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Article Canoë

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Wolfred Nelson
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MessageSujet: Article Canoë   Lun 5 Nov - 23:37

Canoë a publié l'article suivant sur la sortie de Novembre 1995:

RÉFÉRENDUM DE 1995
Et si le Québec avait dit oui?
Marc-André Boivin
01-11-2007 | 21h45

Que serait-il arrivé au Québec si le référendum de 1995 avait été gagnant? Plusieurs l’ont souhaité, d’autres ont émis des hypothèses, mais personne ne le saura jamais. Adélard Guillemette, lui, a fait sa propre fiction qu’il transmet dans le roman Novembre 1995.

Scénario gagnant

« C’est un roman qui imagine un scénario gagnant pour le Oui lors du référendum de 95 », affirme M. Guillemette, un ex-sous-ministre à la Culture pour qui il s’agit d’un premier roman. Maintenant à la retraite, l’auteur a pris un an, à temps partiel, pour écrire ce premier ouvrage qui ouvre des portes intéressantes sur ce qu’auraient pu être les 30 jours suivant cette hypotétique victoire. Car c’est de là que l’action démarre. Reportez-vous à il y a exactement 12 ans, à 23h10. Radio-Canada annonce que si la tendance se maintient, le peuple québécois sera souverain. L’écart est inversé, 50,45% pour le Oui, 49,55% pour le Non. « Je suis parti d’un certain nombre de choses, notamment du plan financier de M. Parizeau, auquel j’ai ajouté de la fiction », ajoute l’auteur.

Étonnament, ce n’est pas au Québec que se vivent les plus grandes turbulences, mais plutôt à Ottawa, où le premier ministre Jean Romain, n’a pas prévu de plan B. Il fait face à l’exaspération des anglophones qui en ont assez des dirigeants francophones. Un putsch se prépare au Parti libéral. « C’est carrément la panique à Ottawa. Le premier ministre se livre à un discours incendiaire, mais n’avait jamais pensé qu’il pouvait perdre ce référendum », confie Adélard Guillemette, qui a changé les noms de tous les acteurs de l’époque. C’est ainsi que Jacques Parizeau devient Baribeau et Lucien Bouchard devient Blanchard.

À la suite de cette victoire, tout n’est pas rose au Québec, mais en général, les choses vont plutôt bien. Des tensions sont perceptibles entre Baribeau et Blanchard puisque c’est l’intervention de ce dernier qui a permis au Oui de l’emporter, mais le premier est toujours au pouvoir. Les réactions des dirigeants étrangers sont aussi étudiées. La France, qui a toujours dit qu’elle allait soutenir un Québec souverain, se fait maintenant plus modérée.

Du côté américain, le président Simpson, qui avait toujours prôné l’idée d’un Canada uni, doit se rendre à l’évidence. Le Québec a pris une décision démocratique et ne représente pas vraiment de danger pour la paix en Amérique. À travers tout ce jeu politique, l’auteur a aussi intégré un groupe d’amis qui sont en quelque sorte les commentateurs de la situation particulière vécue dans la province et dans le pays. « Il y a des râleurs qui trouvent que tout ne va pas assez vite alors que pour d’autres, la situation est difficile à suivre », affirme Adélard Guillemette.

Contrairement aux ouvrages politiques publiés sur le sujet, le roman de M. Guillemette n’a évidemment rien de trop technique. « Ça reste un roman. Je n’écris pas pour les Bazzo de ce monde. C’est une écriture très accessible qui saura intéresser bien du monde », lance l’auteur qui n’écarte pas la possibilité d’un second roman. « On verra. Il pourrait y en avoir d’autres si la réponse pour celui-là est bonne », confie-t-il.



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