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| | Histoire comparative du monde et du Québec | |
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Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Dim 10 Sep - 9:20 | |
| Commentaires pour 1545 : Le protestantisme ( aujourd'hui à la Bush et à la Harper) avait déjà massacrés et conquis EN 1545 la moitié de l'EUROPE en spoliant et volant les biens des catholiques. Et ces massacres des protestants contre le monde entier et surtout contre les catholiques ne cesseront jamais, donc se poursuivent encore en 2006 . Le Québec catholique fera sans cesse partie de leurs BOUCS ÉMISSAIRES à massacrer et à dénigrer dans tous les médias . |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Lun 11 Sep - 12:32 | |
| Histoire du Monde en 1546 ================ ANNÉE 1546 18 février
Décès de Martin Luther à l'âge de 63 ans * théologien et réformateur allemand né le 10 novembre 1483 à Eisleben * maître en philosophie de l'université d'Erfurt en 1505 * moine augustin et prêtre catholique en 1507 * il s'opposa à la vente d'indulgences * le 31 octobre 1517 il afficha à Wittenberg les 95 thèses qui marquent le début de la réforme protestante * il brula publiquement à Wittenberg la bulle l'invitant à se rétracter * il traduisit la bible en allemand * il se maria en 1525 Histoire de France : année 1546 (Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515)
Mort de François, comte d'Enghien : il fut tué à la Roche-Guyon par un coffre qui lui fut jeté d'une fenêtre sur la tête : on soupçonna de ce coup le seigneur Corneille Benlivoglio, Italien qui avait eu quelques démêlés avec ce prince. François Ier ne voulut pas que l'on poursuivît cette affaire, de peur d'y voir impliqués le dauphin Henri et le marquis d'Aumale de la maison de Lorraine. Ce comte d'Enghien était frère d'Antoine, roi de Navarre, et du prince de Condé, et avait un cadet qui fut tué à la bataille de Saint-Quentin.
Avant la signature du traité de Crépy-en-Valois (1544) entre Charles-Quint et le roi de France, des négociations avaient aussi été entamées entre Henri VIII et François Ier, mais les demandes du monarque anglais avaient été exorbitantes : lorsque toute crainte du côté de l'Allemagne eut cessé, les négociateurs français déclarèrent aux Anglais qu'ils ne se soumettraient point à une telle extorsion, et les conférences furent rompues : la guerre dura encore deux ans entre les deux royaumes, sans être marquée par aucun fait d'armes éclatant, sans présenter à l'un ou à l'autre peuple l'espoir d'aucun avantage durable ; elle fut cependant signalée par de grandes cruautés, et elle réduisit la Picardie à l'état le plus déplorable ; enfin le traité de Guînes, du 7 juin 1546, laissa les rapports des deux peuples au point où ils étaient avant la guerre. Henri VIII convient de rendre Boulogne dans huit ans, moyennant huit cent mille écus d'or.
Mort de Luther le 18 février, âgé de soixante trois ans. Deux jours avant qu'il mourût, il écrivit de sa propre main ces paroles, qui sont remarquables. Jean Aurisabert, qui était présent, en prit une copie, et les a conservées à la postérité : « 1° Personne ne peut entendre les Bucoliques de Virgile, à moins qu'il n'ait gardé les troupeaux durant cinq ans ; 2° personne ne peut bien entendre les Géorgiques, à moins qu'il n'ait fait le métier de laboureur pendant cinq ans ; 3° personne ne peut entendre les Epîtres de Cicéron, c'est moi qui le dis et qui le décide, à moins qu'il n'ait eu part au gouvernement de quelque république durant vingt ans (l'abbé Mongault a prouvé le contraire) ; 4° ainsi que personne ne se persuade avoir acquis assez de goût dans la lecture des saintes lettres pour se flatter de les entendre, à moins qu'il n'ait gouverné les églises durant cent ans avec des prophètes, tels qu'Elie, Elisée, Jean-Baptiste, Jésus-Christ et les Apôtres. »
il publia : * "La confession d'Augsbourg" en 1530 * "Les Articles de smalkalde" en 1537 |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Lun 11 Sep - 12:46 | |
| histoire des Amériques en 1546 ============== Saint-Domingue
Bien que n’étant pas la première cité fondée par Christophe Colomb, celle qui fut d’abord nommée Nueva Isabella puis Santo Domingo de Guzman en l’honneur du père de ce dernier s’honore de bien d’autres premières inscrites dans l’histoire du Nouveau Monde : premier hôpital, première cathédrale, premier palais royal, première université, première forteresse…
Rasée une première fois par un terrible ouragan, Saint-Domingue fut reconstruite de l’autre côte de la rivière Ozama sur les bords de laquelle elle avait vue le jour. C’est alors qu’elle devint la capitale des Indes Occidentales. Son rayonnement s’étiola cependant assez vite avec la rapide désaffection de l’île par les conquistadores à la recherche d’un Eldorado toujours plus riche en or et elle devint alors, entre deux tremblements de terre, la proie des pirates. L’épisode le plus dramatique en la matière fut la mise à sac de la ville en 1586 par le corsaire anglais Sir Francis Drake. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Lun 11 Sep - 12:55 | |
| Histoire des Amériques en 1546 ============ Amérique
* Philippe II d'Espagne marque la fin de la Conquista en remplaçant son usage, ainsi que celui du mot conquistador, par descubrimiento et pobladores (découverte et colons). * Les Espagnols soumettent définitivement les Mayas. * 15 janvier : le vice-roi du Pérou Blasco Nuñez réorganise ses forces et affronte les rebelles installés à Quito. Il est vaincu et tué au cours de la bataille par les forces de Gonzalo Pizarro, qui s'empare du pouvoir. Il s’installe à Lima et s’attribue le poste de gouverneur.
* Dans la province de Charcas (Haut Pérou), Diego Centeno s’oppose à la tyrannie de Gonzalo Pizarro après l’assassinat de Gomez de Luna par le lieutenant de Pizarro, Francisco de Almendras. Celui-ci est assassiné et les troupes d’Alonso de Toro sont défaites par celles de Centeno. Pizarro envoie alors Francisco Carvajal qui poursuit Centeno jusqu’à Arequipa sans que celui-ci puisse l’affronter. Centeno se cache dans une grotte tandis que ses troupes dirigées par Lope de Mendoza sont vaincues.
[modifier] |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Lun 11 Sep - 13:03 | |
| Histoire du Québec et du monde en 1546 ========== Charles Michel d'Irumberry de Salaberry
D'après les historiens, depuis le IXème siècle, la famille Salaberry, faisait partie de la noblesse. Elle descendrait d'un membre de la famille des Rois de Navarre de cette époque. Au XVIIème et XVIIIème siècles les Salaberry, connurent la gloire au service des rois de France. L'un d'eux Louis-Charles-Victor-Vincent de Salaberry, suite à la Révolution franÇaise, mourut en 1794.
En 1546, la famille Salaberry se divisa en deux branches et ce sont les descendants de la branche la plus jeune qui émigrèrent au Québec, deux cents ans plus tard.
C'est de Michel de Salaberry que naquit la branche des Salaberry du Québec. Il fut capitaine de vaisseau et ses parents étaient des nobles du diocèse de Bayonne. Il fit connaissance, pour la première fois, avec le Québec en 1735 grâce à sa profession et à ses voyages. Le 30 juillet 1750, dans la ville de Beauport (près de la ville de Québec) il se maria avec Madeleine Louise Juchereau Duchesnay de Saint-Denis, également fille de nobles: fille de monsieur Beauport. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Lun 11 Sep - 13:07 | |
| Histoire du Québec en 1546 LES AMÉRINDIENS Les Abénakis :
Les Abénakis font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont plus de 2 000, près de 400 vivent sur réserve. Leur territoire est situé sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de Trois-Rivières. Il existe deux communautés abénaquises au Québec : Odanak et Wôlinak.
Autrefois, les Abénakis vivaient de la chasse, de la pêche, de la trappe, de la cueillette de petits fruits et de la culture du maïs, du haricot, de la courge, de la pomme de terre et du tabac.
Saviez-vous que l'on retrouve à Odanak l'un des plus importants musées Autochtones au Québec ?
Les Algonquins :
Les Algonquins font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont plus de 9 000, dont un peu plus de 5 000 vivent sur réserve. Leur territoire se situe dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Il existe neuf communautés algonquines au Québec : Eagle Village-Kipawa, Hunter's Point, Kitcisakik, Kitigan Zibi, Lac-Simon, Pikogan, Rapid Lake, Timiskaming et Winneway.
Autrefois, les Algonquins vivaient principalement de la chasse, de la pêche et de la cueillette, mais s'adonnaient également à l'agriculture.
Saviez-vous que le mot d'origine algonquienne « achigan » signifie « celui qui se débat » ?
Les Atikamekw :
Les Atikamekw font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont plus de 6 000, dont la majorité vit sur réserve. Leur territoire se situe entre ceux des nations innues, algonquines et cries, soit dans les régions de Lanaudière, de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Il existe trois communautés atikamekw au Québec : Obedjiwan, Wemotaci et Manawan. Coucoucache est également une réserve atikamekw, mais n'est pas habitée.
Au XVIIe siècle, leur position géographique favorisait le troc avec les nations voisines. Les Atikamekw vivaient principalement de la chasse au gibier, de la pêche et de la culture du maïs.
Saviez-vous que le mot « atikamekw » signifie « poisson blanc » ? Saviez-vous aussi que ce sont les Atikamekw qui ont découvert le sirop d'érable ?
Les Cris :
Les Cris font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont plus de 14 800, dont plus de 13 000 vivent sur réserve. Les Cris ont signé la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Leur territoire se situe dans le bassin de la baie James et en partie près de Chibougamau. Il existe neuf communautés cries au Québec : Chisasibi, Eastmain, Mistissini, Nemiscau, Oujé-Bougoumou, Waskaganish, Waswanipi, Wemindji et Whapmagoostui.
Autrefois, les Cris étaient principalement nomades et se nourrissaient de gibier et de poisson.
Saviez-vous que les communautés cries connaissent un essor économique important dans les secteurs du transport routier et aérien, de la construction et du tourisme ethno-culturel ? Saviez-vous égalemment que plus de 30 % des Cris au Québec tirent encore aujourd'hui leurs revenus des activités traditionnelles reliées à la chasse, à la pêche et au piégeage1 ?
1. Source : site Internet d'Indiana Marketing
Les Hurons-Wendat :
Les Hurons-Wendat font partie de la famille linguistique iroquoienne. Au Québec, ils sont plus de 3 000, dont un peu plus du tiers vivent sur réserve. Leur territoire se situe tout près de la ville de Québec. Il existe une seule communauté huronne-wendat au Québec : Wendake.
Autrefois, les Hurons-Wendat vivaient principalement de l'agriculture et du commerce du maïs et du tabac.
Saviez-vous que les Hurons-Wendat ont fait découvrir le maïs soufflé aux Européens ? Les Hurons lui donnaient le nom de « ogarita », tandis que les Français l'appelaient « blé fleuri ».
Les Innus :
Les Innus, aussi appelés Montagnais, font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont plus de 15 600, dont plus de 11 000 vivent sur réserve. Il s'agit de la nation la plus populeuse de la province. Leur territoire s'étend de la Côte-Nord au Lac-Saint-Jean. Il existe neuf communautés innues au Québec : Betsiamites, Essipit, La Romaine, Mashteuiatsh, Mingan, Natashquan, Pakua Shipi, Matimekosh–Lac-John et Uashat–Maliotenam.
Autrefois, les Innus avaient un mode de vie traditionnel nomade. Ils utilisaient la peau et les os des animaux pour se fabriquer des vêtements et des armes.
Saviez-vous que les Jésuites ont établi leur première mission chez les Innus en 1632.
Les Inuit :
Les Inuit font partie de la famille linguistique esquimau-aléoute. Au Québec, ils sont plus de 10 000, dont plus de 9 500 vivent dans les villages nordiques. Les Inuit font partie des signataires de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ). Quatorze communautés inuites sont situées sur le territoire du Nunavik et deux dans le bassin de la baie James. Leurs noms : Akulivik, Aupaluk, Chisasibi, Inukjuak, Ivujivik, Kangiqsualujjuaq, Kangiqsujuaq, Kangirsuk, Killiniq, Kuujjuaq, Kuujjuarapik, Puvirnituq, Quaqtaq, Salluit, Tasiujaq et Umiujaq.
Avant l'arrivée des Européens, les Inuit du Nunavik étaient des nomades et survivaient grâce aux ressources de la terre et de la mer. Ils modifiaient leur alimentation au gré des saisons.
Saviez-vous que plusieurs anthropologues considèrent les Inuit comme un des peuples les plus inventifs de la terre ? Ils ont entre autres mis au point des lunettes protectrices faites d'os, de bois de cerf et d'ivoire afin de se protéger des reflets aveuglants du soleil sur la neige.
Les Malécites :
Les Malécites font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont 764, mais seulement 2 d'entre eux résident sur réserve. Leur territoire est situé dans le Bas-Saint-Laurent, près de Rivière-du-Loup. Il existe deux communautés malécites au Québec : Cacouna et Whitworth.
Autrefois, les Malécites étaient semi-nomades. Ils vivaient de la chasse et de la pêche, mais cultivaient aussi le maïs.
Saviez-vous que, jusqu'au XVIe siècle, les Malécites vivaient au Nouveau-Brunswick ?
Les Micmacs :
Les Micmacs font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont plus de 4 900, dont plus de 2 400 vivent sur réserve. Leur territoire est situé en Gaspésie. Il existe trois communautés micmaques au Québec : Listuguj, Gesgapegiag et Gaspé (Gespeg). Cette dernière n'a toutefois pas le statut de réserve.
Autrefois, les Micmacs étaient nomades et vivaient de la pêche, de la chasse, de la trappe et de la cueillette de petits fruits.
Saviez-vous que le mot « gaspé » signifie « au bout de l'extrémité » ?
Les Mohawks :
Les Mohawks font partie de la famille linguistique iroquoienne. Au Québec, ils sont plus de 11 400, dont plus de 8 700 vivent sur réserve. Leur territoire se situe en périphérie de Montréal. Il existe trois communautés mohawks au Québec : Kahnawake, Kanesatake et Akwesasne. Une partie de cette dernière se trouve en Ontario. Doncaster est également une réserve mohawk, mais n'est pas habitée.
Autrefois, les Mohawks vivaient principalement de l'agriculture, de l'échange commercial de produits agricoles et artisanaux, de la chasse, de la pêche ainsi que de la cueillette.
Saviez-vous que les Mohawks se faisaient autrefois engager dans de nombreuses compagnies de transport à titre de pagayeurs ? Grâce à leur aptitude à affronter les rapides et à faire face aux eaux agitées, ils ont, entre autres, permis à une expédition britannique de remonter le Nil jusqu'à Khartoum, au Soudan1.
1. Source : site Internet d'Indiana Marketing
Les Naskapis :
Les Naskapis font partie de la famille linguistique algonquienne. Au Québec, ils sont près de 600, dont la majorité vivent sur réserve. Les Naskapis ont signé la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1978. Leur territoire se situe au Nord de Schefferville, à proximité du Labrador. Il n'existe qu'une seule communauté naskapie au Québec : Kawawachikamach. Autrefois les Naskapis étaient un peuple nomade qui tirait sa subsistance presque entièrement du caribou, de la chasse au phoque et aux oiseaux migrateurs ainsi que de la pêche blanche. L'agriculture était impraticable sur ces terres nordiques.
Saviez-vous que les Naskapis ont déjà habité à Kuujjuaq et qu'ils ont vécu une grande famine en 1949 ? |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Lun 11 Sep - 13:13 | |
| Commentaire histoire du Québec en 1546 : =====================================================De 1546 jusqu'au retour des français vers 1600, les amérindiens du Québec se massacreront les uns les autres et iront de désastres en désastres . Et la France aussi, comme l'Europe, sera à feu et à sang . L'HISTOIRE EST VRAIMENT UNE GUERRE SANS FIN . |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Mar 12 Sep - 8:29 | |
| HISTOIRE DU MONDE ET DU QUÉBEC EN 1547 ================= Histoire de France : année 1547 (Règne de François Ier depuis le 1er janvier 1515. Règne de Henri II à partir du 31 mars 1547)
Note sur le roi HENRI II Henri II, né à Saint-Germain-en-Laye, le 31 mars 1518, parvient à la couronne le 31 mars 1547, âgé de vingt neuf ans. Il fut sacré à Reims, le 25 juillet, par Charles de Lorraine, archevêque de cette ville. Les ducs de Guise et de Nevers précédèrent le duc de Montpensier, et autres princes du sang à cette cérémonie : mais on trouve dans les registres du parlement, qu'en 1547, 1551, 1561 et 1563, le duc de Montpensier et les autres princes du sang les précédèrent. Ce prince prit, en arrivant au trône, pour devise, une lune naissante, c'est-à-dire un croissant, en faveur de Diane de Poitiers, avec ces mots : Donec totum impleat orbem. :: Biographie de Henri IIFrançois Ier apprend la mort du roi d'Angleterre Henri VIII, survenue dans la nuit du 28 au 29 janvier 1547, à l'âge de cinquante-six ans. Jamais règne n'a été plus étonnant. Il n'y a point eu d'exemple en Angleterre d'un despotisme si outré, ni d'un abandon si lâche des parlements, tant sur le spirituel que sur le temporel, aux bizarreries d'un prince qui, à force d'autorité, ne savait plus que faire de sa volonté, et parcourait tous les contraires ; mais on lui passait tout en faveur de sa haine pour le Saint-Siège.
Il avait eu six femmes : Catherine d'Aragon, répudiée ; Anne de Boleyn, décapitée ; Jeanne Seymour, morte en couches ; Anne de Clèves, répudiée ; Catherine Howard, convaincue de libertinage, décapitée ; et Catherine Pare, qui épousa, aussitôt après la mort du roi, Thomas Seymour, grand amiral : elle protégea les lettres. Edouard, fils de Jeanne Seymour, succéda à Henri. François Ier lui fit faire un service à Notre-Dame, suivant l'usage, écrit de Thou, établi par les rois, quoiqu'il fût mort séparé de l'église romaine. Sa fille Marie ne pensait pas de même, car elle défendit qu'on priât Dieu pour lui, parce qu'il était mort hors du sein de l'Eglise.
Après s'être déclaré contre les protestants de son royaume, qu'il faisait punir, François Ier se lia avec ceux d'Allemagne contre l'empereur. Henri VIII était le contemporain de François Ier, son rival, son émule ; le roi de France croit reconnaître dans cet événement la cloche funèbre qui lui annonce sa propre mort. En effet, il expire à Rambouillet, le 31 mars 1547, âgé de cinquante-trois ans, des suites de la maladie qui le rongeait depuis longtemps. Sous son règne, les tailles augmentèrent de plus de neuf millions.
Conjuration de Fiesque sur Gênes, manquée parce que Fiesque se noya. Mort de Barberousse, qui s'était fait roi d'Alger. On commence à trouver sous ce règne des maréchaux de camp ; il n'y en avait pas auparavant, et ceux-ci ne l'étaient que par commission ; ce ne fut que sous Henri IV qu'ils en eurent le titre par des brevets à vie : ces maréchaux de camp par brevets étaient les premiers officiers après le général, parce que les lieutenants généraux ne commencèrent à paraître que sous Louis XIII.
Il ne manqua à François Ier, pour être le premier prince de son temps, que d'être heureux ; mais il ne tient pas à la fortune de dégrader les rois en les accablant. Tout est perdu, hormis l'honneur, écrivait-il à la duchesse d'Angoulême après la bataille de Pavie. Les adversités ne firent que mieux découvrir sa grande âme ; et les qualités brillantes de ce monarque n'échauffèrent peut-être pas moins les génies des écrivains de son siècle que la protection qu'il leur accorda. Il se trouva précisément dans le temps de la renaissance des lettres ; il en recueillit les débris échappés aux ravages de la Grèce, et il partagea avec Léon X la gloire d'avoir fait fleurir les sciences et les arts dans l'Europe. Cette faveur déclarée lui valut à son tour les justes éloges qu'il méritait ; et ce qu'on doit remarquer comme une chose qui fait également honneur à ce prince et aux lettres, c'est qu'il s'honora du titre de leur protecteur.
Nous voyons, dans une lettre d'Erasme, de 1516, que François Ier, ayant dit à Guillaume Petit, son confesseur, qu'il voulait attirer en France le plus de savants qu'il pourrait, Guillaume Petit avait chargé Budé, et Cop, médecin du roi, de lui écrire pour l'engager à venir s'y établir ; qu'Étienne Poncher (et non pas Ponchery, comme l'a écrit le Clerc), ambassadeur du roi à Bruxelles, l'en avait encore pressé ; mais qu'Erasme s'en excusa sur ce que le roi catholique (Charles-Quint) le retenait dans les Pays-Bas. Ce savant a joué un rôle singulier : les catholiques et les protestants le désavouaient, et en même temps chacun d'eux le comptait pour sien.
Anne de Bretagne avait commencé à attirer des femmes à la cour ; mais, comme Louis XII ne s'en occupait guère, ce ne fut que sous François Ier qu'elles y parurent avec éclat. Il fit venir aussi à la cour les cardinaux et les prélats les plus distingués de son royaume, comptant par là rendre sa cour plus brillante, et pour les mœurs de ses courtisans, qui se ressentaient de la rudesse de la guerre, par le savoir, les talents et les exemples de ce premier ordre de l'état (Brantôme).
La duchesse d'Angoulême, sa mère, qui logeait au palais des Tournelles, ayant trouvé l'air mauvais, était venu se loger (1519) dans l'hôtel de Nicolas de Neuville, chevalier, secrétaire des finances et audiencier de France : cet hôtel était situé entre la Seine et la porte Saint-Honoré, qui était alors moins avancée qu'elle ne l'a été depuis lorsqu'on l'a abattue, et il occupait à peu près la place où sont aujourd'hui les Tuileries. Le roi acheta cet hôtel, dont Catherine de Médicis fit un palais.
On ne peut être trop surpris de la simplicité qui a régné en France pendant plus de mille ans par rapport aux édifices et aux jardins. Ce fut la renaissance des lettres qui, en étendant l'esprit, fit apercevoir de ce qui manquait. Les arts se perfectionnèrent par la culture, et leur culture fournit de nouvelles idées : on commença à se trouver trop resserré ; à mesure que l'on pensa davantage, on eut honte du peu dont on s'était contenté jusque-là ; et quand une fois l'imagination se fut ouverte, elle regagna bien vite tout le temps où elle avait été enveloppée dans les ténèbres de l'ignorance.
L'époque célèbre de cette grande révolution en Europe est le quinzième siècle, c'est-à-dire la destruction de l'empire des Grecs par Mahomet, qui fit refluer dans l'Occident tous les arts et les sciences de la Grèce. Les Médicis à Florence, Léon X à Rome, et François Ier, en France, redonnèrent la vie aux beaux-arts : ce fut deux fois le sort de la Grèce d'instruire et d'embellir l'Occident.
On remarque que le règne de Henri II commence et finit par un combat et singulier, à la vérité de différent genre : le premier fut celui de Jarnac et de la Châtaigneraie, où celui-ci, qui était favori du roi, perdit la vie ; il était gentilhomme de la chambre du roi, et avait été enfant d'honneur, ce qui était plus que page de la chambre. Jarnac était beau-frère de la duchesse d'Etampes, maîtresse de François Ier. Le second combat fut le malheureux tournoi où le roi fut blessé à mort par Montgomery.
Henri II entrait dans sa vingt-neuvième année le jour même où il montait sur le trône. Sous quelques rapports, il ressemblait à François Ier ; mais la ressemblance même faisait ressortir la supériorité du père sur le fils. Dans son Précis de l'histoire des Français, Sismondi écrit que « sa figure, quoique belle, n'égalait point celle de son prédécesseur ; son corps était robuste, il excellait dans tous les exercices du corps, tandis que son esprit était lent et paresseux ; il avait repoussé toute instruction et éloigné les hommes de lettres, dont son père goûtait l'entretien ; son caractère était bienveillant, mais faible ; il avait besoin d'être gouverné, et ceux auxquels il s'abandonna firent peser bien durement leur joug sur la France ».
Ceux qui eurent le principal crédit sous ce règne, furent le connétable de Montmorency qu'il nommait son compère, rappelé à la cour après la mort de François Ier et qui avait cinquante-quatre ans quand Henri II monta sur le trône ; le maréchal de Saint-André ; son fils François, duc de Guise, chef de la branche cadette de Lorraine ; Charles, cardinal de Lorraine, frère de François ; et Diane de Poitiers qu'il fit duchesse de Valentinois et qui, ayant déjà paru à la cour de François Ier, de qui elle obtint la grâce de son père, se rendit maîtresse absolue de l'esprit et du cœur de Henri II, quoiqu'elle fût alors âgée de quarante-huit ans.
Il écarta de lui tous les ministres de son père, il fit même intenter des procès criminels à quelques-uns d'entre eux; mais ceux-ci, en offrant de riches cadeaux à quelqu'un des favoris du roi, firent bientôt cesser les poursuites. C'est de cette manière que la justice fut administrée pendant tout le règne de Henri II. Des hommes en crédit accusaient-ils quelque personnage marquant d'un crime d'État, une grande animosité se manifestait dans les poursuites, le prévenu était menacé du dernier supplice, puis tout à coup il était pardonné, parce qu'il avait su faire accepter ses présents en haut lieu. La duchesse d'Étampes, maîtresse de François Ier, contre laquelle Diane de Poitiers avait longtemps ressenti une amère jalousie, fut exilée de la cour, et les présents que lui avait faits le feu roi lui furent repris ; mais Diane ne ressentait point la même jalousie contre la reine Catherine de Médicis, quoique celle-ci, qui avait alors vingt-six ans, fût d'une grande beauté : la maîtresse savait que l'épouse légitime n'avait aucune influence sur son mari, et qu'elle suivrait sans résister le char de sa rivale.
Montmorency, qui avait pris la principale direction des affaires, maintint, pendant les cinq premières années du nouveau règne, la France en paix avec ses voisins ; toutefois, il ressentait contre l'empereur une profonde jalousie, et, sans arriver à des hostilités directes, il saisissait toutes les occasions de lui nuire. Charles-Quint était sans inquiétude sur ses frontières : il avait fait la paix avec les Français et avec les Turcs, et dès lors il avait pu tourner toutes ses forces contre les princes protestants de l'Allemagne. Il avait dissous la ligue de Smalkalde, avait fait prisonniers l'électeur de Saxe et le landgrave de Hesse, et avait en même temps évité de soulever les esprits par des persécutions.
En attendant les décisions du concile de Trente, il avait établi pour tout l'empire un mode de vivre en matière religieuse qu'on nomma l'intérim. Il éludait par des expressions ambiguës les questions controversées, et laissait aux protestants le droit de demeurer membres de l'église catholique sans renoncer à leur foi ni à leur culte. L'ambition de l'empereur s'était accrue avec ses succès, et il commençait à aspirer à la monarchie universelle. Montmorency voulait lui en barrer le chemin sans renouveler la guerre, et il profitait de ce que la France avait gardé provisoirement possession des États de la maison de Savoie, pour étendre ses intrigues dans toute l'Italie.
Cette contrée gémissait sous l'effroyable tyrannie des gouverneurs espagnols, qui joignaient à la cupidité et à la férocité la plus complète ignorance de tous les principes d'administration. La France encourageait les Italiens dans toutes leurs tentatives pour secouer le joug ; elle promettait son appui à tous les mécontents : aussi les conspirations à Gênes, à Naples, à Milan, se multiplièrent, mais elles échouèrent toutes, et ceux que la France avait excités à ce jeu hasardeux périrent par des supplices atroces.
Les royaumes rivaux entre lesquels les îles Britanniques étaient divisées désiraient tous cieux également l'amitié de la France pendant la minorité de leurs souverains. Édouard VI, roi d'Angleterre, fils de Henri VIII, n'avait que onze ans ; Marie Stuart, reine d'Écosse, n'en avait que six. Le premier était élevé par ses oncles maternels dans toute la ferveur du protestantisme; la seconde, par sa mère, sœur du duc de Guise, dans tout le zèle du catholicisme. Malgré cette divergence, ils étaient déjà promis en mariage l'un à l'autre par un traité.
Arrêt du parlement, limitatif du pouvoir du légat, le cardinal de Saint-George, conforme à ceux qui furent rendus en pareille occasion sur les pouvoirs des cardinaux Alexandre Farnèse et Jacques Sadolet.
Bataille de Mulberg, où l'empereur Charles-Quint fait prisonnier Jean Frédéric, électeur de Saxe : il donne son électorat à Maurice, de la même maison, quoique ce prince fût luthérien, ainsi que Jean Frédéric, voulant faire entendre que ce n'était point une guerre de religion, mais qu'il n'avait pris les armes que contre les perturbateurs du repos public. Charles-Quint fait aussi prisonnier le landgrave de liesse, beau-père de Maurice, qui s'était rendu à lui sur l'assurance de conserver sa liberté, et que Charles-Quint avait trompé par une fausse équivoque.
L'Angleterre n'était devenue que schismatique à l'occasion du divorce de Henri VIII, qui s'était constitué chef de l'église anglicane. Thomas Crammer, archevêque de Cantorbery, changea la religion dans ce royaume, et établit l'hérésie : il se rétracta, et, malgré sa rétractation, il fut brûlé en 1556.
Erection du comté d'Angoulême en duché-pairie, le ressort réservé au parlement de Paris. |
|  | | Michel Indépendantiste

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| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Mar 12 Sep - 8:37 | |
| COMMENTAIRES pour 1547 : le schismatique ne reconnaît pas l'autorité du pape mais garde intacte la doctrine catholique apostolique tandis que l'hérétique devient SECTAIRE et détruit et s'attaque aux catholiques . Ce fut le cas de Luther et c'est le cas de la royauté anglosaxonne et leurs gourverneurs . |
|  | | Michel Indépendantiste

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| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Ven 15 Sep - 16:40 | |
| HISTOIRE du QUÉBEC et de l'Acadie en 1548 : ===================== L'origine du mot " Acadie "
Origine du nom (1524)
On peut faire remonter l'histoire de l'Acadie à l'an 1524. Vers cette époque, François 1er, roi de France, ambitionnait de partager avec les Portugais et les Espagnols les avantages qu'offrait le Nouveau-Monde et de chercher à son tour un passage vers l'Ouest jusqu'à la Chine.
L'occasion de mettre ce projet à exécution se présenta en 1523 lorsque le navigateur Giovanni Verrazano (1486-1528), florentin de naissance et italien de nationalité, ayant eu vent sans doute des intentions du roi de France, vint le trouver et s'offrit pour faire le voyage. Le roi accepta sur-le-champ de financer l'entreprise.
Parti de France vers la fin de 1523 avec quatre navires, il rencontra à quelques jours de là une tempête qui l'obligea â en abandonner deux. Le 17 janvier (1524) étant aux îles Madères, il leva l'ancre et pointa la Dauphine et la Normanda dans la direction du Nouveau-Monde, qu'il atteignit avec ses marins normands et bretons le 7 mars, après une traversée de cinquante jours.
Il devait longer la côte du continent américain de la Georgie jusqu'au Cap-Breton. Arrivé au large des États de la Virginie et du Delaware, il trouva la région si belle et les indigènes si gentils et accueillants qu'il la nomma ARCADIE; elle lui rappelait en effet l'Arcadie de la Grèce ancienne dont les poètes antiques avaient chanté l'innocence et bonheur. Dans son enthousiaste description du territoire visité, il nota au roi François 1, la phrase suivante: " ... que nous nommâmes Arcadie, en raison de la beauté de ses arbres ". Voici donc l'explication que plusieurs historiens adoptèrent. À la région s'étendant plus à l'intérieur, il donna le nom de LA FRANCESCANE, qui prit vite la forme de Nouvelle-France.
La péninsule à laquelle Verrazano avait donné le nom d'Arcadie porte aujourd'hui le nom de Delmarva, parce que se la partagent les trois États du Delaware, du Maryland et de Virginia (sic). Pointant vers le sud et étant séparée à l'ouest du reste du continent par la baie de Cheasepeake, elle offre une très grande similitude avec la péninsule de la Nouvelle-Écosse qui elle-même est séparée du Nouveau-Brunswick par la baie de Fundy. Il ne faut donc pas être surpris si les géographes dans la suite ont pris la Nouvelle-Écosse pour la Delmarva et lui ait donné le nom d'Arcadie. Connu d'abord en Nouvelle-Écosse sous la forme d'Arcadie, ce nom devait perdre petit à petit la lettre "r" pour devenir enfin l'Acadie; ainsi, quoique Champlain utilise encore en 1603 le mot Arcadie, d'autres en cette même année et Champlain dans la suite écrivent le nom sans la lettre "r".
D'autre part, comme Verrazano avait donné le nom Arcadie à la côte sud-est de la Delmarva, le nom-lieu Acadie fut appliquée tout d'abord à la côte sud-est de la Nouvelle-Écosse, surtout du temps de Champlain, d'autant plus que Verrazano n'était pas entré dans la baie de Fundy. Les anciennes cartes de Gastaldi en 1548, de Zaltieri en 1556 et de Milo en 1570 désignent le territoire actuel de la Nouvelle-Écosse sous le nom de Larcadia. Ruscelli emploie le mot Larcadie, en 1561, et André Thivet, celui d'Arcadia, en 1575. Samuel de Champlain, fondateur de Québec et géographe du roi, employa lui-même le mot Arcadie, en 1603, et Accadie, en 1613, alors que la commission royale, accordée à M. de Monts, en 1603, fait mention du pays de Cadie. Cependant, certains auteurs prétendent que le mot Acadie provient du mot Micmac "Algatig", signifient lieu de campement ; d'autres croient que ce mot serait plutôt une variation du terme Malécite "Quoddy" , endroit fertile... Références: Petit manuel d'histoire d'Acadie - Des début à 1670, Rev. Clarence-J. d'Entremont ,1976, La librairie Acadienne, Université de Moncton et Histoire Des Acadiens, p.13-15, Bona Arsenault, 1994, Éditions Fides |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Ven 15 Sep - 16:50 | |
| Histoire de France et du Québec en 1548 :
En 1548 : Henri II comprime les révoltes (contre la gabelle) en Guyenne et en Poitou. Il déclare la guerre à l'Angleterre, le 8 août 1549.
I II (né le 31 mars 1518, mort le 10 juillet 1559) Roi de France : règne 1547-1559 Partie 1/2
Fils de François Ier et de Claude de France, il naquit à Saint-Germain en Laye le 31 mars 1518, et parvint à la couronne le 31 mars 1547, à l'âge de vingt-neuf ans. Il fut sacré à Reims le 25 juillet suivant. La duchesse d'Etampes, dont le crédit s'était soutenu jusqu'à la mort de François Ier, n'avait pas dissimulé la haine que lui inspirait Diane de Poitiers, maîtresse de Henri II. Celle-ci s'en vengea lorsque son amant devint roi.
Il se fit un grand changement à la cour ; les ministres qui étaient en place furent renvoyés ; on rappela ceux qui étaient tombés en disgrâce sous le règne précédent. La précipitation qu'on mit dans ces mutations a été remarquée par tous les historiens, parce qu'elle offre une occasion d'accuser le Henri II (1547-1559)monarque de s'être montré trop soumis aux désirs de la duchesse de Valentinois. Il est incontestable cependant qu'en général les affaires furent conduites avec plus d'ordre, de suite et de vigueur.
Henri II, après son couronnement, alla visiter la plupart des provinces de son royaume, afin de connaître par lui-même les abus auxquels il fallait remédier, et ressources qu'il pourrait avoir pour lutter contre l'ascendant de Charles-Quint, alors dans tout l'éclat de la prospérité. Brave, aimé de la noblesse, Henri récompensait généreusement, ne permettait aucune raillerie lorsqu'il était en gaieté, aucune parole offensante lorsqu'il était mécontent. Aussi fut-il toujours servi avec zèle ; et, quoiqu'on lui ait reproché d'accorder sa confiance avec trop de facilité, il resta toujours le maître entre les Guise et les Montmorency, qu'il sut employer avec un égal succès. François Ier avait introduit les femmes à la cour : Henri suivit l'exemple de son père ; et cet usage s'établit dans toutes les cours de l'Europe.
C'est aussi de cette époque que datent les mémoires particuliers, les anecdotes politiques, et l'habitude prise par les plus graves historiens d'attribuer les plus hautes résolutions à de petites intrigues. En 1548, il y eut en Guyenne des révoltes, qui furent apaisées avec beaucoup de fermeté. L'année suivante, Henri déclara la guerre aux Anglais, qui refusaient de rendre Boulogne, ainsi qu'ils en étaient convenus par le dernier traité fait avec François.
La paix fut bientôt rétablie entre les deux royaumes, et Boulogne revint à la France. En 1551, il s'élève entre le pape et le roi des discussions sur les duchés de Parme et de Plaisance : les hostilités commencent en Italie ; le pape réclame l'assistance de l'empereur Charles-Quint. Le roi défend, par un édit, d'envoyer de l'argent à Rome pour les bulles, et porte en même temps une loi sévère contre les luthériens. Brissac soutient l'honneur des armes françaises dans le Piémont ; le maréchal de Thermes se conduit avec habileté dans le Parmesan : mais, comme il n'y avait point de guerre solennellement déclarée entre l'empereur et le roi, il se fait en Italie une suspension d'armes.
Toutes les pensées se tournent vers l'Allemagne, où les princes protestants venaient de former une ligue pour défendre leurs libertés. Henri, s'en étant hautement déclaré le protecteur, marche à leur secours, et prend Toul, Metz et Verdun en 1552 ; mais, ayant appris que les impériaux étaient entrés en Champagne, où ils causaient de grands ravages, il revient sur ses pas, les attaque, les chasse et les poursuit jusque dans le duché de Luxembourg.
Les princes protestants, profitant de l'humiliation qu'éprouve Charles-Quint par la prise de trois villes impériales, et du désir ardent qu'il montre d'en tirer vengeance, font la paix avec lui sans le consentement du roi, qui reste seul chargé du poids de la guerre. Charles, à la tête d'une armée nombreuse, entre en Lorraine, et assiège Metz, dont les fortifications étaient en mauvais état ; mais François de Lorraine, duc de Guise, qui venait d'être nommé commandant de l'armée française, s'était jeté dans la ville, accompagné de l'élite de la noblesse.
Par son courage, son activité, sa prudence, il ruine l'armée de l'empereur, le force à lever le siège, et, pour qu'il ne manque rien à sa gloire, devient le protecteur, le père des soldats allemands que Charles avait été obligé d'abandonner en se retirant. L'empereur, croyant réparer la honte de sa défaite, pille la Picardie, et prend la ville de Thérouanne, qu'il détruit de manière à n'en pas laisser de traces : faible dédommagement, qui ne satisfait la colère des princes belliqueux qu'en souillant leur gloire.
Cette conduite barbare de Charles-Quint alluma le vengeance des Français, qui ravagèrent le Brabant, le Hainaut, le Cambrésis, et formèrent, en 1554, le siège de Renti. Les impériaux livrèrent, près des murs de cette ville, un combat sanglant, dans lequel ils furent battus cependant le siège fut levé. Dans cette bataille, Henri cherchait l'occasion de combattre personnellement Charles-Quint, qui l'évita, étant trop affaibli par l'âge et les infirmités pour risquer de se mesurer avec un prince jeune et rempli de vigueur.
Les armes françaises n'étaient pas aussi heureuses en Italie, quoique Montluc y fît admirer sou courage dans la défense de Sienne ; mais ce courage même était sans utilité depuis la perte de la Toscane, d'autant plus qu'il était impossible d'attendre des secours de France. L'épuisement des puissances belligérantes aurait amené la paix, s'il eût été possible de concilier des intérêts qui embrassaient une partie de l'Europe.
Dans l'impossibilité réciproque de continuer la guerre avec quelque vigueur, on conclut, pour cinq ans, une trêve, qui fut signée à Vaucelles le 15 février 1556, et qui ne surprit que le pape, qui l'avait proposée dans l'espérance qu'elle serait refusée par Henri II. La même année, Charles-Quint abdiqua l'empire en faveur de son frère Ferdinand, déjà roi des Romains ; il remit la souveraineté de ses royaumes à Philippe II, son fils, et se retira dans un couvent de la province d'Estramadure, où il mourut le 21 septembre 1558. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 21 Sep - 16:14 | |
| Histoire du Québec en 1549 ( France) :
En 1533, un humaniste picard du nom de Charles de Bovelles (1479-1553) — un disciple de Jacques Lefèvre d'Étaples (1450-1536), l'un des pères de la Réforme française et l’un des plus grands philologues de la Renaissance — écrivit un ouvrage sur les «langues vulgaires» parlées en France: De differentia vulgarium linguarum et Gallici sermonis varietate («Des différentes langues vulgaires et variétés de discours utilisés dans les Gaules»). Dans son ouvrage, l’auteur faisait remarquer: «Il y a actuellement en France autant de coutumes et de langages humains que de peuples, de régions et de villes.» Il évoquait notamment les «peuples étrangers» que sont les Burgondes, les Francs, les Bretons, les Flamands, les Normands, les Basques et les «Germains cisrhénans». Son inventaire des langues indigènes (les langues d'oïl) comprenait «les Lorrains, les Bourguignons, les Poitevins, une partie des Belges comme les habitants d'Amiens et de Péronne, les habitants de Saint-Quentin, de Laon et les Esses, les Parisiens, ceux du Hainaut». En somme, l'auteur soulignait la très grande diversité linguistique dans la France de son époque.
Il ne faut pas oublier qu’à cette époque la plupart des Français — soit 99 % — ne parlaient pas le français, mais leur langue régionale appelée patois. C’est d’ailleurs dans ces langues que les prêtres s’adressaient à leurs ouailles. Lorsque les enfants allaient dans les écoles de village, c’est également dans ces langues qu’ils apprenaient les préceptes de leur religion et parfois certains rudiments d’écriture. On ne parlait français qu'à Paris et au sein des classes aristocratiques du nord de la France.
Sur le plan des idées, en dépit des guerres d'Italie et des guerres de religion qui ravagèrent la France tout au long du XVIe siècle, le pays vécut une période d'exaltation sans précédent: la Renaissance, la fascination pour l'Italie, les nouvelles inventions, la découverte de l'Amérique ouvrirent une ère de prospérité pour l'aristocratie et la bourgeoisie. Pendant que la monarchie consolidait son pouvoir et que la bourgeoisie s'enrichissait, le peuple croupissait dans la misère et ignorait tout des fastes de la Renaissance.
1 La prépondérance de l'Italie
Le XVIe siècle fut marqué par la prépondérance de l'Italie dans presque tous les domaines en raison de sa richesse économique, sa puissance militaire, son avance technologique et scientifique, sa suprématie culturelle, etc. Aussi, n’est-il pas surprenant que les Français aient été fascinés par ce pays et qu'ils aient cédé à une vague d'italomanie, que la langue reflète encore aujourd'hui.
À peine maîtres de leur royaume unifié, les rois de France se lancèrent dans les conquêtes extérieures: les guerres d'Italie s’étalèrent de 1494 à 1559. À l'origine, ces conflits mirent en scène le roi de France, qui voulait faire valoir ses droits sur les royaumes de Naples et du Milanais, mais on peut penser aussi que les Français furent attirés par les richesses et la civilisation brillante d'au-delà des Alpes, alors qu'ils accusaient un net retard économique et culturel sur l'Italie, une séquelle de la guerre de Cent Ans. Mais le conflit s'élargit et l'Italie devint le théâtre de rivalités entre la France de François Ier et l'empereur romain-germanique, Charles-Quint (1500-1558), qui était en même temps roi d Espagne.
Les conflits finirent par s'atténuer entre Français et Italiens au point que des contacts étroits et pacifiques s'établirent. De nombreux Italiens vinrent vivre à la cour du roi de France et les mariages diplomatiques, comme celui de Catherine de Médicis avec Henri II, amenèrent à la cour des intellectuels, des artistes et des scientifiques italiens. Régente de France pendant près de 20 ans, Catherine de Médicis sut régner avec une poigne de fer et favorisa le développement des arts... italiens. La cour de France se raffina en s'italianisant.
Cette influence culturelle se refléta nécessairement dans la langue française. Des milliers de mots italiens pénétrèrent le français, notamment des termes relatifs à la guerre (canon, alarme, escalade, cartouche, etc.), à la finance (banqueroute, crédit, trafic, etc.), aux moeurs (courtisan, disgrâce, caresse, escapade, etc.), à la peinture (coloris, profil, miniature, etc.) et à l'architecture (belvédère, appartement, balcon, chapiteau, etc.), sans compter les domaines du vêtement, de l'alimentation, de l'équitation, de la musique, etc. Bref, une véritable invasion de quelque 8000 mots, dont environ 10 % sont utilisés encore aujourd'hui. Beaucoup d'écrivains s'élevèrent alors en vain contre cette intrusion dans la langue française et cette manie de s'italianiser à tout prix. Ainsi, Béroalde de Verville, l'auteur de Moyen de parvenir, exhortait les Français de ne pas dire «la soupe se mange» (influence italienne), mais «on mange la soupe». Le succès fut mitigé, caron retrouve encore aujourd'hui l'expression On parle italien, une traduction mot à mot du célèbre Si parla italiano.
2 Les guerres de religion (1562-1598)
Le XVIe siècle fut aussi l'époque des guerres de religion, contrecoup de la réforme d'Henri VIII en Angleterre (protestantisme), de Luther en Allemagne et de Calvin en Suisse. Ces guerres étaient liées à la mentalité du temps; il semblait n'y avoir que deux possibilités pour ceux qui confessaient une autre religion: se convertir ou périr selon le principe du «crois ou meurs». Catholiques (papistes) et protestants (huguenots) se firent apparemment la guerre pour assurer par la force le triomphe de la «vraie foi», mais ces conflits servirent en réalité les intérêts des grandes familles princières, qui lorgnaient vers le trône en faisant appel, les unes à l'Angleterre, les autres à l'Espagne. Pendant ce temps, les guerres de religion livrèrent le pays à la famine et au pillage, entre les batailles rangées, les massacres, les tortures et les assassinats des Grands du royaume.
Par leur brassage d'hommes et d'idées, ces campagnes militaires contribuèrent plus que tout autre cause à faire entrer dans la langue française un certain nombre de mots anglais et espagnols. Ce sont surtout des termes relatifs à la guerre et aux produits exotiques dus à la découverte de l'Amérique et de l’Asie par les Anglais et les Espagnols.
Cependant, l'Espagne n'a jamais exercé une influence aussi grande que l'Italie sur le français, et l'anglais n'établira son influence qu'au XIXe siècle pour l'Angleterre et qu'après la Seconde Guerre mondiale pour les États-Unis.
3 L'expansion du français
À la fin de ce siècle de conflits militaires, l'expansion du français se trouva renforcée. Le roi avait désormais une armée permanente et ces immenses brassages de la population mâle par les guerres n'ont pu que favoriser le français auprès des soldats. Avec ses 15 millions d'habitants, la France restait le pays le plus peuplé d'Europe et les impôts rendaient le roi de France plus riche que ses rivaux, ce qui contribua à asseoir son autorité et à promouvoir sa langue.
Une autre cause explique également l'expansion du français à cette époque: pour la première fois en France, une importante ordonnance royale, l'édit de Villers-Cotterêts (1539), traitait de la langue. C'est dans son son château de Villers-Cotterêts que François Ier signa l'édit qui imposait le français comme langue administrative au lieu du latin. Le même édit oblige dans chaque paroisse les curés à tenir un registre des naissances: ce fut le début de l'état civil. On peut lire les articles ayant trait à la langue française en cliquant ICI. Cette mesure fit ainsi du français la langue de l’État, mais elle n’était point dirigée contre les parlers locaux, juste contre le latin de l’Église. Néanmoins, au cours de cette époque, notamment entre 1450 et 1550, les langues d'oc disparurent des archives administratives et judiciaires dans le midi de la France.
Dès lors, les jours du latin furent comptés, bien que l'Église catholique continuât à tenir le latin dans le culte et l'enseignement. Évidemment, l'Église s'opposa avec obstination à cette «réforme» qui ravalait le latin en seconde place après le français. Elle réprima même par le fer et par le feu les mouvements de réforme qui préconisaient la «translation» des livres saints en «langue vulgaire». Néanmoins, vers 1520 environ, la Bible et l'Évangile furent traduits en français et tous les calvinistes de France ou de Suisse s'évertuèrent à les répandre sous cette forme, évidemment au grand dam de la hiérarchie catholique. Bon gré mal gré, les polémiques «religieuses» finirent par être toutes écrites en français aussi bien qu'en latin.
De plus, l'imprimerie favorisa la diffusion du français: il parut plus rentable aux imprimeurs de publier en français qu'en latin en raison du nombre plus important des lecteurs en cette langue. Cela dit, c'est à cette époque que nous devons cette déplorable orthographe du français dont les francophones d'aujourd'hui subissent encore les servitudes. Certains esprits de la Renaissance furent sensibles à la gêne qu'imposait alors l'orthographe. Vers 1550, Jean-Antoine de Baïf protestait contre les complications en usage et préconisait un système simple et élégant, mais son succès fut presque nul. Il semble que les écrivains, les lettrés et les gens du monde abdiquèrent en faveur des typographes et leur laissèrent le soin d'écrire le français comme ils le jugeaient, c'est-à-dire plus savant, plus noble et plus flatteur... pour eux. Les typographes, une espèce alors à la mode, fut responsable de biens des traditions, parfois fort sottes, sinon bien encombrantes. Il était reconnu que la graphie du français était déjà si bizarre que les gens distingués pouvaient l'ignorer sans rougir et que les spécialistes tatillons étaient tenus de l'observer.
Enfin, de plus en plus de savants écrivirent en français, notamment des mathématiciens, des chimistes, des médecins, des historiens et des astronomes, et plusieurs écrivains revendiquèrent en faveur de cette langue: Du Bellay, Ronsard, Rabelais, Montaigne, etc. Tout cela nous explique la publication du fameux pamphlet de Joachim Du Bellay, Défense et illustration de la langue française, qui parut en 1549 et est généralement considéré comme le manifeste de La Pléiade.
Dans ce texte, Du Bellay y préconise, contre les défenseurs du latin, l'usage de la langue française en poésie. Il favorise ouvertement l'enrichissement du vocabulaire par la création de termes nouveaux (abréviations de termes existants, création de mots composés, réactivation du sens des racines anciennes, etc.). Les emprunts à d'autres langues, régionales ou étrangères (grecque et latine notamment) sont également conseillés, à condition que les mots choisis soient adaptés en français. Du Bellay recommande aussi d'abandonner les formes poétiques médiévales employées jusqu'à Clément Marot et préconise l'imitation des genres en usage dans l'Antiquité, tels que l'élégie, le sonnet, l'épopée ou l'ode lyrique, mais aussi la comédie et la tragédie. Les idées exprimées par Du Bellay n'étaient pas tout à fait nouvelles, mais celui-ci eut le mérite de les rendre publiques, et ce, avec une certaine audace, il faut l'avouer. Rappelons qu'on peut consulter le texte au complet de Défense et illustration de la langue française de Du Bellay en cliquant ICI. On admirera la richesse et l'invention des mots créés par l'auteur qui met en pratique ce qu'il préconise.
À la fin du XVIe siècle, le français était devenu une langue littéraire et un instrument acceptable pour la transmission des connaissances scientifiques. Bien qu'encore assez différente du français d'aujourd'hui, la langue de cette époque peut se lire sans qu’il ne soit nécessaire de passer par la traduction; il s'agit presque de français moderne. Cependant, le peuple continuait d'ignorer à peu près tout de cette langue qui commençait à se codifier; dans la région de Paris, il parlait un autre type de français qui ne s'embarrassait pas des latinismes, des italianismes et des hispanismes, lesquels ne préoccupaient encore que les lettrés, les bourgeois et les nobles. |
|  | | Michel Indépendantiste

Inscrit le : 24 Oct 2005 Messages : 1826
| Sujet: Re: Histoire comparative du monde et du Québec Jeu 21 Sep - 16:18 | |
| Commentaires pour 1549 D'ailleurs au retour de nos ancêtres explorateurs le Québec deviendra entièrement frrançais bien avant l'unité linguistique de la France qui se réalisear que sous Napoléon |
|  | | | Histoire comparative du monde et du Québec | |
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