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| | Le français est-il une langue supérieure ? | |
| | | Auteur | Message |
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KAOU

Inscrit le : 30 Jan 2008 Messages : 7
| Sujet: Le français est-il une langue supérieure ? Ven 8 Fév - 14:50 | |
| Claude Hagège, Professeur au Collège de France, donne un avis intéressant sur le rapport des langues dites régionales par rapport à la langue française
Extrait d'un article de l'Express http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/bretagne/dossier.asp?ida=457849
| Citation: | Le français présentait-il des qualités particulières pour s'être imposé sur le plan national? - Absolument pas. Pour peu que la monarchie se fût installée à Toulouse ou à Bordeaux, au lieu de Paris, nous parlerions en ce moment en occitan, qui serait devenu la langue officielle de ce pays. Le français était au départ un dialecte comme les autres. Il est plus riche en terminologies savantes du fait de sa position historique dominante, mais les langues régionales possèdent une richesse de vocabulaire au moins comparable, sinon parfois supérieure, à celle du français, et leur syntaxe est souvent plus riche. Ainsi, en occitan, l'imparfait du subjonctif continue d'exister, quand il a quasi disparu en français. En poitevin subsiste le genre neutre, en plus du féminin et du masculin. Le problème vient de ce que le mot «dialecte» a une connotation péjorative. Pourtant, tout instrument de communication est une langue. |
Quand on vous le disait ! |
|  | | Nico.fr

Inscrit le : 01 Sep 2006 Messages : 926 Localisation : France
| Sujet: Re: Le français est-il une langue supérieure ? Sam 9 Fév - 9:17 | |
| | Mais personne n'en doutait, c'est même ce qu'on apprend en histoire. |
|  | | Wad-Ailes
Inscrit le : 20 Mai 2007 Messages : 16 Localisation : au Québec
| Sujet: Re: Le français est-il une langue supérieure ? Jeu 1 Mai - 5:53 | |
| La vraie question concernant la 'dite supériorité de la langue française passe par l'évaluation de ses capacités d'expressions.
Selon moi, une langue est supérieure à une autre si elle permet, à l'humanité qui l'utilise, de s'exprimer, en toutes cohérences.
La beauté d'un peuple qui se respecte passe par la compréhension réciproques des individus qui l'anime. Une langue qui possède un vocabulaire bien élaboré, et différents lexiques d'usages spécifiques, est une langue qui mérite d'être inculquée aux enfants du Monde.
Le Français est une langue de belle catégorie. Elle a très certainement contribuée à l'évolution de l'esprit humain.
Car n'est-ce pas à cela qu'une langue supérieure doit servir? Faire évoluer l'esprit humain vers de nouveaux horizons. Raffiné et outiller la Philosophie de l'Homme qui l'utilise afin qu'il se dirige vers une humanité modernisée. |
|  | | VIKING LORD

Age : 45 Inscrit le : 28 Mai 2008 Messages : 30 Localisation : NORMANDIE
| Sujet: Re: Le français est-il une langue supérieure ? Jeu 29 Mai - 12:51 | |
| Boujou.
Ja mé z'amins cé ben biau tout s'chambard mé faudré p'têt y vère coumme eune dictate eud 'la lungue franceis sul'lé outes!!
La langue française, au départ d'ille de France fut imposée à la fin du 19 ème siècle et au début du 20 ème comme la seule acceptable face à tous les "dialectes". Il faut tout de même rappeler que les langues régionales furent interdites et leur usage pénalement sanctionné!!!
On ein veye annui eul'boutissement!!! Moué seu m'éluge eusse 'poulitik.  |
|  | | Patrick Bourgeois Admin

Inscrit le : 17 Oct 2005 Messages : 4268 Localisation : Sainte-Anne-des-Monts
| Sujet: Re: Le français est-il une langue supérieure ? Jeu 29 Mai - 13:00 | |
| | KAOU a écrit: | Claude Hagège, Professeur au Collège de France, donne un avis intéressant sur le rapport des langues dites régionales par rapport à la langue française
Extrait d'un article de l'Express http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/bretagne/dossier.asp?ida=457849
| Citation: | Le français présentait-il des qualités particulières pour s'être imposé sur le plan national? - Absolument pas. Pour peu que la monarchie se fût installée à Toulouse ou à Bordeaux, au lieu de Paris, nous parlerions en ce moment en occitan, qui serait devenu la langue officielle de ce pays. Le français était au départ un dialecte comme les autres. Il est plus riche en terminologies savantes du fait de sa position historique dominante, mais les langues régionales possèdent une richesse de vocabulaire au moins comparable, sinon parfois supérieure, à celle du français, et leur syntaxe est souvent plus riche. Ainsi, en occitan, l'imparfait du subjonctif continue d'exister, quand il a quasi disparu en français. En poitevin subsiste le genre neutre, en plus du féminin et du masculin. Le problème vient de ce que le mot «dialecte» a une connotation péjorative. Pourtant, tout instrument de communication est une langue. |
Quand on vous le disait ! |
Imaginez maintenant à quel point l'anglais est inférieur aux langues régionales
P.B. _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque
"On ne peut pas dire la vérité à la télévision: il y a trop de gens qui regardent" - Coluche
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|  | | Titan Durbois

Inscrit le : 05 Mar 2007 Messages : 391
| Sujet: Re: Le français est-il une langue supérieure ? Jeu 29 Mai - 16:57 | |
| Documents intéressants sur le Français au Québec :
http://www.usherbrooke.ca/catifq/recherche/Numerisation/CAJOLET_Sommets.pdf
___________________________________ Pour le texte qui suit, dommage que le créateur du site n’ait pas dépassé le stade de canadien, le trait d’union ne semblant pas de grande importance. M’enfin, sa compilation est excellente et elle peut-être consultée en version intégrale à cette adresse : http://www.cyberbeach.net/~jrpellan/langue.html Attention, l’entête peut ne pas convenir à un certain publique, le jugement des parents est conseillé.
La parlure des Canadiens français La langue française au Canada se distingue par certaines caractéristiques qui lui sont propres. Au Canada, la langue française se divise en deux grands groupes : la langue acadienne et la langue franco-canadienne. À cela, on peut ajouter le michif, langue des Métis, qui est un croisement du français et du cri. Ce site est consacré à la langue franco-canadienne. Pour plusieurs colons, la langue française était une deuxième langue. À l'époque, chaque région de la France avait son propre dialecte ou patois. Il ne faut pas oublier non plus que le breton, l'allemand, l'italien, le basque, le catalan et l'occitan sont des langues minoritaires en France. Ainsi, beaucoup de colons ne comprenaient pas leurs voisins. Compte tenu de la grande diversité linguistique des colons de la Nouvelle-France, il a fallu qu'une langue plus homogène se développe en ce pays. Par nécessité, le français est devenu la lingua franca des gens. Alors, même s'ils utilisaient un dialecte ou une autre langue à la maison, ils se servaient du français en affaires. D'ailleurs, les gens instruits parlaient déjà le français : le clergé, les hauts fonctionnaires, et la petite bourgeoisie. Pour la première génération née au Canada, c'était le français langue maternelle et le patois comme deuxième langue. Le petit nombre de colons a aussi rendu la normalisation de la langue plus facile avec les écoles des religieux. Des Français de passage au Canada ont souvent commenté la qualité du français en ce pays. À preuve, en 1894 Gailly de Taurines disait: «La distance, le temps ont bien amené, entre le langage des Français et celui des Canadiens, quelques petites différences de prononciation ou d'expressions, mais elles ne vont pas au-delà de celles que nous pouvons constater en France entre nos différentes régions. D'une façon générale, la langue populaire des Canadiens est infiniment meilleure et plus correcte que la langue populaire en France...» «Pour un grand nombre des inventions faites dans notre siècle : les machines, la vapeur, les chemins de fers, nous avons emprunté des termes aux Anglais, et avons adopté leurs mots tels quels, sans même changer leur orthographe, bizarre à nos yeux, nous contentant de les prononcer d'une façon incorrecte. Plus puristes et plus patriotes, les Canadiens ont voulu avoir leur mot propre, à eux appartenant, et ils ont traduit ce que nous avons adopté sans modification. Nous avons accepté rail et wagon, ils ont traduit lisse et char, et tandis que nous montons en chemin de fer, expression des plus bizarres quand on l'examine de près, eux, prennent les chars, ce qui est beaucoup plus logique.» En 1722, le père de Charlevoix, jésuite parisien, écrit: «Nulle part ailleurs (qu'au Canada) on ne parle plus purement notre langue. On ne remarque ici aucun accent.» ________________________________________ Les traits distinctifs Les termes nautiques Au début des colonies de la Nouvelle-France et de l'Acadie, il n'y avait pas de chemins. Les cours d'eau étaient les voies principales. Alors, il est naturel que l'importance de ce mode de transport soit reflétée dans la langue. Ainsi, on ne monte pas dans voiture au Canada on embarque dedans et on y débarque. De plus, le tapis de linoléum est couramment appelé le prélart et on lave le plancher non pas avec une serpillière, mais avec une vadrouille. De même, on avait coutume d'utiliser se greyer pour s'habiller joliment. Et, en Acadie ce phénomène est plus évident. Là, au lieu de lacer ses souliers, on les amarre. Les termes amérindiens Comme on le sait, les Français sont venus au Canada pour exploiter les ressources naturelles. L'industrie principale était la traite de fourrures, ce qui entraînait un contact continuel entre les coureurs de bois français et les peuples autochtones. La contribution linguistique des langues amérindiennes s'est faite essentiellement dans le domaine de la faune et la flore. Il était tout à fait naturel d'emprunter aux Amérindiens les mots pour décrire la terre et l'environnement qui étaient les leurs. Voici quelques emprunts : orignal, pichou, maskinongé, taloudi, atoca, ouananiche, achigan, micouène. De plus, l'influence amérindienne s'est faite ressentie surtout dans le domaine de la toponymie. Citons Québec, Rimouski, Ottawa, Chicoutimi, Témiscamingue, Yamaksa et Manicouagan comme exemples. Les archaïsmes Le français du Canada se caractérise par ses archaïsmes. On y retrouve plusieurs sortes d'archaïsmes : de vieilles prononciations (moé au lieu de moi), de vieux usages (espérer au sens d'attendre), et de vieilles paroles ou locutions jadis courantes en France, mais maintenant disparues (mais que avec le subjonctif au sens de dès que). Dans la grammaire du père Buffier, jésuite, publiée en 1741, l'auteur se fait précis: «Dans les noms froid, étroit, adroit et dans le verbe croire, la diphtongue oi se prononce le plus souvent en è, mais quelquefois en oè. Il en est de même dans nettoyer, et au subjonctif, soit, soyons etc. se prononce en è.» Il existe aussi des phonèmes qui ont existé dans le vieux français, mais qui sont maintenant inconnus ou marginalisés. Par exemple, dans certaines régions du Canada, on continue à utiliser le «r» classique du latin; le /r/ roulé apicalement. Cependant, le r «grasseyé» de l'est du Québec gagne de l'ampleur. Aussi, l'h aspiré est vraiment prononcé dans certaines régions comme il était dans le francien. Soit dit en passant, ces h aspirés se trouvent dans des mots d'origine germanique : hache, hanche, hâte et haie. Les dialectalismes Les immigrants en Nouvelle-France venaient des régions suivantes : Nord-Ouest (Normandie, Perche, Bretagne, Maine et Anjou) 33,16%, Ouest de la France (Poitou et Saintonge) 28,83%, Centre de la France (Île-de-France, Orléans, Touraine et Berry) 20,02%. Ces colons venus de la France parlaient les dialectes de leurs pays d'origine. Ils ont apporté avec eux des mots et prononciations qui ne faisaient pas partie du dialecte dominant, le parisien. Dans cette catégorie signalons: garrocher pour lancer, s'enfarger pour accrocher les pieds dans quelque chose et achaler au sens d'emmerder. En ce qui concerne la prononciation, il y siau pour seau et icitte pour ici entre autres. Les anglicismes Un anglicisme est un mot ou un usage qui a une origine anglaise. Quand deux langues partagent un même territoire, il est inévitable, voire normal, d'avoir des échanges entre elles. Au Canada, l'anglais et le français se côtoient depuis longtemps. Les bûcherons de jadis ont emprunté plusieurs mots à l'anglais : bines de beans, ça ne vaut pas la colle de cull, bécosse de back-house, drave de drive. La perception des anglicismes au Canada n'est pas la même qu'en France. Les Français sont beaucoup plus nombreux et donc plus sécuritaires. Les Canadiens, par contre, ont une peur envahissante de la langue anglaise qui est omniprésente en Amérique du Nord. Au Canada, l'insécurité linguistique se manifeste de plusieurs façons. Ainsi, au Québec, on emploie des néologismes pour remplacer des mots français qui ont l'air trop anglais. Les Canadiens cherchent généralement à éviter les anglicismes de forme, alors que les Français préfèrent garder la forme d'origine. Par conséquent, on a systématiquement remplacé l'anglicisme stop par un autre anglicisme, arrêt. De même, on peut ajouter week-end, que l'on remplace par l'anglicisme fin de semaine, et traversier qui remplace ferry. À Saint-Paul, Alberta et Sudbury, Ontario on peut constater l'usage d'arène au lieu d'aréna sur les écriteaux officiels de ces villes. Les Français voient les anglicismes comme socialement valorisants; les Canadiens perçoivent l'anglais comme une menace . Les plus névrosés le voient comme la langue des conquérants et donc humiliant.
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|  | | Sebb
Inscrit le : 02 Juin 2008 Messages : 732
| Sujet: Re: Le français est-il une langue supérieure ? Mer 4 Juin - 23:47 | |
| | Patrick Bourgeois a écrit: | | KAOU a écrit: | Claude Hagège, Professeur au Collège de France, donne un avis intéressant sur le rapport des langues dites régionales par rapport à la langue française
Extrait d'un article de l'Express http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/bretagne/dossier.asp?ida=457849
| Citation: | Le français présentait-il des qualités particulières pour s'être imposé sur le plan national? - Absolument pas. Pour peu que la monarchie se fût installée à Toulouse ou à Bordeaux, au lieu de Paris, nous parlerions en ce moment en occitan, qui serait devenu la langue officielle de ce pays. Le français était au départ un dialecte comme les autres. Il est plus riche en terminologies savantes du fait de sa position historique dominante, mais les langues régionales possèdent une richesse de vocabulaire au moins comparable, sinon parfois supérieure, à celle du français, et leur syntaxe est souvent plus riche. Ainsi, en occitan, l'imparfait du subjonctif continue d'exister, quand il a quasi disparu en français. En poitevin subsiste le genre neutre, en plus du féminin et du masculin. Le problème vient de ce que le mot «dialecte» a une connotation péjorative. Pourtant, tout instrument de communication est une langue. |
Quand on vous le disait ! |
Imaginez maintenant à quel point l'anglais est inférieur aux langues régionales
P.B. |
Le français influença aussi l'anglais. La royauté d'Angleterre parla "français" pendant au moins deux siècles après la "Conquête" de Guillaume le NOrmand à Hastings.
Le français est une langue internationale comme les autres, pas supérieure. Ce n'est pas une langue "provinciale". |
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