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| | Un garde civil espagnol a été abattu dans les Landes. | |
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Patrick Bourgeois Admin

Inscrit le : 17 Oct 2005 Messages : 4242 Localisation : Sainte-Anne-des-Monts
| Sujet: Un garde civil espagnol a été abattu dans les Landes. Lun 3 Déc - 0:33 | |
| ça va brasser par là-bas...
P.B.
________________________________________________ L'ETA se remet à tuer en France. Pourquoi?
PAYS BASQUE | 00h17 Un garde civil espagnol a été abattu dans les Landes. Cela n'était plus arrivé depuis 1976. L'ETA veut-elle étendre le conflit dans l'Hexagone? Les spécialistes espèrent que non.
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CÉCILE THIBAUD, | 03 Décembre 2007 | 00h17
L'ETA a abattu samedi à bout portant à un garde civil espagnol, laissant son compagnon dans un état critique. L'assassinat a eu lieu devant une cafétéria de Capbreton, une station balnéaire des Landes, dans le Sud-Ouest français. Les deux jeunes agents, qui participaient depuis plusieurs semaines à des opérations de surveillance antiterroriste avec les renseignements généraux français, étaient en civil, et, selon les autorités espagnoles, ils n'étaient pas armés.
A Madrid, on n'est qu'à moitié surpris. Après l'impasse des négociations entre l'organisation terroriste et le gouvernement, puis la rupture de la trêve le 6 juin, l'ETA avait à plusieurs reprises tenté de commettre des attentats mortels: «Nous n'avons aucun doute que l'ETA essaiera à nouveau de tuer, confiait récemment un des hauts responsables de la lutte antiterroriste. Nous n'aurons pas toujours la chance de -contrecarrer ses plans. La seule inconnue est de savoir où et quand les tueurs vont agir.»
La réponse est venue samedi peu après 9 h du matin à Capbreton. Les deux gardes civils étaient entrés par hasard dans la cafétéria Les Ecureuils, pour petit-déjeuner. Selon les témoins, leur regard aurait croisé celui de trois personnes attablées, une femme et deux hommes qui parlaient espagnol. Il semblerait qu'ils se soient alors «repérés» mutuellement. Lorsque les deux gardes civils sont sortis, les trois autres leur ont emboîté le pas et leur ont tiré dessus à bout portant avant de prendre la fuite.
C'est le premier assassinat commis par l'ETA en France contre des agents espagnols depuis 1976. Les terroristes, qui revendiquent pourtant la réunion des deux territoires basques français et espagnol, veillent généralement à commettre peu d'actes violents sur le sol français, zone de repli et d'approvisionnement logistique pour les commandos. Une rencontre fortuite?
Pourquoi avoir mis fin à cette règle en vidant leur chargeur de sang-froid? S'agit-il d'une volonté d'internationaliser le -conflit? Les spécialistes de la lutte antiterroriste en doutent: l'ETA serait militairement trop faible. Il s'agirait donc plutôt d'une rencontre fortuite et d'une décision sur le vif du commando, qui a décidé de «se payer» des gardes civils, au moment où vient d'être rendu à Madrid le jugement d'un mégaprocès, à l'issue duquel trente personnes ont été condamnées à des peines de onze à vingt-deux ans pour leur appartenance à l'ETA. _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque
"On ne peut pas dire la vérité à la télévision: il y a trop de gens qui regardent" - Coluche
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|  | | Patrick Bourgeois Admin

Inscrit le : 17 Oct 2005 Messages : 4242 Localisation : Sainte-Anne-des-Monts
| Sujet: Re: Un garde civil espagnol a été abattu dans les Landes. Lun 3 Déc - 0:35 | |
| TERRORISME L'ETA a déjà tué 198 gardes civils en Espagne NOUVELOBS.COM | 02.12.2007 | 17:16
L'organisation séparatiste basque ETA, soupçonnée d'avoir abattu samedi 1er décembre un garde civil espagnol en France, a tué en 39 ans de violence près de 200 membres en activité de cette force de sécurité comparable à la gendarmerie française. La Garde civile a payé de loin le plus lourd tribut à la lutte contre l'ETA depuis le début en 1968 des attentats meurtriers de l'organisation, qui ont fait en Espagne 819 morts, selon les statistiques officielles du ministère de l'Intérieur.
Sur ce total, 478 victimes, soit plus de la moitié, appartenaient à l'armée et aux forces de sécurité nationales et locales: 198 gardes civils, 145 policiers nationaux, 97 membres des forces armées, 48 policiers locaux et régionaux.
Raul Centeno, 24 ans, abattu près de Capbreton (sud-ouest) est devenu samedi le premier garde civil tué par un membre présumé de l'ETA en France. Son compagnon Fernando Tampero, 23 ans, grièvement blessé, était samedi soir entre la vie et la mort.
En avril 1976, deux inspecteurs de police espagnols avaient été assassinés à Hendaye (sud-ouest), où ils s'étaient rendus pour voir un film.
Le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero et l'ensemble de la classe politique espagnole ont rendu hommage samedi à la Garde civile et à son travail dans la lutte contre l'ETA, considérée par l'Union européenne comme une organisation terroriste.
Fondée en 1844, la Garde civile compte environ 72.000 membres, répartis dans l'ensemble du pays, qui ont un statut militaire, assoupli par une récente loi.
L'ETA, qui avait cessé ses attentats meurtriers en 2004, avait tué deux Equatoriens lors d'un attentat à l'aéroport de Madrid en décembre 2006. Elle a annoncé en juin dernier la fin de son "cessez-le-feu permanent" décrété en mars 2006 et a repris depuis ses attentats, qui visent prioritairement les forces de sécurité et la justice. _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque
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|  | | Patrick Bourgeois Admin

Inscrit le : 17 Oct 2005 Messages : 4242 Localisation : Sainte-Anne-des-Monts
| Sujet: Re: Un garde civil espagnol a été abattu dans les Landes. Lun 3 Déc - 0:45 | |
| Comment deux gardes civils espagnols ont-ils pu être pris pour cibles, samedi matin, à bout portant, au beau milieu de Capbreton, paisible station balnéaire de la côte Atlantique ? Surtout, comment ces deux hommes, dont l'un, Raul Centeno, 24 ans, a été tué et l'autre, Fernando Tampero, 23 ans, gravement blessé, et qui n'étaient peut-être même pas armés, ont-ils pu se laisser surprendre par des agresseurs qui faisaient probablement partie de l'organisation basque ETA ? La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, qui a tenu un point presse à la mairie de Capbreton, a évoqué samedi après-midi "une rencontre fortuite" dans une cafétéria où les membres de la garde civile étaient allés prendre un café. Ils se seraient assis involontairement non loin des etarras présumés, ces derniers ayant pu les reconnaître ou avoir entendu leurs conversations.
Les militaires espagnols, selon Michèle Alliot-Marie, se trouvaient sur le territoire français "dans le cadre d'une mission habituelle de coopération avec la police française dans la lutte contre le terrorisme ETA". Quelle mission ? La ministre a simplement évoqué un travail de "renseignement", sans précision. Elle a souligné que "trois membres présumés d'ETA, deux hommes et une femme" sont impliqués dans ce qu'elle a qualifié "d'assassinat".
L'ETA "n'obtiendra jamais ce qu'elle veut par la violence"
C'est ce même terme "d'assassinat" qui a été repris un peu plus tard par François Fillon, lorsque le Premier ministre a exprimé "toute sa solidarité dans cette cruelle épreuve" à son homologue espagnol. "La France (...) vous assure de sa volonté de poursuivre avec vous le combat contre le terrorisme", a écrit François Fillon dans ce message au chef du gouvernement espagnol. Nicolas Sarkozy a téléphoné un peu plus tard au chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, pour lui transmettre ses condoléances. Ce dernier a "très fermement" condamné l'agression, ajoutant que l'ETA "n'obtiendra jamais ce qu'elle veut par la violence". "C'est la prison qui attend les auteurs de cet attentat", a lancé pour sa part le ministre espagnol de l'Intérieur.
La France et l'Espagne collaborent depuis de longues années dans la lutte contre l'ETA sur leurs territoires respectifs, mais c'est la première fois que l'organisation armée basque est soupçonnée d'avoir tué un garde civil en France. Les auteurs présumés des coups de feu sont toujours activement recherchés. Le dispositif Epervier a été activé et une Peugeot 307 de couleur sombre est recherchée. Au cours de leur cavale, les tireurs ont brièvement pris en otage une femme dont ils ont volé le véhicule et qui n'a retrouvé la liberté qu'au sud de la Gironde, du côté de Saucats, où elle a pu prévenir la gendarmerie. _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque
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| Sujet: Re: Un garde civil espagnol a été abattu dans les Landes. Lun 3 Déc - 0:47 | |
| ETA: le policier blessé dans un état de «de mort cérébrale» REUTERS Les recherches pour retrouver deux hommes et une femme, membres présumés d'ETA soupçonnés d'avoir tué un garde civil espagnol et blessé très grièvement le second policier samedi matin à Capbreton, se poursuivent. SOURCE AFP LIBERATION.FR : samedi 1 décembre 2007 37 réactions Le garde civil espagnol grièvement blessé samedi à Capbreton (Landes) par des membres présumés d'ETA se trouvait dimanche matin en "état clinique apparent de mort cérébrale", a-t-on appris auprès de l'hôpital de Bayonne où il est hospitalisé. "Fernando Trapero se trouve dans un coma profond, dans un état clinique apparent de mort cérébrale", a indiqué Angel Piquemalle, le directeur du centre hospitalier de Bayonne, à un correspondant de l'AFP. Alors que ce diagnostic devait être vérifié dans la journée au moyen d'un nouveau scanner, les recherches pour retrouver deux hommes et une femme, membres présumés d'ETA soupçonnés d'avoir tué un garde civil espagnol et blessé très grièvement le second policier samedi matin à Capbreton (Landes), se poursuivaient dimanche après la levée du plan Epervier dans la nuit. "Le dispositif a été levé, (les tireurs présumés) sont toujours dans la nature mais nos patrouilles de service restent mobilisées sur cette affaire", a précisé la gendarmerie dimanche matin.
Samedi matin, vers 09H30, sur le parking d'une cafétéria de Capbreton, station balnéaire située à une vingtaine de km du Pays basque français et à 50 km de l'Espagne, deux gardes civils ont été la cible de "deux coups de feu" tirés "de sang froid", selon la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. Raul Centeno, 24 ans, est décédé. Fernando Trapero, 23 ans, a reçu une balle en pleine tête..
Les gardes civils espagnols effectuaient "une mission de renseignement (...) dans le cadre d'une mission habituelle de coopération avec la police française dans la lutte contre le terrorisme ETA", a expliqué samedi la ministre. Les deux hommes circulaient dans un véhicule du ministère de l'Intérieur français, selon une source proche de l'enquête.
Pour Mme Alliot-Marie, cet "assassinat" pourrait être le fait d'"une rencontre fortuite" entre les militaires espagnols venus prendre un café et le groupe composé de deux hommes et d'une femme, "trois membres présumés d'ETA". Après les coups de feu, les agresseurs se sont enfuis vers le nord à bord d'un véhicule, avant de prendre en otage une femme, rapidement relâchée à une quinzaine de km au sud de Bordeaux. "Ces individus sont organisés, ils disposent de planques, de matériel, dans tout le quart Sud-Ouest de la France. Ils ont tout ce qu'il faut pour durer dans le temps", a estimé dimanche la gendarmerie.
Toutefois, le plan Epervier, "qui mobilise énormément de personnel" et "n'a pas vocation à durer" car il est surtout efficace "dans les premières heures", a été levé dans la nuit, a-t-on expliqué. Dans ce cas précis, "nous avons affaire à des gens habitués à vivre dans la clandestinité", qui se sont "probablement débarrassés de leur véhicule", a ajouté la gendarmerie.
Le dossier a été confié à la section anti-terroriste du parquet de Paris.
En Espagne, José Luis Rodriguez Zapatero a "très fermement" condamné ces actes samedi, ajoutant qu'ETA "n'obtiendra jamais ce qu'elle veut par la violence". Par ailleurs, partis et organisations syndicales et patronales espagnols ont unanimement appelé à manifester le "rejet du terrorisme" mardi soir dans les rues de Madrid. Le Président Nicolas Sarkozy a téléphoné samedi à M. Zapatero pour lui adresser ses condoléances et exprimer son "désir de redoubler son engagement dans la lutte contre le terrorisme et d'intensifier encore plus la collaboration avec l'Espagne et entre les polices des deux pays".
Dans un communiqué, Batasuna, parti indépendantiste autorisé en France mais interdit en Espagne où il est considéré comme le bras politique d'ETA, a estimé samedi soir que "l'attentat (...) mettait en exergue la nécessité qu'a le Pays basque d'aborder d'urgence un scénario démocratique, un scénario de dépassement du conflit". _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque
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Inscrit le : 17 Oct 2005 Messages : 4242 Localisation : Sainte-Anne-des-Monts
| Sujet: Re: Un garde civil espagnol a été abattu dans les Landes. Lun 3 Déc - 12:29 | |
| 41 indépendantistes basques arrêtés en Espagne depuis vendredi Arrestation vendredi de l'ex-directeur du journal basque Egin. (Reuters) Cette vague d'arrestations se déroule alors que, samedi, deux gardes civils espagnols ont été l'un tué, l'autre très grièvement blessé par des membres présumés de l'ETA. AFP LIBERATION.FR : lundi 3 décembre 2007 0 réaction Quarante et un membres d'organisations indépendantistes basques ont été interpellés depuis vendredi, sur un total de 46 mandats d'arrêts délivrés par le tribunal antiterroriste espagnol. Cette vague d'arrestations se déroule alors que, samedi, deux gardes civils espagnols ont été l'un tué, l'autre très grièvement blessé par des membres présumés de l'ETA.
Sur le même sujet Capbreton : ETA passe un palier Des actes de violences urbaines attribués à la jeunesse radicale basque proche de l'ETA se sont multipliés ce week-end au Pays Basque espagnol, après le lancement de ces 46 mandats d'arrêts.
Les militants interpellés font partie des accusés du plus grand procès organisé en Espagne contre la mouvance de l'ETA, entre novembre 2006 et mars dernier et dont le verdict sera rendu probablement le 10 décembre. Vingt-trois d'entre eux devaient être présentés lundi au tribunal pour se voir notifier leur placement en détention provisoire à l'approche du verdict.
14 d'entre eux vont être condamnés en tant que dirigeants d'organisation terroriste et 17 d'entre eux pour appartenance à une organisation terroriste, selon une source judiciaire.
Ils appartiennent à un conglomérat d'organisations basques agissant sur le terrain politique (Kas-Ekin), international (Xaki), médiatique et culturel (le journal Egin) ou promouvant des actions de désobéissance civile (Fondation Joxemi Zumalabe).
Le parquet avait estimé au cours du procès que ces organisations faisaient en réalité partie de l'appareil politique de l'organisation armée ETA, tenue pour responsable de 819 morts en Espagne, en 39 ans d'attentats pour l'indépendance du Pays Basque. _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque
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