" comme le raidissement des purs. L'idée peut renaître, le mouvement se recomposer, mais à partir d'autre chose que des débris de l'ère pré-référendaire.

13. Le mouvement renaît entre une voie déclinante, celle des vétéro-indépendantistes, et une pensée qui oscille à chaque instant entre sa dissolution et son durcissement. La vieille garde est d'une sénescence qui ne tient pas seulement de la vieillesse, mais de l'épuisement du fonds idéologique dont elle tire la justification de sa politique depuis la Révolution tranquille. C'est au moment où les possibilités de réalisation de l'idée sont nulles que l'on en parle le plus.

14. Le Poncif change facilement de signe. Sans rien abandonner de ses principes ni de sa cohérence logique, il peut être utilisé à des fins opposées au sentiment qui l'a fait naître. L'ancienne nouveauté, maintenant affadie, peut livrer son sens vrai. C'est à ce moment qu'il est intéressant d'étudier sa portée exacte. L'idée est forte. Pour s'en convaincre, il suffit de compter les commentaires acrimonieux qu'elle suscite, les interprétations contradictoires qu'elle réfracte et les injures qu'elle essuie.

15. Une décision qui concerne l'avenir d'un peuple doit prendre pied sur ce qui se passera au-delà d'elle. Donc le régime politique qui en résultera doit être connu et débattu avant et non après le référendum. Que l'on soit amené à rappeler une vérité si simple, vérité qui est le postulat du mouvement indépendantiste, et que l'on puisse sans choquer parler d'un effort pour se maintenir au sein de cet espoir, montre bien que l'on ne s'y trouve plus.

16. La mise au jour de l'idée, dans l'ère ouverte par la défaite référendaire, est aussi une mise à sa nuit. L'idée entre dans une éclipse, dont la durée peut être relativement longue, le temps même d'une génération. Pendant cet intervalle, elle laisse filtrer une lueur qui organise différemment les choses sur son passage. Mais peut-elle s'épanouir quand les bases du mouvement rétrécissent, quand l'espace national québécois se transforme, dans le discours comme dans la réalité, en espace régional nord-américain?

17. Ce qui manque aux indépendantistes, c'est l'audace, c'est la volonté de faire l'indépendance. Sans cette volonté, ils restent au stade des proclamations, hésitant sur le seuil de l'événement. Soit on comprend les moindres rouages de la mécanique infernale que l'on a sous les yeux, comme Hamlet, et on finit par cesser d'agir; soit on agit, et on finit par ne plus chercher à comprendre. Alors on n'a plus le courage de rompre avec la reproduction du fédéralisme canadien, compris désormais comme une fatalité historique. Même le socialisme diffus qui se cherche une assise dans notre histoire, inspire plus d'hésitations que de parti pris, plus d'abstentions que d'initiatives. Par le désir d'éviter les conséquences négatives d'un choix historique auquel il est confronté, l'Hamlet québécois aboutit au pire choix qui est l'absence de choix.

18. Le référendum est une chose datée. Va-t-il glisser peu à peu dans l'impensé, comme d'autres événements? Qui va prendre l'initiative du prochain? Le Parti Québécois? Il a toujours été menacé par de mauvaises victoires et par des défaites incomprises. On en sort, mais seulement en se transformant, en se délivrant de ce qui a mérité d'être vaincu. La prudence politique n'est pas l'attente d'un miracle. Elle exige que notre histoire demeure ouverte sur les "possibles". La pratiquer, c'est donc encourager la préparation politique du peuple et non pas différer le moment de la décision, car le déclenchement d'une telle opération nécessite que soient assumés par avance les effets dissolvants d'un référendum perdu. Volonté signifie, écrit Gramsci, conscience du but, ce qui signifie à son tour, conscience exacte de ses propres possibilités et des moyens dont on dispose pour les exprimer dans l'action.

19. La nouvelle classe portée par le dynamisme de la Révolution tranquille a atteint ses objectifs sans l'indépendance. Elle participe à l'alternance au pouvoir provincial, en s'appuyant sur la pression indépendantiste. Un indépendantisme passif la servirait encore longtemps. Cependant, en cherchant à promouvoir sa propre vision de la souveraineté, la jeunesse actuelle n'accuse-t-elle pas la conversion graduelle des institutions se réclamant de la Révolution tranquille en composantes d'un système défendant les acquis et les privilèges des nantis, un système incapable de comprendre les problèmes des plus désavantagés?

20. Nous ne sommes plus à l'étape des balbutiements indépendantistes et de la naïveté politique des premiers RINistes. Nous sommes à l'étape de passer à la décision. À un souverainisme sans échéances, sans cibles, sans rupture de continuité ni changement de rythme, nous devons opposer une stratégie indépendantiste dont le temps est fait d'affrontements, de changements brusques, de moments à saisir. L'indépendance est un acte qu'il faut faire surgir de l'engourdissement de la passivité.

21. L'indépendance n'est pas seulement à défendre contre ses adversaires de toujours, elle est aussi à défendre au sein des mouvements et des partis qui s'en réclament, contre ses propres ferments de réaction. Le discours souverainiste qui laisse s'échapper l'essentiel, le contenu de la politique, pour ne s'attacher qu'à l'enveloppe, serait-il l'indice d'un nouvel obscurantisme? Peut-être sommes-nous profondément enlisés dans cette "grande noirceur" qui n'apparaît pas telle, parce que nous en cherchons les signes dans un passé refoulé et caricaturé, comme si nous ne pouvions croire à la possibilité que la tactique duplessiste puisse se répéter aujourd'hui.

22. L'indépendance, c'est une révolution. Cette vérité élémentaire est tue par le souverainisme qui refuse de rompre avec l'ordre constitutionnel canadien. Le Péquisme qui devait être la solution à la question québécoise est devenu, par un jeu de bascule qu'a entraîné l'échec référendaire, la continuation du problème dans le cadre inchangé de l'État canadien. Si la politique suivie par le Parti Québécois n'est plus ordonnée à la fin désirée, alors il faut la réviser ou en choisir une autre. L'indépendantisme québécois doit aller jusqu'au bout de ce qu'il a commencé, et d'abord s'incarner dans une république qui ne soit pas la reproduction du déjà-là. Il doit opter pour la rupture, c'est là sa première exigence.

23. L'avenir du fédéralisme canadien est un avenir jaloux et méchant qui présente contre nous sa Charte, en y enchâssant nos preuves. Il est d'autant plus fort qu'il peut conserver en lui ce qui vit et agit contre lui. Le Canada est mithridatisé. Il s'est habitué au poison séparatiste, comme ces maladies qui s'endurcissent après avoir été attaquées. Dans le temps où il régnait sans être vraiment menacé, il n'existait pas de doctrine fédérale. Maintenant il y en a une, et c'est une doctrine de l'enfermement de longue durée. L'ancien état de choses s'est intellectualisé sous l'effet des dénonciations dont il était l'objet, et les privilèges traqués se sont métamorphosés en idées universelles.

24. La revendication indépendantiste a une signification révolutionnaire. Elle suppose non pas un changement conjoncturel, mais une transformation globale, un dépassement qui affecte les rapports de l'État et de la société, la marche de toutes les institutions. Le Canada, ne l'oublions pas, c'est aussi un système d'emprise. Chaque jour de plus dans l'enfermement canadien nous ôte la force d'en sortir. Révolutionnaire, l'indépendance l'est aussi parce qu'elle exprime, au plus profond, une volonté de mettre un terme à l'oppression nationale cristallisée dans les formes surannées du fédéralisme canadien.
animQueb
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Sebb




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MessageSujet: Re: Grand texte indépendantiste à lire et à relire   Mer 16 Juil - 17:29

Bon texte ! Bravo de le remettre. Je l'ai justement lu récemment.
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Sebb




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MessageSujet: Re: Grand texte indépendantiste à lire et à relire   Mer 16 Juil - 17:35

Et les trois ours a écrit:
Le 4 juillet dernier, lors de la rencontre organisée par le Réseau de Résistance du Québécois à la Maison Ludger-Duvernay, l'un des participants, Gordon Lefebvre, nous a parlé d'un texte qu'il avait écrit dans Spirale et, par la suite, qui avait été repris dans L'Action nationale. Ce même texte a été intégré par la suite par Andrée Ferretti dans le tome II des Grands textes indépendantistes. Je vous invite à en prendre connaissance, cela ne devrait pas vous
déplaire ! (Je remercie Gordon de m'avoir fait parvenir le texte.)
Jean-Pierre Durand RRQ

24 thèses à grande vitesse


par Gordon Lefebvre

L'Action nationale, 06.2000

:



La vitesse est une qualité importante dans ce qui nous concerne ici. M. Lefebvre fait bien de le préciser en 24 thèses. Apprenons donc à être rapides ...

" En art militaire pas plus qu'en politique, la lenteur n'est pas une stratégie habile. Le contraire est plutôt vrai. Pour être efficace, une politique doit être mobile et rapide - tout au moins plus rapide que la politique adverse. " - Hubert Aquin, L'existence politique, 1962, in Blocs erratiques
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Harfang_QC
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MessageSujet: Re: Grand texte indépendantiste à lire et à relire   Mer 16 Juil - 18:21

Mes définition: Souverainisme: Mouvement militant pour que la nation aquiert plus de souveraineté chez eux

Indépendantisme: Mouvement militant pour l'indépendance d'une nation

Le souveraineté, s'aquiert un coup le pays indépedant, pas l'inverse. Lorsqu'on parle de souvernaineté avant l'indépendance, on parle d'aquérir plus de soueveraineté au sein du Canada. La preuve, relisez les deux question des derniers référendum du PQ. Il parle tout les deux de discuter avec le Canada et de faire l'indépendence en DERNIER RECOURS seulement. Ils mettent des conditions à notre libération, et quand on met des conditions à la liberté, t'es un trou d'cul, comme dirait Falardeau.

Je n'ai pas lu le texte au complet, mais le bout que j'ai reflète totalement ma façon de penser.
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Nous devons être unis pour vaincre, sinon nous allons nous faire piétinner par notre ennemi qui, lui, l'est.
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Suzanne Lachance
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MessageSujet: Re: Grand texte indépendantiste à lire et à relire   Jeu 17 Juil - 20:45

Le genre de texte qui me nourrit intellectuellement, mais m'émeut aussi profondément par sa perfection.

Un texte dans lequel tout indépendantiste se reconnaît.

Merci de l'avoir porté à ma connaissance.

(P.S.: c'est Gordon Lefebvre qui m'a remis mon livre de chevet: "Pourquoi je suis séparatiste").
_________________
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Suzanne Lachance
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Grand texte indépendantiste à lire et à relire

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