
Ici, les indépendantistes peuvent s'exprimer ! (Depuis oct. 2005) |
| | | | Auteur | Message |
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Louis G.

Inscrit le : 14 Mar 2006 Messages : 615 Localisation : Nouveau-Brunswick
| Sujet: Question Mar 22 Avr - 20:20 | |
| Salut tout le monde,
Je participe au projet de film « 1837 secondes pour l’Indépendance ». Notre clip ce situera au lendemain du référendum de 95 … ce n’est qu’une façon comme une autre de parler d’indépendance.
Pour le tournage et le montage, ça serait vraiment apprécié si vous pourriez me décrire un peu ce que vous avez ressenti le lendemain de la défaite. Je sais que ma question est très vaste, mais disons : le temps, l’atmosphère … vous voyez le genre. Je ne pourrai surement pas reproduire ça au tournage, mais ça me donnera une petite idée … de plus, ça va grandement nous aider au montage.
Merci d’avance !
Louis. _________________ « Révolte-toi contre l'iniquité, contre le mensonge et l'injustice. Lutte ! Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. » - Kropotkine |
|  | | Harfang_QC Indépendantiste


Age : 19 Inscrit le : 25 Fév 2008 Messages : 1546 Localisation : Lévis
| Sujet: Re: Question Mar 22 Avr - 21:51 | |
| Dsl, j'avait seulement 7 ans au moment du référendum alors, je ne m'en rappelle pas. Je ne savais même pas sur quoi portait la question dans ce temps-là lol  _________________
 Coordonnateur du RRQ de Lévis  Nous devons être unis pour vaincre, sinon nous allons nous faire piétinner par notre ennemi qui, lui, l'est. |
|  | | Mon pays

Age : 37 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 535 Localisation : Témiscamingue
| Sujet: Re: Question Mar 22 Avr - 23:11 | |
| Je me souviens du référendum de 95, j'aivais 23 ans. Je restait à Montréal dans le temps et j'était au CÉGEP du Vieux. J'était descendu au Témiscamingue pour quelques jours, dans mon chère patelin. Voir famille et amis. Le soir du référendum, je regardai donc la T.V. avec mon père, qui est devenu fédéraliste après René Lévesque. Les jours avant le référendum autant à Montréal qu'au Témis. il y avait de l'électricité dans l'air. On parlait de ça beaucoup : "Pour qui tu va voter, comment ça etc. Donc le soir du référendum, j'était pas mal sûr que le oui l'emporterait, pas à cause du dévoilement des scrutins le soir même (qui était largement majoritaire un bon bout de temps), mais parce que je le sentait et surtout, je le voulait énormément. Je le savait à l'époque que tant que les votes de Montréal ne serait pas dévoilés, il ne servait à rien de crier victoire. Avant que les votes de Montréal soit dévoilés le oui avait une forte avance. Mon père, fédéraliste, a dit tout haut avec presque une excitation dans la voix : "Ben là ça se peut que le oui gagne tsé". Et je défends n'importe qui de dire quelque chose contre mon père à cet effet et sur son allégeance politique. Une fois le vote de Montréal rentré, il me semble que le oui et le non on jouer du coude très serré. Puis quand il on annoncé :"Si la tendance du vote ce maintient; c'est l'option du non qui l'emporte". Je me suis dit tout n'est pas joué c'est tellement serré, ils se trompe. Et quand le résultat final est apparu, j'ai eu une immense déception et il y avait aussi de la révolte. Je suis allé me coucher sans parler à personne. Oui j'était ébranlé, stupéfait, incrédule, Révolté, en tabarnak, déçu, triste aussi. À chaud Je me disait : " c'est ça notre peuple, c'est là qu'on veux allé. J'avais alors presque honte d'être québécois". Au référendum de 80, j'avais 9 et je me souviens, qu'un jour une amie de mon père, qui était prof. (presque toute les prof. était souverainistes, mon père également). Une amie de mon père m'a dit : t'aimerais pas ça, que le Québec devienne un pays ? Oui que je lui est répondu. Sa question est venu chercher en moi, dans moi coeur d'enfant, dans ma tête d'enfant des échos qui résonnent encore aujourd'hui. Bon, et bien c'était mes sentiments et impressions sur le référendum. J'espère que ça pourra t'aider. La question de cette enfilade est très pertinente et ça permet, dans mon cas, d'évacuer un peu de méchant. Salut Louis G. _________________ Dans une véritable démocratie, il n'y a pas d'appel au peuple. C'est le peuple qui gouverne et le peuple ne peut s'appeler lui-même. FLQ
Le Québec aux Québécois ! |
|  | | Harfang_QC Indépendantiste


Age : 19 Inscrit le : 25 Fév 2008 Messages : 1546 Localisation : Lévis
| Sujet: Re: Question Mar 22 Avr - 23:22 | |
| | Mon pays a écrit: | Je me souviens du référendum de 95, j'aivais 23 ans. Je restait à Montréal dans le temps et j'était au CÉGEP du Vieux. J'était descendu au Témiscamingue pour quelques jours, dans mon chère patelin. Voir famille et amis. Le soir du référendum, je regardai donc la T.V. avec mon père, qui est devenu fédéraliste après René Lévesque. Les jours avant le référendum autant à Montréal qu'au Témis. il y avait de l'électricité dans l'air. On parlait de ça beaucoup : "Pour qui tu va voter, comment ça etc. Donc le soir du référendum, j'était pas mal sûr que le oui l'emporterait, pas à cause du dévoilement des scrutins le soir même (qui était largement majoritaire un bon bout de temps), mais parce que je le sentait et surtout, je le voulait énormément. Je le savait à l'époque que tant que les votes de Montréal ne serait pas dévoilés, il ne servait à rien de crier victoire. Avant que les votes de Montréal soit dévoilés le oui avait une forte avance. Mon père, fédéraliste, a dit tout haut avec presque une excitation dans la voix : "Ben là ça se peut que le oui gagne tsé". Et je défends n'importe qui de dire quelque chose contre mon père à cet effet et sur son allégeance politique. Une fois le vote de Montréal rentré, il me semble que le oui et le non on jouer du coude très serré. Puis quand il on annoncé :"Si la tendance du vote ce maintient; c'est l'option du non qui l'emporte". Je me suis dit tout n'est pas joué c'est tellement serré, ils se trompe. Et quand le résultat final est apparu, j'ai eu une immense déception et il y avait aussi de la révolte. Je suis allé me coucher sans parler à personne. Oui j'était ébranlé, stupéfait, incrédule, Révolté, en tabarnak, déçu, triste aussi. À chaud Je me disait : " c'est ça notre peuple, c'est là qu'on veux allé. J'avais alors presque honte d'être québécois". Au référendum de 80, j'avais 9 et je me souviens, qu'un jour une amie de mon père, qui était prof. (presque toute les prof. était souverainistes, mon père également). Une amie de mon père m'a dit : t'aimerais pas ça, que le Québec devienne un pays ? Oui que je lui est répondu. Sa question est venu chercher en moi, dans moi coeur d'enfant, dans ma tête d'enfant des échos qui résonnent encore aujourd'hui. Bon, et bien c'était mes sentiments et impressions sur le référendum. J'espère que ça pourra t'aider. La question de cette enfilade est très pertinente et ça permet, dans mon cas, d'évacuer un peu de méchant. Salut Louis G. |
Ça fait du bien d'exprimer nos sentiments de temps en temps.  _________________
 Coordonnateur du RRQ de Lévis  Nous devons être unis pour vaincre, sinon nous allons nous faire piétinner par notre ennemi qui, lui, l'est. |
|  | | Mon pays

Age : 37 Inscrit le : 19 Jan 2008 Messages : 535 Localisation : Témiscamingue
| Sujet: Re: Question Mer 23 Avr - 1:14 | |
| De temps en temps c'est bien et le plus souvent possible c'est mieux et surtout, quand il y des personnes, qui comprennent.
Salut salut Louis!
Faudrait que je tenvoie bientôt d'autres farces par courriel.
Encore une fois, Salut, mon pote virtuel. _________________ Dans une véritable démocratie, il n'y a pas d'appel au peuple. C'est le peuple qui gouverne et le peuple ne peut s'appeler lui-même. FLQ
Le Québec aux Québécois ! |
|  | | Harfang_QC Indépendantiste


Age : 19 Inscrit le : 25 Fév 2008 Messages : 1546 Localisation : Lévis
| Sujet: Re: Question Mer 23 Avr - 3:56 | |
| Ouais faudrait lol sont trop bonne  _________________
 Coordonnateur du RRQ de Lévis  Nous devons être unis pour vaincre, sinon nous allons nous faire piétinner par notre ennemi qui, lui, l'est. |
|  | | Louis G.

Inscrit le : 14 Mar 2006 Messages : 615 Localisation : Nouveau-Brunswick
| Sujet: Re: Question Mar 29 Avr - 19:09 | |
| Merci, Mon pays! _________________ « Révolte-toi contre l'iniquité, contre le mensonge et l'injustice. Lutte ! Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. » - Kropotkine |
|  | | Wolfred Nelson Admin

Inscrit le : 18 Oct 2005 Messages : 692
| Sujet: Re: Question Dim 4 Mai - 23:12 | |
| J'avais 16 ans en 1995 et j'étais déjà militant.
Le mot qui me revient quand je pense au soir du référendum de 1995, c'est la rage. Mais pas la déprime, plutôt l'envie de me battre férocement. Ce que je fais depuis.
Comme l'a dit Parizeau : "On se crache dans les mains et on recommence!"
Et Parizeau avait ajouté : "On attendra pas 15 ans cette fois-ci"...  |
|  | | Nico.fr

Inscrit le : 01 Sep 2006 Messages : 926 Localisation : France
| Sujet: Re: Question Lun 5 Mai - 11:36 | |
| | Wolfred Nelson a écrit: | J'avais 16 ans en 1995 et j'étais déjà militant.
Le mot qui me revient quand je pense au soir du référendum de 1995, c'est la rage. Mais pas la déprime, plutôt l'envie de me battre férocement. Ce que je fais depuis.
Comme l'a dit Parizeau : "On se crache dans les mains et on recommence!"
Et Parizeau avait ajouté : "On attendra pas 15 ans cette fois-ci"...  |
et pourtant on y arrive au 15 ans .... |
|  | | ChevalierDeLorimier Indépendantiste


Inscrit le : 22 Juin 2007 Messages : 1641 Localisation : Sherbrooke
| Sujet: Re: Question Lun 5 Mai - 11:44 | |
| En 1995, j'avais huit ans. Je me rappelle seulement d'une chose. Une fois, mon père m'a dit : « On s'en va voter pour décider si le Québec doit devenir un pays. » C'était la première fois que j'entendais parler de la souveraineté du Québec. Étant plein d'enthousiasme comme tout enfant, je m'exclamai alors : « Ah oui, papa! Ça serait chouette qu'on devienne un pays! »
Mon papa ne m'a jamais répondu. Je ne savais pas que lui, ainsi que toute sa famille, étaient rouges à l'os. Ma grand-maman, que je n'avais jamais connue, avait été adoptée et élevée par de riches anglophones. Quant à mon grand-père, toujours vivant, il serait sans doute encore prêt aujourd'hui à vendre son âme au diable pour devenir un vrai Canadien anglais, puisque, enfant, il avait grandi dans un village ne comptant que trois familles francophones. Mais tout ça, j'étais trop jeune pour le comprendre.
Le lendemain, mes parents ne m'ont pas dit quel était le résultat du vote. Je ne l'ai appris que des années plus tard lors d'un cours d'Histoire du Québec et du Canada ...en 2003. _________________ «Tout à l'heure, mon cher ami, quand vous me traitiez si généreusement, j'admirais votre talent, que j'ai prédit, vous vous en souvenez, dès 1880 ; mais ce que j'admirais surtout, c'est que vous vous soyez à ce point affranchi de toute intonation et, plus généralement, de toute particularité lorraine.»
Les Déracinés, Maurice Barrès |
|  | | symon

Inscrit le : 04 Juin 2006 Messages : 362
| Sujet: Re: Question Jeu 8 Mai - 14:56 | |
| J'avais 18 ans en 1995. C'était donc la première fois que je votais.
Mon grand-père maternelle venait de décéder et ma grand-mère restait maintenant chez nous. Elle était une pure fédéraliste qui admirait la reine d'Angleterre et formait ses opinions politiques sur la beauté et l'habillement des politiciens... Mon père (un pur et dur) l'a donc confronté: vote pour le Oui ou t'es dehors de ma maison. Ma grand-mère avait une peur immense des maisons pour personnes agées. Elle a donc promis à mon père qu'elle voterait Oui.
Le soir du vote, j'ai passé la soirée à jouer au carte et fumé du pot chez des amis en regardant les résultats à la Télé. J'ai été déçu des résultats. Déçu, pas plus. Je ne voyais pas le résultat comme une défaite mais plutôt comme une nulle. La moitié du Québec veut un pays: Parizeau pourra s'en servir contre Ottawa. Ça ne sera jamais plus pareil. La bataille venait juste de commencer. On connait la suite...
De retour à la maison, j'ai vu mon père complètement bouleversé... et ma grand-mère aussi: c'était la première fois qu'elle "perdait ses élections". |
|  | | Yannick Zurek Admin

Inscrit le : 17 Oct 2005 Messages : 1160 Localisation : Montréal
| Sujet: Re: Question Ven 9 Mai - 0:32 | |
| Le soir du deuxième référendum j'avais 21 ans...
Nous étions de touts ages, réunis dans le sous-sol de mon amis. Un de nos amis, un prof d'économie pret de la retraite, avait amené sa meilleur bouteille de vin, un St-Julien Marquis de Las Cases 1983 (même bouteile que dans L'aile ou la cuisse je crois).
Après le souper, étant donné les résultats sérrés en début de décompte nous devions prendre la décision d'ouvrir la mythique bouteille ou non. Nous l'avons fait mais elle n'eu malheureusement pas le même goût....
Je l'ai encore dans ma cuisine. _________________ Oui il y en a des raisons pour que vous M. Lachance de la rue Ste-Marguerite, vous alliez noyer votre désespoir, votre rancoeur et votre rage dans la bière du chien à Molson. Et toi, Lachance fils avec tes cigarettes de mari… Oui il y en a des raisons pour que vous, les assistés sociaux, on vous tienne de génération en génération sur le bien-être social.
www.quebec-radio.org www.myspace.com/qubecradio www.myspace.com/mesuresdeguerre |
|  | | Louis G.

Inscrit le : 14 Mar 2006 Messages : 615 Localisation : Nouveau-Brunswick
| Sujet: Re: Question Ven 9 Mai - 23:41 | |
| Oh, wow!
C'est génial. Merci! _________________ « Révolte-toi contre l'iniquité, contre le mensonge et l'injustice. Lutte ! Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. » - Kropotkine |
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