Yannick Zurek Admin

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 | Sujet: NON À UNE BAISSE DES QUOTAS DE MUSIQUE FRANCOPHONE Dim 29 Oct - 12:26 | |
| Voici un communiqué de l'ADISQ qui date, certes, mais que je trouve pertinent.
http://www.adisq.com/doc/press-communiques-61.html
POLITIQUE SUR LA RADIO COMMERCIALE NON À UNE BAISSE DES QUOTAS DE MUSIQUE FRANCOPHONE OUI À UNE PLUS GRANDE DIVERSITÉ DE FORMATS RADIOPHONIQUES
Montréal, le 14 juin 2006 - Au moment même où se déroule l’une des plus importantes célébrations de la chanson francophone au monde – les Francofolies de Montréal – l’ADISQ demande au CRTC d’opposer une fin de non-recevoir aux demandes des radiodiffuseurs quant à une réduction du quota de 65 % de musique francophone sur les ondes des radios francophones québécoises.
L’ADISQ plaide, au contraire, pour une meilleure utilisation du répertoire francophone par les radios, notamment par la création de nouveaux formats musicaux.
L’association défend ces positions dans le cadre de l’examen de la Politique sur la radio commerciale, dans une réplique qu’elle a déposée au CRTC lundi, en réponse à de nouveaux arguments présentés par les radiodiffuseurs lors des audiences de mai dernier.
Contre une diminution du quota de 65 %
L’ADISQ réfute vigoureusement, chiffres à l’appui, les arguments invoqués par les radiodiffuseurs pour réclamer une baisse radicale des quotas de musique francophone existants, dans les marchés de Montréal et de Gatineau.
Les quotas sont un acquis et un actif
D’abord, l’association démontre qu’il est faux, contrairement à ce qui a été prétendu, que les radios francophones perdraient massivement de leur auditoire au profit des radios anglophones, dans les grands marchés de Montréal et Gatineau. L’ADISQ prouve qu’au contraire, c’est d’abord au profit des stations francophones publiques que les radios commerciales perdent du terrain. Comme celles-ci sont astreintes à des quotas de musique francophone plus élevés, on ne peut surtout pas invoquer la présence de quotas pour expliquer la difficulté des radios commerciales à fidéliser leur clientèle. L’ADISQ démontre que l’unique avantage concurrentiel véritable dont disposent les radios francophones pour se différencier de leurs concurrentes anglophones est, précisément, le produit musical francophone – à condition de l’exploiter dans toute sa diversité.
À cet égard, l’ADISQ fournit au CRTC une démonstration de la popularité remarquable, et croissante, de la chanson francophone auprès du public québécois. Elle prouve notamment que l’assistance aux spectacles de musique francophone était en hausse de 20 % l’année dernière, et que, bon an mal an, la part des ventes d’artistes québécois dans le Top 500-ventes, sur le marché québécois, tourne autour des 40 %.
Selon Yves-François Blanchet, président de l’ADISQ : « Ce constat vient disqualifier de façon éclatante l’affirmation gratuite à l’effet que l’auditeur francophone n’aimerait pas la chanson francophone et délaisserait pour cette raison les radios de langue française. En réalité, qu’une production locale sous-capitalisée, sous-financée, sous-marketée et qui est littéralement immergée, sur les planchers de vente, dans un océan de produits étrangers puisse s’accaparer une telle part du marché des meilleurs vendeurs révèle que nous sommes en présence d’un produit original, de qualité, et qui est fortement en demande. »
L’offre est plus que suffisante, mais elle est sous-exploitée
Ensuite, l’ADISQ fait ressortir le manque de fondement d’une autre position des radiodiffuseurs, selon laquelle l’offre de musique vocale de langue française serait insuffisante pour alimenter leur programmation à la hauteur des quotas réglementaires. La vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale de l’ADISQ, Solange Drouin, rappelle à cet égard que « sur les 136 albums d’artistes francophones québécois figurant au Top 500-ventes, pas moins de 42 n’ont fait l’objet d’absolument aucune diffusion, par les radios commerciales, au cours de l’année 2005. »
Parmi les artistes dont certains albums figurant au Top 500 ont été ainsi ignorés se retrouvent Dumas, les Cowboys fringants, Mes Aïeux, Richard Desjardins, Chloé Ste-Marie, Jean Leloup, Mara Tremblay, Jamil, Thomas Hellman, Accrophone, Dan Bigras, Daniel Lavoie, Jim Corcoran, André Gagnon, Offenbach/Martin Deschamps et Patrick Norman. « Au lieu de réclamer une baisse de quotas qui serait néfaste à un grand nombre d’artistes québécois de la chanson, il serait souhaitable que les radiodiffuseurs commencent par tirer un meilleur parti de l’offre existante de musique francophone », soutient Mme Drouin.
L’ADISQ soutient enfin qu’étant donné la configuration en réseaux de l’industrie radiophonique, toute baisse des quotas, même limitée aux marchés de Montréal et Gatineau, ne saurait se traduire que par une présence atrophiée de la création musicale québécoise dans l’ensemble des marchés du Québec.
Pour une plus grande diversité de formats
Tout en s’inscrivant vigoureusement en faux contre la moindre réduction des quotas, l’ADISQ tend la main aux radiodiffuseurs pour que soient étudiés, sous l’égide du CRTC, des moyens de favoriser l’émergence d’une plus grande diversité de formats musicaux dans le marché radiophonique québécois.
L’association reconnaît que la possibilité d’exploiter des stations dans des styles musicaux actuellement sous-exploités permettrait à certains radiodiffuseurs de se différencier par leur offre, et de cibler de nouvelles clientèles et de nouveaux marchés publicitaires. C’est pourquoi elle propose la mise en place d’un groupe de travail où les industries de la radio et de la musique étudieront ensemble les formats qui présentent le meilleur potentiel de développement dans les marchés du Québec.
L’ADISQ affiche sa conviction qu’à cet égard, pour la grande majorité de ces nouveaux formats, l’offre de musique francophone existante est à même de soutenir une programmation conséquente avec les quotas en place. Elle appuie cette opinion sur le constat que les radios ne puisent actuellement, en moyenne chaque année, qu’à environ 250 à 330 albums francophones d’artistes québécois (selon le format de la station) parmi la production des 46 dernières années.
Il serait surprenant que les pans entiers de la production qui sont actuellement ignorés par les radiodiffuseurs ne suffisent pas à répondre aux besoins d’un grand nombre de nouveaux formats.
Cependant, moyennant certaines conditions, l’ADISQ est disposée à ce que le groupe de travail ait le mandat de proposer, à titre expérimental, des quotas de contenu francophone temporaires qui différeraient du 65 % normatif, s’il arrivait à la démonstration irréfutable d’une offre insuffisante pour certains formats.
L’ADISQ invite le CRTC à baser ses décisions sur des faits démontrés, non sur des idées préconçues, et à opter pour des solutions qui seront à même de favoriser, concrètement et rapidement, l’épanouissement de la chanson francophone.
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Source :
Solange Drouin, ADISQ
Relations de presse :
Elisabeth Roy et Isabelle Longtin, Roy & Turner Communications
(514) 844-9678 _________________ Oui il y en a des raisons pour que vous M. Lachance de la rue Ste-Marguerite, vous alliez noyer votre désespoir, votre rancoeur et votre rage dans la bière du chien à Molson. Et toi, Lachance fils avec tes cigarettes de mari… Oui il y en a des raisons pour que vous, les assistés sociaux, on vous tienne de génération en génération sur le bien-être social.
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