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| | Histoire comparative du monde et du Québec | |
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Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 8:46 | |
| HISTOIRE DU QUÉBEC EN 1542 ============== Jacques Cartier
Cartier, Jacques.
Voyages en Nouvelle-France, texte remis en français moderne par Robert Lahaise et Marie Couturier, Collection Documents d'histoire, Montréal, Éditions Hurtubise, 1977, 158 pages.
Ce livre est une édition en français moderne des relations de voyages de Jacques Cartier. L'ouvrage respecte la trame chronologique des trois voyages de Cartier au Canada (1534, 1535-36, 1541-42). L'introduction traite brièvement du contexte historique européen et nord-américain de la période des explorations, de la Renaissance européenne, des voyages d'exploration en Amérique du Nord, et fait un bref itinéraire biographique de Cartier lui-même. Une bibliographie assez détaillée est suivie d'une chronologie événementielle permettant de suivre la carrière de Cartier, qualifiée d'obscure par les auteurs. Avec cartes, tableaux toponymiques et un petit lexique français-amérindien (p. 132). |
|  | | Michel Indépendantiste

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| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 8:50 | |
| Histoire du monde au 16 ième siècle . LES ARTS L'index des Arts & Lettres au XVIe siècle ------------------------------------------------------------------------ NB: l'indexations de certains artistes dans telle ou telle catégorie relève parfois de l'arbitraire, les peintres étant souvent à la fois sculpteurs ou architecte, par exemple. ------------------------------------------------------------------------
Littérature, Humanistes
* Francis Bacon * Mahmud Abdül Baki * Giordano Bruno * Miguel de Cervantes * Erasme * Marcile Ficin * Robert Garnier * Jacques Lefevre d'Etaples * Léon l'Africain * Nicolas Machiavel * Michel de Montaigne * Thomas More * Pic de la Mirandole * François Rabelais * William Shakespeare * Juan Luis Vives
* La page sur l'Humanisme
La Poésie Française: * Jean Antoine de Baïf, Pléiade * Joachim du Bellay, Pléiade * Rémy Belleau, Pléiade * Jean Dinemandi (Dorat) * Etienne Jodelle, Pléiade * Louise Labé * Clément Marot * Marguerite de Navarre * Jacques Peletier, Pléiade * Pierre de Ronsard, Pléiade * Maurice Scève * Thomas Sebillet * Pontus de Tyard, Pléiade
Peinture, sculpture
* Botticelli * Bruegel l'Ancien * Jean Clouet, François Clouet * Dürer * Le Greco * Holbein l'Ancien * Holbein le Jeune * Léonard de Vinci * Michel-Ange * Raphaël * Rubens * Titien
Architecture
* Bramante * Francesco di Giorgio Martini
Musique
* Josquin des Prés et la musique française au XVIe siècle * Monteverdi
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|  | | Michel Indépendantiste

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| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 8:53 | |
| HISTOIRE DU MONDE au 16ième siècle : LES SCIENCES ==================== L'index des sciences au XVIe siècle ------------------------------------------------------------------------
NB: L'affectation de ces scientifiques à telle ou telle catégorie est un peu arbitraire. Par exemple, les mathématiciens purs n'existaient pas, ils étaient en général architectes ou médecins. Par ailleurs, les astrologues étaient aussi souvent médecins ou astronomes. ------------------------------------------------------------------------
Astronomie
* Tycho Brahé * Nicolas Copernic * Galileo Galilei (Galilée) * Johannes Kepler * Giordano Bruno (cosmologie)
Mathématiques En mathématique, le XVIe siècle a vu de grands progrès dans la trigonométrie et l'algèbre avec en particulier la résolution des équations du troisième degré, l'emploi des nombres négatifs puis des nombres complexes, et des logarithmes. Ces nouveaux outils connurent un succès rapide en raison de leurs applications dans le commerce, l'astronomie et les sciences de l'ingénieur. Les notations se simplifièrent. Les chiffres arabes (qui étaient en fait d'origine indienne) étaient déjà apparus progressivement entre les X-XIIIe siècles. Les symboles +, - et remplacèrent progressivement les lettres p, m et r (pour radicus) et les décimales des nombres furent notées plus simplement soit en repérant le chiffre des unités avec un rond au dessus, soit en les séparant du chiffre des unités par un point (comme c'est encore le cas dans les pays anglo-saxons. La virgule apparaîtra plus tard au XVIIe siècle, de même que les signes ¥, < et >).
* Raffaele Bombelli * Henry Briggs * Jérôme Cardan * Nicolas Chuquet * Luigi Ferrari * John Napier (Neper) * Michael Stifel * Niccoló Tartaglia * François Viète
Sciences et Techniques de l'Ingénieur, Architecture, Machines de guerre
* Gutenberg * Léonard de Vinci * Francesco di Giorgio Martini
Médecine, Anatomie, Chirurgie, Alchimie
* William Harvey * Nostradamus * Paracelse * Ambroise Paré * Michel Servet * André Vésale
Cartographie
* Martin Behaim * Mercator * Ortélius * Waldseemüller
* La vision moyenâgeuse du monde et la carte "en TO" |
|  | | Michel Indépendantiste

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| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 8:58 | |
| Histoire du Québec en 1543 : Division et échec . Jacques Cartier
Ce navigateur malouin, découvreur du Canada, est né en 1491 à Saint-Malo. Issu d'une famille aisée de marins.Très jeune, il est engagé comme mousse. Il se marie en 1520 avec Catherine des Granches, elle même issue d'une famille de navigateurs. Matelot puis maître pilote, il est promu capitaine de navire lors d'une visite de François 1er au Mont Saint-Michel. D'après certains historiens, c'est à ce moment que le souverain français aurait été sollicité pour l'accord et le financement nécessaires pour armer deux navires et se lancer à la découverte du "Passage du Nord-Ouest" vers les Indes.
Le premier fut effectué en 1534, le second en 1535-36. C'est lors de celui-ci qu'il passa dans l'archipel. Son dernier voyage fut en 1541. Excellent navigateur, il laissa le temoignage suivant de son passage en 1535 a bord de la Grande Hermine.
Les trois voyages de Jacques Cartier
Il part de Saint-Malo le 20 Avril 1534 et aborde les côtes de Terre-Neuve le 10 mai. Il explore l'estuaire d'un fleuve qu'il nomme le Saint Laurent puis aborde le Labrador. Il prend possession de cette terre au nom du roi de France et la nomme "Canada" du mot iroquois Kanata qui signifie village. Le 5 septembre 1534, Jacques Cartier est de retour au port de Saint-Malo.
De retour à Saint Malo, Cartier, avide de nouvelles aventures à Terre-Neuve, quémande Le Roi de France pour former une deuxième expédition. L'année suivante, le 16 mai 1535, il arme une flotille de trois navires, la Grande Hermine (cent tonneaux), la Petite Hermine (soixante tonneaux), et l'Hermérillon (quarante tonneaux), et part pour Terre-Neuve.avec pour mission du roi de "parachever la découverte des terres occidentales". La remontée du Saint Laurent permet d'atteindre le site de "Québec" où l'ancre est jetée. L'exploration est poursuivie avec le plus maniable des navires l'Emerillon. Un lieu baptisé "Mont-Royal" est atteint, il deviendra Montréal. L'hiver est rigoureux et le scorbut fait périr 25 des marins de l'expédition. Au retour, par manque d'équipage, un des navires (la petite Hermine) doit être abandonné.
La troisième et dernière mission sera sous le commandement à Jean-François de la Roque, Seigneur de Roberval avec qui Jacques Cartier se brouillera par la suite. Le 23 mai 1541 Jacques Cartier quitte St-Malo avec cinq bateaux, tandis que Roberval rejoint Honfleur. Entre 1541 et 1542, les premiers colons français qui devait peupler cette "Nouvelle France" apportée à la Couronne Royale, s'installèrent le long des berges du Saint Laurent. Jacques Cartier regagna la France sans l’autorisation de Roberval. Pour ceux restés au Canada, les maladies et les mauvaises relations avec les autochtones les obligèrent, au printemps 1543, à rentrer en France.
Jacques Cartier se retire dans sa propriété de Limoëlou à Rothéneuf. Il y jouit alors d'une grande considération et y accueille d'illustres hôtes dont Rabelais. Il meurt en 1557 d'une épidémie de peste qui ravage Saint-Malo et sa région. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 9:06 | |
| Histoire de France en 1543 : Histoire de France : année 1543 (Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)
Henri VIII, déjà brouillé avec François Ier, acheva de rompre avec lui, sur ce que ce prince avait empêché le mariage qu'il voulait faire de son fils Edouard avec Marie Stuart, encore au berceau (c'est elle qui épousa depuis François II). Il se lie avec Charles-Quint, de qui il avait cependant reçu et à qui il avait fait de plus grands affronts, ce qui se pardonne encore moins. François Ier, de son côté, a recours de nouveau à Barberousse, avec lequel il traitait par le moyen du baron de la Garde, autrement dit le capitaine Paulin, son envoyé à Constantinople.
Lors d'une nouvelle campagne, François Ier fonde tout son espoir sur la coopération des Turcs. Il ne dépense pas moins de 800 000 écus pour attirer en Europe le roi corsaire Cheir Eddyn Barberousse, qui était amiral de Soliman. Ce roi d'Alger amène lui-même sur les côtes de Provence sa redoutable flotte ; un fils du duc de Vendôme, le comte d'Enghien, va l'y joindre avec un corps nombreux de noblesse française ; ensemble, ils prennent, le 10 août 1543, la ville de Nice, dernier asile du duc de Savoie, oncle du roi : ce prince n'avait cependant jamais donné aucun sujet de plainte à François, et n'était pas même en guerre avec lui.
Barberousse passe ensuite l'hiver à Toulon, ravageant sans ménagement la Provence, où il était reçu comme ami, et y enlevant des milliers de paysans pour recruter la chiourme de ses galères. La France ne pouvait recueillir aucune espèce d'avantage de la dévastation du comté de Nice ou des ravages en Italie, mais c'était elle qu'on accusait de ce que Barberousse, appelé par elle, avait enlevé sur toute la longueur des côtes, de Monaco jusqu'à la Sicile, des milliers d'esclaves : aussi, cet outrage fait à la religion, à la civilisation et à l'humanité, excita contre la France une réprobation si universelle qu'elle ne pouvait plus trouver en Europe un seul allié. Le roi du Danemark, avec lequel elle avait traité depuis peu, et les princes protestants d'Allemagne, rompirent toute relation avec elle.
La guerre se fait de tous côtés, dans le Luxembourg, en Brabant, en Picardie, en Piémont. Les Impériaux sont battus par les troupes du duc de Clèves, qui est obligé bientôt après de s'accommoder avec l'empereur. Le duc d'Orléans, revenu aux Pays-Bas pour réparer la faute qu'il avait faite l'année précédente, et ayant sous lui l'amiral d'Hennebaut, fait la conquête du duché de Luxembourg. Du Bellay prend Landrecies, que Gonzague de Mantoue voulut reprendre. Le roi lui fait lever le siège. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 9:09 | |
| Commentaires pour 1543 La France catholique pour contrer la menace protesttante anglosaxonne s'associe aux musulmans . |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 9:13 | |
| Histoire du monde en 1543 Barbeousse
Le nom de Barberousse désigne en réalité deux frères: Baba Arudj (Mytilène, v.1474-Tlemcem, 1518)et Khizr, Khayr ed-Din (Mytilène, v.1476-Istanbul, 1546) (ci-contre). Tous deux furent corsaires ------------------------------------------------------------------------ Ils furent les fils d'un certain Yakoub, un soldat rouméliote qui devint potier dans l'île de Mytilène (en Grèce). Mais Yakoub fut enlevé, laissant les deux adolescents orphelins.
L'aîné s'appelait Aroudj. Avec un petit bateau, il commença à faire la course aux navires Chrétiens le long des côtes de Caramanie en Asie Mineure, jusqu'au jour où il fut capturé par les chevaliers de Rhodes. Mais profitant de la distraction des marins lors d'une tempête providentielle, il parvint à se détacher et regagna la côte à la nage. Il passa alors en Egypte et servit comme matelot dans un transport de bois soudanais. Il fut de nouveau capturé et parvint à se libérer de la même façon. Son tempérament téméraire le fit remarquer par Korkhoud, le frère de Selim Ier, qui gouvernait la Caramanie. Il lui confia un navire corsaire afin de piller les côtes italiennes. Mais il lui fallait un port d'attache plus près et il s'installa sur l'île de Zerbi, pas très loin d'Alger.
Il y retrouva son frère Khizr qui était également devenu un corsaire redouté, et tous deux se mirent au service du sultan de Tunis. Il y pris le surnom de "Baba Arudj" ("père Arudj") qui se transforma en "Barberousse" pour les occidentaux, surnom d'autant plus adéquat qu'il correspondait à la couleur de sa barbe. Arudj était beaucoup plus intrépide que son frère. Un jour, il s'attaqua victorieusement à un galion napolitain malgré un rapport de force défavorable, mais il y perdit un bras. En 1516, après s'être rapproché de nouveau de Selim Ier, il s'attaqua à Alger qui était déjà un repère de pirates. Il s'y installa définitivement et transforma la ville en une redoutable base de corsaire qui allait durer trois siècles. Mais la témérité d'Arudj le perdit: il fut fait prisonnier à Tlemcem en 1518, et fut tué.
Khizr prit sa succession à Alger et se fit appeler "Khayr ed-Din" ("le Bien de la Religion"). Nommé Capitaine Pacha de la flotte turque, il se montra plus prudent que son frère, et dirigea depuis sa capitale ses armées terrestres et ses corsaires (dont le fameux Dragut). Il les envoyait surtout lutter contre Charles Quint et Andréa Doria; il s'empara notamment de la forteresse espagnole de Peñon (1530) qui était à proximité d'Alger, puis de Tunis en 1534 (qui fut reprise l'année suivante) et vint en aide à François 1er, l'allié de Soliman son nouveau protecteur (Il put même mouiller à Marseille avec des galériens chrétiens)en 1543
Il termina ses jours tranquillement, laissant le pouvoir à Hassan Pacha. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 9:20 | |
| HISTOIRE DU QUÉBEC 1543 : Archéologie Québec, ville archéologique Tout au long de son histoire, Québec a été capitale, forteresse, port de mer, ville religieuse et ville de savoir, berceau de la civilisation française en Amérique. Les témoignages de ces diverses identités se cachent là, sous nos pieds, comme une bibliothèque enfouie dans le sol de la vieille ville. Ils forment la matière première des archéologues. Quels indices nous livrent-ils?
Les fouilles archéologiques permettent d'en savoir plus long sur l'environnement, sur le contexte physique et matériel de Québec à travers les âges. Elles renseignent aussi sur les gens, sur leur manière de vivre. Elles informent enfin sur les événements marquants de l'occupation humaine de la pointe de Québec et de son arrière-pays.
Depuis plus de 25 ans, l'archéologie suscite un grand intérêt à Québec. D'abord axées sur certains emplacements, les fouilles prennent maintenant la forme de partenariats avec des universitaires et des représentants des secteurs privé et public, dans le but de repérer des sites dans tout le district historique et d'y effectuer des travaux.
À la suite d'ententes conclues avec le gouvernement provincial, Québec s'est aussi engagée à protéger et à mettre en valeur divers éléments d'intérêt archéologique. La ville veille à ce que le public ait accès aux résultats de ses travaux d'archéologie par des publications et un programme d'interprétation des fouilles en cours.
Quelques découvertes souterraines Sur les basses terres du fleuve et de la rivière Saint-Charles Rue Sault-au-Matelot, les archéologues ont découvert les vestiges d'un hôtel particulier construit par Charles Aubert de La Chesnaye, entre 1659 et 1679. Ces vestiges ont été systématiquement intégrés aux constructions ultérieures. Ainsi, le marchand François Perreault a aménagé une maison dans les murs mêmes de l'hôtel. En 1780, des commerçants britanniques ont aussi construit une maison sur les mêmes fondations. En 1860, quelques murs de l'ancien hôtel ont été intégrés à la construction de l'entrepôt de la quincaillerie Chinic.
L'église Notre-Dame-des-Victoires, située au cœur de la place Royale, incorporerait des parties du tout premier bâtiment construit à Québec : l'Abitation de Champlain.
Les archéologues ont repéré de nombreux quais qui ont contribué à transformer la trame urbaine de la Basse-Ville vers 1830, alors que Québec était le troisième port en importance en Amérique du Nord. Ils ont aussi mis au jour de fascinantes épaves. Les entrepôts longeant autrefois les quais et les chemins riverains ont aussi livré leur part de secrets. Lors du recyclage de l'entrepôt Vallerand, par exemple, on a découvert des milliers de fragments de marchandises brisées ou invendues que le grossiste jetait dans le vide sanitaire sous son commerce. Ces fragments constituent une collection unique d'artefacts du commerce portuaire de la fin du XIXe siècle.
Le palais de l'Intendant se révèle un site particulièrement riche pour les archéologues. Ses quelque 300 ans d'histoire industrielle et institutionnelle comprennent six grandes étapes d'occupation, dont la première a été la construction d'une brasserie en 1669 et la dernière, la démolition d'une autre brasserie en 1970. Entre-temps, le site a été occupé par le palais de l'Intendant et les entrepôts du roi (de 1675 à 1759), puis par divers bâtiments, dont des casernes, des maisons et une boulangerie (de 1760 à 1850). Pour permettre à la population de voir ces richesses, la Ville a aménagé sur place, sous un abri de 1 200 mètres carrés, un centre d'interprétation archéologique.
Dans l'une des anses du fleuve, à Sillery, les Jésuites construisent en 1637 une chapelle dans le but d'évangéliser les Amérindiens. Elle sera fortifiée en 1646, puis abandonnée quelque soixante ans plus tard. Vers 1730, on érigera à son emplacement la «maison des Jésuites », qui sert maintenant de centre d'interprétation.
Au domaine Maizerets Dans le quartier Limoilou, au domaine Maizerets, l'École de fouilles de l'Université Laval fait des recherches, depuis 1995, sur un complexe agricole datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Le chantier est ouvert au public le printemps et une exposition présente l'histoire du lieu à l'intérieur du bâtiment principal dont la construction remonte à 1712.
Sur le plateau de la Haute-Ville Dans la cour du Séminaire de Québec, des fouilles ont permis de mettre au jour une section de la maison de Guillaume Couillard, construite en 1624 et démolie à la suite de la fondation du Séminaire en 1666.
L'ancien cimetière Sainte-Anne, adjacent à la cathédrale Notre-Dame-de-Québec, a révélé d'intéressantes données sur l'état de santé de la population. Il semble que l'on mourait jeune en Nouvelle-France, puisque 80% des 225 individus exhumés n'avaient pas atteint l'âge adulte. L'église Notre-Dame-de-Foy, située à l'angle de la route de l'Église et du chemin Sainte-Foy, a été l'objet de recherches archéologiques pendant les années 1980. Les vestiges de la deuxième église, construite en 1876 et incendiée en 1977, ont été stabilisés et le site est maintenant ouvert au public.
Sur les hautes terres Sur le terrain des Jardins zoologiques, un complexe de moulins a été érigé sur la rivière Duberger entre 1780 et 1920. Ce site fait l'objet de recherches effectuées par le chantier-école du collège François-Xavier-Garneau depuis 1981. Le public peut le visiter en été.
Des sites qui dorment Bien d'autres sites archéologiques existent dans les sols de Québec. Pensons à la mission jésuite du Père Chaumonot construite en 1674 pour desservir les Hurons avant leur déménagement à Wendake en 1697 (près de l'église Notre-Dame-de-l'Annonciation de L'Ancienne-Lorette), au site amérindien de la période archaïque (de 7 000 à 3 000 ans avant aujourd'hui) du chemin du Roy de Saint-Augustin, aux deux forts construits par Jacques Cartier et le sieur de Roberval à l'embouchure de la rivière du cap Rouge entre 1541 et 1543, pour ne mentionner que ceux-là.
Particularité de l'archéologie urbaine : la plupart du temps, une fois les fouilles terminées, il faut refermer les sites pour redonner aux lieux leurs usages courants. Tout retourne alors en dormance, sous le sol. Mais il reste les collections, précieusement entreposées et, surtout, les connaissances. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 7 Sep - 9:30 | |
| Histoire du Québec 1543 et plus Brouage et l'Amérique
Christophe Colomb découvre l'Amérique en 1492. Le pape Alexandre VI, en 1494, partage le Nouveau Monde entre espagnols et portugais, excommuniant tous les autres peuples qui s'y rendraient. La terrible "Conquista" espagnole avec Cortes (1519) au Mexique, puis Pizarre (1524) au Pérou, s'étend ensuite à toute l'Amérique du sud, et la dévaste. La France et l'Angleterre recherchent, par le nord, une route vers l'extrême orient. De nombreux pêcheurs de morue fréquentent les côtes dès la fin du XVe siècle. François Ier, ayant demandé "quelle clause du testament d'Adam l'excluait du partage du monde" encourage en 1524 une expédition de Giovanni da Verrazano, financée par les soyeux Lyonnais, pour trouver un passage vers la Chine. Verrazano longe la côte depuis la Floride jusqu'à Terre-neuve et lui donne le nom de Nouvelle France. Il fait trois voyages et ne revient pas du dernier, mort rôti, et mangé par les indiens. François Ier réitère et soutient Jacques Cartier qui pénètre en 1534 dans le golfe du Saint Laurent. En 1535, il remonte jusqu'aux villages de Stadaconé (aujourd'hui Québec) et de Hochélaga (actuellement Montréal). Cartier et son équipage sont les premiers français à passer l'hiver au Canada, la vie est dure et 26 hommes meurent du scorbut. Un indien du nom de Damagaya révèle à Jacques Cartier qu'une préparation (voir note **) du cèdre Anedda peut guérir cette maladie, et les survivants récupèrent rapidement. Brouage entre dans l'histoire de l'Amérique avec un de ses enfants, Samuel Champlain, né vers 1570, à peu près 15 ans après la fondation de la ville. Le jeune Champlain grandit dans une ville toute neuve aux alignements géométriques, un port où des dizaines de bateaux sont à l'ancre. A l'époque, le paysage est encore marin... Vers 1598, Champlain aurait fait un voyage dans les colonies espagnoles. C'est en 1603 qu'il embarque à Honfleur pour son premier voyage au Canada. En 1604, Pierre de Monts commande une expédition où figurent également Champlain, Poutricourt, Marc L'Escarbot. On s'installe à l'embouchure d'un fleuve, dans une petite île où l'on croit pouvoir passer l'hiver. La vie est difficile et le scorbut enlève 35 hommes sur 85 : Champlain, malheureusement, ne connaissait pas le secret du cèdre qui avait sauvé Jacques Cartier. On déménage donc et s'installe au lieu-dit Port Royal. Le sol est fertile, le bois abondant, on s'active, construit, plante, jardine, on évangélise les Hurons et combat les Iroquois... (cette première habitation a été reconstituée et elle est entretenue par le gouvernement canadien). Le 16 avril 1608, il embarque encore à Honfleur sur le "Don de Dieu" pour un nouveau voyage, parvient à Tadoussac, s'embarque sur un canot, remonte jusqu'au site de Stadaconé qu'il atteint le 3 juillet 1608, fonde Québec, et entame la construction de son habitation, la première de la ville. Par la suite, l'évolution de cette colonie française fut extrêmement lente, les armateurs des ports français, Saint Jean de Luz, La Rochelle, Nantes, Rouen -qui faisaient le commerce des fourrures avec les indiens d'Amérique du nord- n'avaient aucun intérêt à voir se développer sur place une colonie de peuplement qui leur aurait fait concurrence. Traiter directement avec les indiens leur valait des bénéfices de mille pour cent, traiter avec des commerçants installés sur place aurait été sûrement moins avantageux. Les associations de négociants placées sous la tutelle du lieutenant général de Monts obtiennent le monopole du commerce des fourrures en échange de l'établissement, à leurs frais, d'un certain nombre de familles au Canada. Elles ne s'acquitteront jamais de cette obligation et estiment Champlain "trop zélé". De Monts et Champlain font face à une incessante trahison. Vingt ans après sa fondation Québec ne comptait encore que cent habitants, alors qu'une ville comme Boston, fondée en 1630, comptera 2000 habitants cinq ans plus tard. En plus de cela, les rivalités entre commerçants protestants et missionnaires catholiques n'arrangent pas les choses. Les Anglais, qui ont échoué devant la Rochelle, veulent leur revanche en Amérique. Le roi autorise David Kirke, un armateur de Londres, à équiper trois vaisseaux pour attaquer Québec. En 1629, après une famine effroyable, et malgré sa résistance, Champlain est vaincu. Il fait le voyage de retour avec cinquante français, enfermé sous le pont d'un navire, ramené comme prisonnier à Londres. Comme conséquence de la paix de Suse de 1629 Richelieu obtient enfin de l'Angleterre, en 1632, la rétrocession du Canada. En 1633, Champlain, à qui Richelieu a confié la charge de gouverneur, revient à Québec avec deux missionnaires et deux cents colons et y fonde, en conséquence d'un voeu, la chapelle de Notre-Dame-de-Recouvrance. Il meurt en 1635. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Ven 8 Sep - 16:12 | |
| HISTOIRE DU QUÉBEC en 1544 : =================== Historique du phare de l’île Verte
Le phare de l’île Verte est le plus ancien du fleuve. Il a vu le jour après les phares de Sambro et de la pointe Gibraltar et est donc le troisième plus vieux phare au pays. Tentons de suivre les sillons qui ont mené à son érection.
Déjà, lorsque les Malécites peuplaient le nord de l’île, on pouvait apercevoir des feux de grève ou en haut des caps pour aider les marins à se diriger. Dès 1544, des pilotes ouvraient la voie aux explorateurs, et plus tarrd l’intendant Talon s’assura que des pilotes compétents soient formés au pays même. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Ven 8 Sep - 16:30 | |
| Histoire du Québec en 1544: Dans la littérature
La personnalité de la Rocque et son aventure canadienne ont laissé des traces dans la littérature française du XVIe siècle. Rabelais parle de lui et l'appelle Robert Valbringue, la reine de Navarre a raconté l'histoire romanesque de sa parente Marguerite de la Roque, André Thevet donne de précieux renseignements sur lui et sur sa colonie, les poètes de cour Clément Marot et Michel d'Amboise lui ont dédié des œuvres. Enfin, un poème en latin, d'inspiration protestante, appelé Robervalensis Epitaphium, fait partie d'un recueil anonyme de poésies conservé à la Bibliothèque nationale, à Paris. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Ven 8 Sep - 16:33 | |
| Histoire du monde en 1544 et + =============== -2000 Les cacaoyers font leur apparition dans la région de l’Amazone.
6 Les mayas consomment les fèves de cacao grillées, broyées et fouettées dans de l’eau pimenté qu’ils appellent « xocoatl ».
1502 Christophe Colomb, lors de son quatrième voyage aux Amériques, remarque l’existence du cacao mais ne lui trouve pas d’intérêt.
1513 Les fèves de cacao sont utilisées depuis plusieurs siècles comme monnaie d’échange par les Aztèques. À cette époque, on peut acheter un esclave pour 100 fèves, un lapin pour 4…
1528 Hernando Cortès, conquistador espagnol, en rapportant des fèves en Espagne, propose de remplacer les épices pour du sucre… ce qui conquit toute la cour Espagnole.
1544 Les fèves de cacao sont toujours utilisées comme monnaie d’échange. Les prix ont cependant augmentés : un lapin vaut maintenant 100 fèves. Avec 3 on peut acheter un avocat ou un poisson. Des pirates anglais brûlent un chargement de fèves de cacao, pensant qu’il s’agissait de crottins de moutons.
1585 Première importation de fèves de cacao pour le marché espagnol.
1615 Le chocolat est introduit à la cour de France par Anne d’Autriche, fille de Philip II d’Espagne, lors de son mariage avec Louis XIII.
1624 Johan Franciscus Rauch, de Vienne, accuse le chocolat d’attiser les passions et urge les moines à ne pas en consommer.
1643 Le chocolat est très populaire à la Cour de France et lorsque la Princesse Marie-Thérèse d’Autriche épousa Louis XIV, le Roi Soleil, elle lui offrit du chocolat comme cadeau de mariage. Le chocolat acquière la réputation d’aphrodisiaque et son utilisation devient très répandue dans toute la cour de France. L’art et la littérature regorgent d’images érotiques inspirées par le chocolat. Le Marquis de Sade l’utilisait pour cacher ses poisons. Casanova en offrait paraît-il accompagné de champagne afin de séduire les dames! Madame du Barry, réputée nymphomane, encourageait vivement ses amants à boire du chocolat.
1657 Première maison de chocolat établie en Angleterre, point de rencontre de toute l’élite de la société londonienne.
1662 Le Docteur Bachot décrit le chocolat comme « une si noble confection qu’il est plus que nectar ou ambroisie (nourriture des dieux qui procure l’immortalité, selon la mythologie grecque), il est la véritable nourriture des dieux ».
1671 Le Duke de Plesslis-Praslin donna son nom à une nouvelle friandises. Son chef cuisinier voulant corriger un garçon de cuisine, fait tomber du sucre brûlé sur des amandes. Le Duke impatient se vit offrir les amandes caramélisées en guise de dessert.
1674 La maison de café londonienne « At the Coffee Mill and Tobacco Roll » est la première à utiliser le chocolat dans des gâteaux et des croissants.
1711 Charles VI d’Espagne transfère sa cour de Madrid à Vienne, et il emporte avec lui le chocolat.
1730 On commence a utiliser des machines à vapeurs pour le broyage des fèves de cacao, se qui baisse considérablement les coûts et rend le chocolat plus abordable.
1755 Le chocolat fait son entrée aux États-Unis.
1765 La première usine de chocolat aux États-Unis s’installe en Nouvelle Angleterre et produit du chocolat plus rapidement que partout dans le monde.
1799 Le président américain John Adams écrit d’Espagne que « le chocolat est supérieur à toute chose ».
1819 Les plantations de cacao se répandent tout autour de la planète et le cacao devient rapidement un breuvage populaire et abordable. Cependant, les techniques de transformation du chocolat sont transmisses secrètement de génération en génération.
1822 Le cacaoyer devient un arbre ornemental très apprécié chez les riches dans les pays chaud.
1828 La presse hydraulique est inventée, qui fait sortir le beurre de cacao de la masse, ce qui rend le breuvage plus onctueux et lui donne un goût plus agréable. Des chocolatiers anglais confectionnent le premier chocolat à croquer, en mélangeant de la poudre de cacao, du sucre et du beurre de cacao.
1847 Suite à de nombreuses expérimentations, le chocolat fondant fait son entrée, riche et velouté, et remplace presque totalement le chocolat qui était au par avant, granuleux et moins délicat. Après huit années d’expérimentation, Daniel Peter, de Suisse, mais sur le marché le premier chocolat au lait. Le processus de « conchage » qui utilise la chaleur combinée à la pression de rouleaux, pendant au moins 72 heures afin de réduire les particules pour que le chocolat fonde dans la bouche, est inventé par Rodolphe Lindt de Berne, en Suisse.
1900 L’Espagne, premier pays européen où le chocolat fit son apparition, est désormais loin derrière les autres. L’Allemagne consomme le plus de chocolat(par individu), suivi des États-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.
1910 Le processus de fourrage du chocolat est inventé.
1938 Le gouvernement américain reconnaît le rôle de soutien moral et physique que le chocolat a apporté aux Forces Alliées lors de la deuxième guerre mondiale. De nos jours encore, le chocolat fait partie de la ration journalière des soldats, et même les astronautes en emporte dans l’espace. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Ven 8 Sep - 16:39 | |
| HISTOIRE DU QUÉBEC EN 1544 : Tableau du père Lejeune : Par Denys Lamontagne - ©Thot/Cursus 26-10-1999 Mis en ligne récemment, les tableaux synoptiques de Louis Le Jeune offrent une perspective originale de l'histoire de la Nouvelle France et de l'Acadie. Beaucoup plus européenne que celle à laquelle on nous a habitués en Amérique.
Les tableaux sont divisés en trois époques, elles-mêmes subdivisées en plusieurs chapitres et sous-chapitres.
* Première époque 1500-1600 : Explorations et découvertes * 1534-1544 : Oeuvre de Jacques Cartier * 1550-1600 : Continuateurs de Jacques Cartier * Deuxième époque 1600-1700 : Fondation et colonisation * 1600-1635 : Fondation, perte, recouvrement * 1635-1665 : Recrutement, essor, colonisation * 1665-1700 : Organisation, colonisation * Troisième époque 1700-1800 : Consolidation et cession * L'administration * La colonisation * Le peuplement * Le budget colonial * Le progrès économique * L'expansion coloniale * La perte de la colonie * L'Église au Canada
Les tableaux synoptiques de Louis Le Jeune sont des documents intéressants quoique arides, auxquels on gagnerait à ajouter de plus nombreux liens ainsi que l'iconographie de l'époque.
Les tableaux synoptiques de Louis Le Jeune. Le père Louis Le Jeune, o.m.i.
Claude Bélanger, Département des Sciences humaines, Marianopolis College
Le père Le Jeune est né en Bretagne, France, en novembre 1857. Il fit des études universitaires à Dublin, Irlande, ainsi qu'à l'Institut catholique de Paris et à la Sorbonne. Après des débuts dans l'enseignement, en France, il vint au Canada et fut professeur à l'Université d'Ottawa à partir de 1898. Le Dictionnaire, dont le texte qui suit est extrait, fut commencé en 1905. Il y travailla jusqu'à sa date de publication en 1931. Il s'agit du grand ouvrage de sa carrière intellectuelle. Fait de deux grands volumes de 800 pages, le Dictionnaire Le Jeune devint rapidement un outil de référence de premier ordre pour les historiens francophones du Canada. Pour la construction de son Dictionnaire, le Père Le Jeune a fait des recherches avancées dans les dépôts d'archives du Canada; il a aussi consulté les meilleures sources de son temps. Il voulait l'ouvrage scientifique et complet. Il a maintenu un degré d'impartialité peu commun pour un historien de son temps. Sa perspective est canadienne, c'est-à-dire qu'il porte son attention sur les faits principaux et les personnages importants de toutes les parties du Canada. Cependant, son intérêt se porte principalement sur la période de la Nouvelle-France; sur cette dernière période, il est bien renseigné. Le Père Le Jeune partage la vision du monde des hommes de son temps. Sans manquer de reconnaître l'apport important de l'Angleterre au Canada, et de lui témoigner respect et loyauté, sa sympathie vole naturellement vers la France et vers l'Église catholique. Cette vision s'étend au monde autochtone : les « bons » indiens sont ceux qui sont alliés à la France et qui se sont convertis au Christianisme. Il est prêt à leur pardonner toute action s'ils ont ces caractéristiques. Il n'est pas si généreux envers les Iroquois, dont il décrit abondamment les exactions. Il utilise volontiers le vocabulaire traditionnel pour décrire les autochtones : les Sauvages, les Peaux-Rouges, les Esquimaux, etc. Bien que ces termes ne soient plus d'usage dans notre monde de rectitude politique, ils ont été conservés pour l'authenticité du texte original. Le père Le Jeune produisit aussi des Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada et de l'Acadie; ces tableaux, publiés dans la deuxième décennie du XXe siècle, furent longtemps utilisés dans les cours d'histoire des collèges classiques. Ils procèdent d'une vision historique axée sur la connaissance des faits et des personnages importants plutôt que sur la compréhension des phénomènes sociaux économiques. Le père Le Jeune mourut en 1935.
© 2004 Claude Bélanger, Marianopolis College |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Dim 10 Sep - 9:09 | |
| HISTOIRE DU QUÉBEC EN 1545 : 2. La Nouvelle-France
L'explorateur Jacques Cartier a sans doute été notre premier écrivain bien qu'il n'ait fourni que le récit de ses voyages. De son deuxième voyage en 1535, «en terre du Canada, dite Nouvelle-France», citons ce qu'il pense des croyances des autochtones: «Le dit peuple n'a aucune créance de Dieu qui vaille, car ils croyent dans un qu'ils appellent Cudouagny et disent, qu'il parle souvent à eux, et leur dit le temps qu'il doit faire. Ils disent que quand il se courrouce à eux, qu'il leur jette de la terre aux yeux. Ils croient aussi quand ils trépassent, qu'ils vont ès estoilles, puis viennent baissant en l'horizon comme les dites estoilles ; puis vont en beaux champs verds, pleins de beaux arbres et fruits somptueux. Après qu'ils nous eurent donné ces choses à entendre, nous leur avons montré leur erreur, et que leur Cudouagny est un mauvais Esprit qui les abuse ; et qu'il n'est qu'un Dieu, qui est au Ciel, lequel nous donne tout, et est Créateur de toutes choses, et qu'en celui devons croire seulement ; et qu'il faut être baptisé ou aller en Enfer.»(1) Il eut sûrement mieux valu que Cartier convainque François 1er de l'innocence des croyances des indigènes car ceci aurait peut-être évité à la France bien des massacres pour des raisons d'opinion. À la même époque naissait le mouvement de réforme. Calvin s'est enfui de France après que François 1er eut fait poursuivre et brûlés des gens qui avaient posé des affiches («l'affaire des placards» d'octobre 1534) critiquant des pratiques religieuses. La persécution contre les protestants a sans doute culminé avec le massacre de la Saint-Barthélemy le 24 août 1572, sur ordre du Vatican. En effet, le pape Pie V écrivait à Catherine de Médicis : «Ce n'est que par l'extermination des hérétiques que le roi pourra rendre à ce noble royaume l'ancien culte de la religion catholique.» (l'histoire romancée a été portée à l'écran avec le film La Reine Margot mettant en vedette Isabelle Adjani). Le Vatican a ordonné une procession d'action de grâces et fait frapper une médaille pour commémorer le massacre. Pourtant, l'Église avait tenu un grand concile (le Concile de Trente) de 1545 à 1565. Ce concile aurait marqué «un véritable renouveau» pour l'Église catholique (dixit le journaliste Jean Martel, Le Soleil de Québec, 16 janvier 2000: «Regard sur 1000 ans d'histoire religieuse»). L'Église et les cléricaux ont toujours donné une version idyllique de leur histoire. Rappelons seulement que le but du Concile était de lutter contre la montée du protestantisme (les hérétiques) et que c'est durant ce concile que l'Église a publié sa première liste des livres à l'Index (en 1559), sous peine de péché mortel... et d'excommunication. Voilà pour le renouveau. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Dim 10 Sep - 9:13 | |
| Histoire du monde en 1545 ============== LE CONTEXTE HISTORIQUE :
1.
Pourquoi ce Concile : Depuis de longues années, et plus particulièrement dans la période suivant le Grand Schisme, des voix s'élevèrent dans l'Eglise pour réclamer une réforme, un changement. Aucun pape jusqu'ici n'avait eu l'envie, le courage ou le temps de réaliser cet ouvrage. Il faut également souligner qu'à cet égard les conciles précédents (voir liens colonnes de gauche) n'avaient pas non plus lancé les réformes qu'on attendait d'eux. Il n'était donc pas surprenant dans ce contexte de voir l'émergence d'une situation qui allait favoriser la naissance d'une scission, dont Luther fut le point de départ. 2.
Le protestantisme : C'est ainsi qu'en 1517, Martin Luther, moine allemand, augustin et professeur à l'université de Wittemberg, publia une déclaration en 95 points. Il est d'abord révolté par les excès de Rome et en particulier le commerce des indulgences destiné à financer la construction de la nouvelle basilique St Pierre. Mais il propose aussi une nouvelle conception de la religion, un certain 'retour aux sources'. Cette conception d'ailleurs ne devait pas manquer d'influencer le Concile de Trente par réaction, comme nous le verrons. Cette nouvelle vision de la religion chrétienne se fondait en fait sur 3 principes :
a. seules les Ecritures représentent l'autorité de l'Eglise, au-dessus de la Tradition et du pape. b. c'est la foi qui sauve et non les actions des hommes (i.e. oeuvres), si bonnes soient-elles. c.
le baptême rend les chrétiens égaux devant Dieu. L'unique médiateur des hommes est le Christ. Il n'y a pas, il ne doit pas y avoir de différence entre clercs et laïcs. 3.
La réaction de l'Eglise, les obstacles au déroulement du Concile : Le protestantisme, puisque tel est le nom du mouvement né de la révolte de Luther, connaît rapidement un bel essor, grâce aux princes allemands qui adhèrent à la réforme. Pour réagir face à cela le Vatican utilise la condamnation. L'effet est nul, si ce n'est qu'il provoque quelques violences dont le monde chrétien aurait bien pu se passer après le Grand Schisme. Reste alors la solution d'une 'contre-réforme' ou 'Réforme catholique', solution que choisit le pape Paul III en convoquant le concile de Trente. Il a en effet fallu toute la persévérance de ce pape pour aboutir à la convocation du concile, alors que plus personne n'y croyait. Il s'ouvrit finalement le 13 décembre 1545 dans la ville de Trente (territoire à la fois italien et impérial) après la signature de la paix de Crépy-en-Laonnois entre l'empereur Charles Quint et François 1er. Une déception pourtant : à son ouverture, le concile ne comptait que 29 évêques et 3 supérieurs d'ordres ; serait-ce l'échec ? Beaucoup le pensaient. Il s'agira en fait d'un très grand concile, dont l'oeuvre sera considérable. Il se déroulera pourtant au milieu de difficultés sans cesse renouvelées, qui entraveront constamment sa progression et feront craindre à plusieurs reprises sa paralysie définitive. Il lui faudra dix-huit ans pour venir à bout de sa tâche ! Ainsi, en 1547, deux ans après son ouverture, Paul III dut le transférer à Bologne, théoriquement pour échapper à la peste qui avait éclaté à Trente, en fait pour se soustraire aux pressions impériales. La réaction de Charles Quint fut vive, le concile dut être interrompu une première fois. Quatre ans plus tard, le successeur de Paul III, Jules III (1550-1555), parvint à le relancer malgré les obstacles dressés une fois de plus par le roi de France. Un an après il dut être de nouveau interrompu à l'approche des princes protestants allemands coalisés contre l'empereur (et soutenus par la France). Encore une fois, la ténacité et la diplomatie d'un pape, Pie IV (1559-1565), permirent de lui redonner vie en 1562 (soit après dix années d'interruption !), et de le conduire à bonne fin en 18 mois. Pie IV fut en cela remarquablement secondé par son jeune neveu Charles Borromé. 4.
Les conséquences de ce Concile pour l'Eglise : Enfin l'attitude et la situation de l'Eglise après le Concile incitait à l'espérance : la conduite à bonne fin de ce concile malgré tant d'obstacles avait restauré aux yeux des catholiques le crédit de la papauté, tombé au plus bas avant lui (voir les Conciles précédents, liens colonne de gauche) ; la gravité des périls avait contribué à resserrer les rangs au sein de l'Eglise romaine, renforçant même son caractère hiérarchisé et monarchique, mais, malgré tout, les dispositions adoptées par le concile dessinaient les traits d'une Eglise renouvelée : volonté de réforme de la part de l'ensemble du corps épiscopal, guerre déclarée aux abus, action engagée pour un clergé de qualité, effort en faveur de l'instruction religieuse des fidèles, etc...l'élan était donné.
II) LES DECISIONS IMPORTANTES DU CONCILE :
A.
introduction : Avant d'aborder les décisions proprement dites, il faut bien se rendre compte que ce concile a brassé une somme gigantesque de travail et de réformes. A travers ce Concile, l'Eglise va reprendre entièrement ses fondements et préciser le contenu de sa foi et de ses dogmes. L'Eglise catholique va d'ailleurs s'appuyer pendant des années sur ce concile. Il faudra attendre le Concile Vatican II pour retrouver une telle ampleur de travail et de réformes. B. Les décisions proprement dites :
* redéfinition du canon des Ecritures avec inclusion officielle de nouveaux livres pour l'Ancien Testament (livres deutérocanoniques). * rapport Ecritures-Tradition * le péché originel * le salut de l'âme, le purgatoire * la grâce et le libre arbitre de l'homme * la doctrine des sacrements (qui sont fixés à 7) * la transsubstantiation (pour plus de renseignements sur cette question, voir le concile de Constance, le point sur l'e |
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