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| | Texte de Jasmin sur le FLQ | |
| | Auteur | Message |
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Patrick Bourgeois Admin

Nombre de messages: 5631 Localisation: Sainte-Anne-des-Monts Date d'inscription: 17/10/2005
 | Sujet: Texte de Jasmin sur le FLQ Ven 21 Oct - 14:04 | |
| Je vous le donne dans les prochains jours, ici même, sur le forum... Vous allez voir, c'est une tonne de briques !!!  _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque "Il y a ceux qui se contentent de souhaiter l'indépendance et ceux qui ne sauraient concevoir la vie nationale sans elle". -Gabriel Hudon "On ne peut pas dire la vérité à la télévision: il y a trop de gens qui regardent" - Coluche  |
|  | | Wolfred Nelson Admin

Nombre de messages: 871 Date d'inscription: 18/10/2005
 | Sujet: Re: Texte de Jasmin sur le FLQ Ven 21 Oct - 17:23 | |
| Un texte de Jasmin sur le FLQ?... VIVE CLAUDE JASMIN!!!  |
|  | | Patrick Bourgeois Admin

Nombre de messages: 5631 Localisation: Sainte-Anne-des-Monts Date d'inscription: 17/10/2005
 | Sujet: Le fameux texte !!! Mer 26 Oct - 12:33 | |
| NOS JEUNES FELQUISTES : DES REBELLES IGNORÉS ? C’EST ASSEZ, ÇA SUFFIT ! Après presque un demi-siècle, persiste encore une sorte de honte niaise. On continue, hélas, hélas, hélas, le silence total sur des garçons qui hypothéquaient courageusement leur avenir, qui agirent absolument librement et sans aucun profit appréhendé. Qui résistèrent quoi, armés de manière artisanale tout à fait comme ceux de Saint-Denis ou de Saint-Eustache au temps de la guerre anticoloniale des débuts du XIX siècle. Ces « jeunes gens en colère », qui entrèrent dans la clandestinité, ceux des débuts de 1960 comme ceux de 1970, sont des inconnus pour les jeunes générations. Ils méritent de la lumière, non ? Ils montraient du courage, une audace terrible tant somnolaient la majorité des nôtres, sauf au RIN de Pierre Bourgault. Ils prenaient, oh oui, des risques énormes. Ils allèrent, la plupart en prison, quelques-uns pour longtemps, et en exil, tel Richard Bizier. Ils furent vendus…pour de vrais « 30 deniers », bien sonnants et bien trébuchants, furent trahis par des Judas-Jacques-Lanciault ou bien capturés par une puissante machine de répression militaro-policière avec immense filet mis en action par les agents zélés du fédéralisme canadian et par leurs inféodés au Québec même. Les rebelles de 1837-1838, ces magnifiques « Patriotes » sont au calendrier et fêtés chaque novembre. Conspués par le haut-clergé froussard face aux « bons maîtres », interdits de sépulture chrétienne, ils sont devenus, le temps passant, des héros incontestables. Plus d’un siècle a passé, c’est bien ça ? On grave leurs noms sur des socles, on rend de justes hommages à ces héros antimonarchistes armés. Qui tuèrent parfois. Pour la cause sacrée. Pour les jeunes membres du FLQ rien, c’est un silence qui a assez duré. De jeunes historiens québécois devraient désormais enquêter et publier sur eux. On découvrira, me dit-on, des « qui-ont-mal-tourné », et après ? Dans n’importe quel groupe de libération, toujours, il y a eu des héros qui ont mal vieilli. Durant la Résistance en France comme parmi les batailleurs de l’Irlande-nord. Pas vrai ? Nul patriote n’est tenu de mener une vie exemplaire après le temps des combats. Et vive la liberté! C’est banal, normal, prévisible que certains comportements héroïques ne s’accomplissent que dans l’urgence d’un moment d’histoire, non ? Il s’agit de faire cesser un mutisme louche. De cesser d’intérioriser de façon fort malsaine la vision haineuse de nos desperados selon les vues forcément rapetissantes des ennemis de notre patrie. Je souhaite — et j’ose croire n’être pas le seul — mieux savoir qui étaient ces jeunes gens qui firent trembler pendant des mois, certaines années, les puissants et les assistants passifs de notre DILUTION ORGANISÉE. Tenez ces deux mots. Ils résument clairement ce qu’est l’Histoire du Canada. Cela depuis le goddam Durham jusqu’à la maudite tromperie faussement nommée : confédération. Au temps des premiers bombardements felquistes, travaillant comme scénographe au « réseau français » (réseau tant craint par PET) de la CBC, je me souviens fort bien des mines d’enterrement de la riche English section de la dite Boadcasting Corporation, boulevard Dorchester à Montréal. Crispations partout. Énervements subits. Suspicions virant à la plus folle des paranos dans les couloirs, les bureaux et les salles de réunion. On peut imaginer les semblables désarrois ailleurs, à Ottawa comme à Toronto. Noyautage du personnel par des agents de la Police Montée déguisés en cadres. « Le cadre », petit, moyen, supérieur, c’est si pratique comme camouflage policier. Ce fut un temps de panique, d’agitation bureaucratique allumée par ces quelques jeunes résistants impatients. Bombes donc ici et là ! Posées par qui ne croyaient plus aux faveurs d’une bien lente démocratisation entre les « deux solitudes ». Ainsi le Big Brother (et Big Boss) ce sinistre bloke, Gordon, proclamait scandaleusement que les Québécois, tous, n’étaient pas assez compétents pour obtenir la moindre promotion dans les grandes compagnies, publiques ou semi-publiques. Ainsi, soudainement, voici que des bombes éclataient, sans cesse, et voilà que nous pouvions lire (dans La Presse comme dans Le Devoir) des « avis de promotion » inouïs. Tiens, tiens ! Subitement les Québécois avaient des talents ! Brave et bonne conseillère, la violence ? Quand les felquistes furent mis en cellules pas un seul de tous ces « frais promus » eut l’idée normale d’envoyer au moins des oranges ou des chocolats à ces très jeunes hommes enfermés en pénitenciers ! Oh, les ingrats. C’était de leurs actions intrépides, de la peur, que survenaient leurs neuves fonctions importantes, leurs nouvelles grosses gages. Ces jeunes garçons du FLQ avaient réveillé ces racistes francophobes, bonzes à clubs privés interdits aux nôtres, bonzes du Golden Mile, mandarins racistes des establishements. C’était donc la frousse-au-cul de ces damm blokes qui venait de permettre — à nos compatriotes doués — la fin du mépris raciste anglo et d’avoir droit à des postes de directeurs, de gérants, de surintendants, de directeurs, de vice-présidents. Ah oui, une belle bande d’ingrats ! Ou bien ils étaient tous des innocents, des mal-politisés, des aliénés à plaindre, des désinformés, des polis esclaves habitués aux reconnaisances très tardives. Eh oui, pas une seule orange donc dans ce temps-là… et, en 2005, pas encore un seul nom de ces résistants armés, nulle part, dans aucun manuel scolaire d’histoire, pas une seule mention à aucun anniversaire … anniversaire qui pourrait souligner « un tout-petit-peu-au-moins » les bénéfices cueillis à cette époque par les nôtres. « Oui mais il y a eu des victimes innocentes », me dit-on aussi. Inévitablement. On n’a qu’à lire un peu à propos de tout mouvement d’émancipation, de révolte. Au Mexique des Zapata, des Bolivar comme aux jeunes Etats-Unis de 1776, il y eut des victimes, on peut citer mille villes et/ou pays, n’est-ce pas ? Il faut être d’une candeur rare pour imaginer une lutte, un combat armé et souhaiter qu’on n’y trouve aucun sang versé. Oui, il y a eu, hélas, cette dévouée simple secrétaire chez La Grenade Shoes, cet étudiant, kamikaze sans le vouloir, jeune et maladroit porteur de bombes sous Vallières et Gagnon, l’étudiant Corbo, 18 ans. Et cet agent de police devenu hélas handicapé, hélas aussi ce malheureux concierge, M.O’Neil, gardien d’une caserne militaire une certaine nuit de bombe… Et puis, il y a 25 ans maintenant, événement traumatisant, un député-ministre libéral, Pierre Laporte. J’en oublie ? C’est possible. Encore une fois, cette partie de NOTRE histoire, gênante pour les timorés, qui est tue, cachée, doit désormais trouver de l’éclairage. Ces batailles, rarement meurtrières, devraient faire partie des manuels scolaires, sans aucune espèce de honte, avec vérité. En montrer avantages et désavantages, oui, ces graves inconvénients via la répression. Blocages de promotions pourtant méritée, mon cas à trois reprises à la SRC quand j’étais security risk n’est-ce pas, comme Gérald Godin, ou un Norman Lester, il y a pas longtemps. N’oublions jamais les ordres « implicites » de PET à la RCMP d’où vols des listes du PQ, (vraies) bombes, (faux) communiqués felquistes, incendiât de grange. Oui, il est urgent maintenant qu’un chercheur sorte de l’ombre ces vaillants jeunes défenseurs des nôtres injustement enterrés vifs. Nous souhaitons ce (ou cette) amant de lucidité, de franchise. Que ce sain travail d’histoire normale se fasse dès à présent, presque 50 ans après les premiers gestes du FLQ. Ils sont des faits notoires. Facile à dénicher cette part d’histoire dans les archives des journaux. Maintenant pour rendre justice mais aussi pour faire enrager et nos adversaires néo-rodhésiens (1) et néo-chiens-couchant. Qu’ils en bavent ceux qui, salauds finis, inventent la nocivité et l’inutilité des actes terroristes en vue de notre liberté totale. Personne n’insulte la mémoire de M. Begin qui fut, lui aussi jeune, un fort actif terroriste aux aurores de l’installation de la patrie juive. L’autre qui me dit aussi : « Oui mais le raciste Speak white montréalais des Square Heads, si insultant, on ne l’entend plus. Tout a changé maintenant, non ? » Je réponds : raison de plus de revaloriser les premiers jeunes combattants de notre lutte d’émancipation. Ils furent héroïques, il ne faut plus craindre de le dire, de vanter ces gars-là, de narrer leurs actions illégales mais non « illégitimes », dans nos livres d’histoire. Seul le regard méprisant de nos vieux agents d’assimilation, celui des foremen de nos pères soumis, nous empêchant de crier : « Honneur à vous premiers combattants du milieu du 20ième siècle ! ». Et l’autre mal-décolonisé, aliéné qui me dit encore : « En 2005, pourquoi reparler de ces années noires ? » Parce que « je me souviens », parce que relater ce passé récent, c’est exactement le rôle de l’historien. Justement, en 2005, il faut en parler, il faut inscrire les faits, la courageuse action entreprise quand il y avait encore, malgré les promesses des quatre « L » (Lesage, Lévesque, Lajoie, Laporte) trop peu de progrès, et, partant, trop peu d’espoir. Les âmes délicates, les bons-ententistes à tout prix, les effaceurs des faits gênants, les révisionnistes patentés, tous ces cornichons frileux et hypocrites, ces carpettes de l’axe anglo-américain, ces lamentables cocus-contents, vous verrez, vont se pincer le nez, l’auriculaire en l’air, « Quelle horreur ! Ces bombes, pouah ! » Ce qui va ravir les anciens patrons blokes et leurs courroies dociles en fédérastie. Au moment où le vaiseau coule, au moment où les rongeurs fédérats (afflublés du beau mot de créatifs publicitaires) se sauvent, se cachent…c’est bien, non ?, le bon moment de louanger des jeunes gens impétueux, d’un courage édifiant, et, je le répète, qui hypothéquaient leur avenir complètement. Agissant pas pour gagner des sous ô Juges Gomery de la terre, mais pour effrayer des racistes sourds à 85 % de la population les environnant; ce qui était un racisme québécois à la sauce « Afrique du sud » ! À partir de maintenant, de cet appel, j’ose espérer la rédaction généreuse d’une personne du monde des historiens. Justice sera enfin rendue. Un malodorant silence enfin brisé. Un tabou bien con enfin démoli. Tout un pan de notre histoire, celle de nos jeunes felquistes, n’a absolument rien de honteux. Cette honte que la gent bien-pensante, languedebois-parlante, nous ordonne de nous taire sans le dire, elle fait exactement le jeu de nos dominateurs. Y compris le jeu de la horde des méprisables libéraux à commanditaires stupides, à vagues de pavillons unifoliés. Et le jeu des valets ottawaïens, des rois-nègres serviles, à la Georges-Étienne Cartier, le vire-capot, ou à la Louis St-Laurent, le tergiversationnaliste, ou encore à la PET-Trudeau, le jetsetter apatride et déraciné, enfin à la Jean Chrétien, cet ignoble Janus (à deux et quatre faces) le pire de notre histoire. Eux tous et bien entendu de mèche avec nos adversaires les noyeurs intéressés de nations souveraines, les installateurs zélés de mosaïques et du multi-cul… instrument si pratique pour nous diluer au plus tôt : qui ? Nous : les trop longtemps endormis Québécois bafoués, nous, la trop patiente naguère MAJORITÉ INVISIBLE, nous, les anciens mollassons « moutons », nous les ancien favorisateurs des ghettos, nous les jadis racistes invertis (nous n’étions que des crétins, c’est entendu…)., c’est terminé en 2005, enfin ! Combat essentiel en 2005 ! Eux, les à-abattre » électoralement désormais avec tous leurs parasites vénaux, des Chuck Guité graisseurs compulsifs jusqu’au « prophète indépendantiste » loufoque, le pourri revenant shakespearien du Danemark, l’Alphonso. Je sais, je sens, que l’on va venir corriger cette part de notre histoire en 2005 et le vieil homme que je suis devenu en est si content, si léger, si fier. Je dis déjà merci à cette personne courageuse. J’ai déjà hâte à cette lumière. J’ai hâte déjà à toute la vérité. Comme je le fis, en 1965 en page de garde de mon roman populaire (ce qui enragea les abbés Marcotte de tout le territoire! ), « Pleure pas Germaine », je veux dédier ce petit pamphlet à… (et peu m’importe s’ils ont bien ou mal tourné — et c’est quoi au juste « mal tourné » — ) à MM. Mario Bachand, Alan Brouillard, Richard Bizier (que je revois parfois), François Gagnon, Jacques Giroux, Gabriel Hudon (condamné 20 fois à la « perpétuité » et à qui, en 1980, je confiai mon « Contes du Sommet bleu » chez Quebecor), Yves Labonté, Denis Lamoureux (aidé à sa sortie de pénitencier par Pierre Péladeau), Eugénio Pilote, Gilles Pruneaux (rencontré à la célèbre « Taverne Royal Pub » en 1961), Pierre Schneider (aidé aussi chez Péladeau), Georges Schoeters, (émigrant du pays de Brel), Roger Tétreault, Raymond Villeneuve (encore actif chez les radicaux de la cause). Vive TOUTE l’histoire ! CLAUDE JASMIN (1 : « rodhésien » est l’infamante épithète publiquement utilisée pour nos racistes par René Lévesque face au racisme francophobe des anglos de son temps. C.J. ). _________________ "La révolution est à bâtir, ou bien elle se dissipe". -Jacques Berque "Il y a ceux qui se contentent de souhaiter l'indépendance et ceux qui ne sauraient concevoir la vie nationale sans elle". -Gabriel Hudon "On ne peut pas dire la vérité à la télévision: il y a trop de gens qui regardent" - Coluche 
Dernière édition par le Jeu 27 Oct - 12:05, édité 1 fois |
|  | | Samuel Coulombe

Nombre de messages: 779 Localisation: Ville de Québec Date d'inscription: 18/10/2005
 | Sujet: Re: Texte de Jasmin sur le FLQ Mer 26 Oct - 12:55 | |
| Bravo, tout simplement Bravo! :coeur: _________________ Citoyens! L'heure est au militantisme de terrain!  |
|  | | Reynald Savard Indépendantiste


Nombre de messages: 1502 Localisation: Chicoutimi Date d'inscription: 19/10/2005
 | Sujet: Texte de Jasmin sur le FLQ Mer 26 Oct - 15:16 | |
| Bravo monsieur Jasmin pour ce merveilleux texte. Il est certain que plusieur personnes nous diront que les actions posées par les FELQUISTES n'étaient pas nécessaires et inutiles...? A mon avis ils faut comme vous le faite si bien se placer dans le contexte des années 1960 à 1970 pour en saisir toute son importance à long terme. Voici une transcription complète de la Cognée, ORGANE bimensuel DU FRONT DE LIBERATION DU QUEBEC LA BONNE NOUVELLE NO 18 * 31 AOUT 1964 Le FLQ a maintenant franchi les frontières des Laurentides et possède une bonne organisation technique au Saguenay-Lac-St-Jean. La cognée sera publiée à un nombre toujours croissant d’exemplaires afin de resserrer les liens qui nous unissent. En plus de distribuer l’édition générale, nous aurons nos propres bulletins afin de transmettre les messages aux révolutionnaires de la région, dénoncer les traîtres et dévoiler les injustices dont nous sommes victimesdepuis notre asservissement dans la Con-fédération. Au nom de notre LIBERTE, soyons solidaires et ne craignons pas de contribuer par nos efforts et nos deniers à la lutte pour la libération nationale. Le QUEBEC appartient à chacun de nous, et nous le reprendrons. Vive la RÉVOLUTION et vive le QUEBEC LIBRE. ********************************Gabriel DUMONT. LA VISITE DE LA REINE Par Paul LEMOYNE. Malgré nos mises en garde, malgré l’opposition exprimée par le peuple québécois, l’or gueil inconscient de Buckingham Palace, du gouvernement canadien et des collabora teurs de Québec, ont permis qu’Elisabeth vienne affronter l’hostilité et la haine. Nous nous somme opposés à cette visite pour deux raisons principales: *elle est un affront à notre collectivité nationale, car la reine est syombole des structu res fédérales qui ont fait du Québécois un colonisé; * elle risque de favoriser les actes inconsidérés des extrémistes et des fanatiques, dont les conséquences retomberont sur toute la nation. Aussi au cours de septembre, le peuple québécois protestera de nouveau contre la ve nue d’une souveraine étrangère, espérant alerter l’opinion contre la stupidité et le mal- à-propos d’une telle visite. Nous demandons à tous les sympathisants du F.L.Q., et à ses militants qui n’ont pas reçu de directives précises, de se joindre aux manifestants …/(suite à la page trois) Page 2 numéro 18 EFFEERVESCENCE RÉVOLUTIONNAIRE par Paul LEMOYNE De plus en plus de patriotes se rendent compte que l’action électorale ne peut aboutir qu’à un échec, et que l’action « légale » en général risque d’aboutir à un cul-de-sac. C’est là un pas de plus de franchi dans la lutte pour l’indépendance nationale. Cette évolution s’accélère sans cesse, par la pression des évènements d’une part et par notre action d’autre part. Les mois passés ont donné naissance à un certain regroupement des forces révolutionnaires au Québec, et ont donné naissance à une prise de conscience chez les éléments progressistes de notre population. Cette évolution se double d’un danger très net. Ce danger est le suivant: ces ¨nouveaux¨ révolutionnaires risquent, en adoptant la clandestinité, de se lancer à corps perdu dans une action maladroite et prématurée. Deux choix s’offrent au militant. Les choix. Premier choix: réunir d’autres patriotes et fonder un mouvement. Solution d’autant plus attirante qu’elle flatte l’orgueil: car les ¨nouveaux¨ dirigeront un mouvement. Mais aussi, solution remplie d’embûches qui disperseront les énergies. Par inexpériences, par manque de connaissance, ils accumuleront erreur sur erreur et se trouveront très vite entre les mains du CIB. Un patriote lucide, sincère, recherchant plus la libération nationale que sa gloire personnelle doit rejeter ce choix. Le second choix est de suivant: rejoindre les rangs d’un mouvement organisé et structuré. Le contact n’est pas toujours facile à établir, mais en ce qui nous concerne, nos réseaux rejoignent les patriotes sincères assez rapidement. Les avantages. Les avantages de cette deuxième solution sont multiples: *Le militant pourra acquérir l’expérience, en travaillant avec d’autres déjà mûrs: **au lieu de disperser les forces, elle permettra au contraire une unification plus rapide: ***il s’intégrera au sein d’un vaste front où la solidarité et la fraternité règnent entre les militants. ****enfin, par la spécialisation des tâches, l’action révolutionnaire sera plus cohérente et plus efficace. Le dernier avantage est le plus important: un individu à toujours plus de facilité pour agir dans un domaine que dans un autre; soit par ses aptitudes personnelles, soit par sa position sociale. Ainsi, un excellent agent de liaison peut faire un très mauvais saboteur. Ainsi un policier peut être très utile comme agent de liaison et totalement inefficace comme agent de recrutement.¨ Ces remarques vont en choquer plusieurs, qu’ils diront: ¨Pour qui se prennent-ils ?¨ ¨Nous sommes aussi capables de diriger un mouvement.¨ Mais deux choses sont certainesw: les dirigeants actuels ont déjà plusieuers années d’expériences politique; Ensuite, ils n’hésiteront jamais à céder la place aux plus compétents qu’eux. ... page 3 numéro 18 De plus, depuis de nombreux mois, quelques militants travaillent de façon scientifique à se former eux-mêmes et à en former d’autres. Cette longue préparation ne s’accompagne pas toujours de coups d’éclats; mais elle est continuelle et son efficacité n’est plus à démontrer. Nous avons fait des erreurs, et quelques militants sont pour l’instant derrière les barreaux. Cependant, nos erreurs ne sont pas répétées et ne le seront pas; et surtout, elles restent marginales par rapport aux succès remportés. En un mot, le F.L.Q. a un passé riche d’expérience, et un avenir où les forces révolutionnaires accroîteront sans cesse leur puissance, et où les forces oppressives d’Ottawa et des collaborateurs de Québec s’affaibliront continuellement. VIVE L’UNITÉ Paul LEMOYNE ******************************* LA VISITE DE LA REINE ( suite de la première page) du R.I.N. et du F.R.I., au cours ces prochaines semaines. En page 4, dans un article intitulé Àgitation et manifestations`Louis Nadeau traite de quelques principes et techniques de l’agitation, adaptées aux circonstances. Les extraits sont tirés de la brochure ¨Les manifestations¨publication du F.L.Q. VIVE LA REPUBLIQUE, VIVE LA REVOLUTION ! ***********************************************Paul lemoyne LA RÉVOLUTION EN MARCHE Québec: Les autres formations séparatistes se désagrègent; nous avons prédit la désintégra tion de ces mouvement peu dynamiques et dépourvus d’une dialectique authentique ment québécoise. Le R.I.N. se scinde. L’organisation de l’est du Québec dirigée par jean Garon, est en désaccord irréconciliable avec le groupe Bourgeault. Le F.R.I. aura-t-il plus de succès ? Hull Les fédérastes passent à l’action; Louis-Joseph Pigeon, député fédéraste conserva teur est accusé de détourment de mineur et d’actes indécents, sur la personne d’un jeune homme de 18 ans. Pigeon a commis son ATTENTAT en pleine rue. Québec Le Ralliement des Créditistes, réuni en congrès à demandé la création de l’Étât asso cié du Québec au sein de la Con-fédération canadian renouvelée. Encore un peu plus de temps, et ce parti populaire ouvrira complèment les yeux; il exigera l’indépen dance nationale. Montréal Plusieur caisses d’armes sont disparues du port. Cette fois-ci les C.I.B. à réussi à imposer la discrétion aux journaux...collabos. Page 4 numéro 18 AGITATION ET MANIFESTATIONS par Louis NADEAU La reine devant bientôt nous rendre visite , c’est notre devoir de l’accueillir avec tout l’enthousiasme que ces circonstances commandent. Il ne faudrait pas oublier que cette visite a lieu à l’occasion du cententaire des pourparlers qui ont conduit à la confédération. Nous donnerons donc à ces fêtes tout l’éclat qu’elles méritent; il faut préparer avec soin et attention nos manifestations collectives de loyauté à Elisabeth II, Queen of England et Quenn of Canada from coast to coast. Rappelons brièvement les faits: plusieurs organisations québécoises, dont la société Saint-Jean-Baptiste, se sont opposés à cette visite; on a même parlé des possibilités d’un attentat. Donc, le Québec tout entier s’oppose à cette visite. Néanmoins, la reine viendra quand même; cette venue n’étant pas désirée, elle aura besoin de protection; c’est pourquoi la RCMP, le CIB et le gouvernement d’Ottawa ont décidé d’effectuer à cette occasion, le plus grand déploiement des forces répressives jamais vu au Canada. Pour eux, il s’agit de démontrer qu’ils peuvent braver, une fois de plus, la volonté unamime du peuple du Québec; bien que les Québécois ne veulent pas de leur reine, elle viendra quand même, accompagnée de son armée et de ses policiers, voulant ainsi prouver que la volonté d’autodétermination des Québécois doit se plier à la volonté de l’armée CANADIAN. Pour eux, il s’agit d’une manifestation de force (Forces policières et forces armées); ils s’imaginent qu, devant un tel déploiement des forces répressives, les Québecois comprendront qu’il est dangereux de s’opposer à la volonté des colonisateurs. Par contre, nous interprétons ceci comme étant une preuve de faiblesse; il est passé le temps ou la reine pouvait se promener au Québec sans protection parce que nous étions soumis et dociles. Si, aujourd’hui, la reine ne peut plus venir que protégée par ses ¨Tontons macoutes¨, c’est parce que les colonisés se rebellent et que les jours du colonialisme sont comptés. Donc, c’est déjà une victoire pour le peuple du Québec; cette victoire ,il est possible de la compléter par de nouvelles manifestations. Vous trouverez, dans cet article, des informations sur le rôle de l’agitateur. ¨¨...Ainsi dans une manifestation, le rôle de l’agitateur pourra prendre plusieurs formes différentes et même totalement opposée suivant le but à atteindre. Soit un rôle: 1– négatif (ou de contre-manifestant); si le but à atteindre est d’atténuer la portée de la manifestation, de la ridiculiser ou encore de la neutraliser. 2-de modérateur: si l’intérêt commande que la manifestation ait un caractère pacifique. 3-d’activiste dont le but poursuivi est de créer une émeute ou un déploiement de force nettement marqué, afin de mettre en évidence l’insécurité dans laquelle se trouve la nation ou d’insister sur le caractère déplorable qui règne, dans un régime politique donné. ¨ Les remarques précédentes nous incitent à opter à cette occasion ci, pour la troisième forme d’agitation. Déjà tout les moyens pacifiques ont été employés pour empêcher la visite de la reine, avertissement solennels, lettres aux journaux, pétitions, etc…) Ces moyens se sont révélés inéfficaces; la reine viendra quand même. Notre mécontentement s’exprimera maintenant d’une façon plus radicale; ceci afin de démontrer à tous les peuples de la terre que le peuple du Québec s’oppose irrévocablement à cette visite qu’on lui impose. …./ |
|  | | Reynald Savard Indépendantiste


Nombre de messages: 1502 Localisation: Chicoutimi Date d'inscription: 19/10/2005
 | Sujet: Texte de Jasmin sur le FLQ Mer 26 Oct - 15:19 | |
| Suite de la Cognée.... page 5 No 18 Rappelons brièvement l’état psychologique qui se crée dans une manifestation: ¨L’individu plongé dans la masse revendicatrice d’une manifestation est un être irréfléchi, dominé par ses passions, par le sentiment d’être appuyé, par l’impression d’une force invincible. Alors, le tapage, l’odeur de la poudre, les cris et les hurlements, les gestes automatiques, mènent à une sorte d’hypnose qui se carractérisent souvent par des actions gratuites et brutales...Il suffit d’une étincelle pour que toute l’agressivité refoulée du manifestant se céchaine et le conduise à des actes offensifs et sans scrupules. Le rôle de l’agitateur est d’empêcher ou de provoquer cette étincelle et d’en diriger les conséquences. Et cela par des mots d’ordre lancés au bon moment, par des ordres données sur un ton impératif, par des mouvement brusques, etc… LA STRATÉGIE DE L’AGITATEUR. 1– Son attitude face à la foule: L’agitateur est un entraineur, il est le protagoniste qui manœuvre les réactions de la foule. Il doit conduire la foule comme un général napoléonien conduisant une bataille. Sa principale qualité est de garder son sang-froid à l’intérieur de la masse hystérique afin de la dominer et de la diriger. Il doit avoir l’esprit vif et la déduction juste, car il lui faudra lancer les slogans et les mots clés au moment propice, déceler à l’avance les mouvements qui se dessinent dans la foule, les encourager ou les combattre, surtout déceler les contre manifestants (CIB) et neutraliser leur action. 2– Les points stratégiques: Le principal atout pour l’agitateur qui veut rendre une manifestation violente, est de concentrer les forces manifestantes sur un seul point, détestable à l’ensemble (il s’agit souvent d’un lieu symbolique à prendre d’assaut). Par exemple, lors de la manifestation anti-Gordon: les portes du Reine-Elisabeth garder par des policiers et où s’était réfugié celui dont tous réclamait la tête (Donald Gordon). Le point stratégique et le symbole à abattre étant trouvés, les agitateurs concentreront alors les harangues vers ce symbole et essaieront de provoquer une attaque des lieux par les manifestants. Le symbole doit être bien gardé et quasi imprenable. (Il est nécessaire de n’avoir qu’un rassemblement et un seul, la dispersion des manifestants faisant le jeu de l’adversaire). 3– Comment faire monter la fièvre: Le symbole étant trouver, on le dénonce ouvertement, on le réclame par des slogans scandés jusqu’à ce que la foule enchaîne dans son ensemble. On continue ainsi quelques temps jusqu’à ce que le symbole réclamé devienne une idée fixe et le soit avec véhémence...Ensuite, on ordonne à nos voisins d’attaquer, on marche nous-mêmes vers le point à atteindre et cela, jusqu’à ce que le mouvement se déclenche dans la foule, puis on se retire ensuite doucement sans attirer l’attention. Il est inutile de s’exposer. Le but est ensuite d’activer leur arrières-gardes et de les lancer contre la cohue. Il est important d’éviter la dispersion des manifestants. Il faut que le point stratégique soit d’un intérèt général. Attention de ne pas vous laisser emporter par vos sentiments révolutionnaires. En cas de contre-attaque de la part des forces de l’ordre, ou en danger de dispersions, choisissez un point de ralliement (il s’agit d’un autre point de convoitise générale, peu protégé, tel un drapeau ou un monument dans une petit parc peu éloigné. De là, vous rencontrerez la masse et redirigez l’assaut vers le point stratégique. Pour la foule vers le point de ralliement il faut crier de nouveaux slogans, créer …/ page 6 No 18 Un nouveau centre d’intérêt, puis diriger la foule en courant nous-mêmes vers ce point. Le travail des harangues est à recommencer. Il faut de plus retourner au point stratégique, encadrer la foule et la diriger comme dans une parade, avec drapeau en avant (Un chant populaire peut doubler l’intérêt). 4– Face à la mort: Une fois l’assault commencé, s’il se produit des incidents fâcheux tels l’explosion de grenades ou tir des policiers sur les manifestants, il faut donner à la foule le sentiment d’être la plus forte, l’inciter à persister, continuer en criant de façon à scander le même mot d’ordre jusqu’à ce qu’il soit repris par la foule; des mots tels que ABAT LA POLICE, GESTAPO, ON LES AURA, CONTINUER, etc...Et cela, jusqu’à ce que l’émeute se produise. 5-Pour réussir l’offensive: Le mouvement d’assaut étant sur le point d’amorcer, vous commences la distribution de projectiles de toutes sortes (pierres, briques, œufs, etc…) N’en lancez pas vous-même, distribuez-les autour de vous, même le plus pacifique les lancera sans objections...Surveillez toujours les réactions de la foule et tenez-vous prêts à les contenir en centralisant l’intérêt sur le point désiré, ou à les encourager s’ils sont dans le bon sens. Encadrez-bien la foule de façon à éviter la dispersion, à déceler et neutraliser les contre-agitateurs, et de façon à ce que vos mots d’ordre se répandent et soient repris par la foule entière. Restez toujours calmes et maîtres de la situation. LES DISPOSITIFS DE DEFENSE 1-Contre les agitateurs adverses (contre-manifestants). Je le soutiens de nouveau, le seul facteur de réussite pour nous dréside dans la concentration des forces manifestantes en un seul centre d’intérèt. En un seul point que nous appelerons point stratégique, et notre travail est de réaliser et de maintenir cette centralisation des revendications de la foule. Le travail du contre-manifestant est à l’inverse; il tend à disperser la foule, à décentraliser l’intérèt en créant plusieurs centres dans les directions opposées. L’armée et la RCMP possèdent des agitateurs spécialement entrainés pour ce genre de travail. Ainsi, à manifestation McGregor, nous avons vu un homme, dont le chapeau était garni de petits ¨Union Jacks¨ attirer à lui un bonne partie de la masse qui voulut le poursuivre. Par le même stratège, à la même occasion, une femme encadrée de deux puissants policiers et tenant dans ses mains deux petits Ünion Jacks¨obtint le même résultat...Pour combattre les contre-manifestants, il faudra s’infiltrer dans le groupe dispersé, et le haranguer vers le point désiré (Attention de ne pas courir en vous dirigeant vers le groupe pour vous séparer, car vous pourriez attirer à vous d’autres manifestants, ce qui augmenterait la difficulté. ******************************* ********Louis Nadeau LA RÉVOLUTION EN MARCHE Matane: Privé de député depuis près d’un an, les gens de Matane ont compris. Qu’ils aient un député ou non, leur sort est le même: abandon total. ILS NE VEULENT PLUS DE DÉPUTÉS ILS VEULENT PRENDRE LES ARMES Montréal: Les membres du F.R.I. ont fait un piquetage de solidarité avec les grévistes de la Presse. page 7 numéro 18 LETTRE DE SAINT-VINCENT-DE-PAUL LA CONGÉE recevait dernièrement, en primeur, une lettre de Pierre Schneider, en provenance de Saint-Vincent-de Paul. Selon les vœux de l’auteur, copies seront envoyées à d’autres média d’information. Nous avons tenu à diffuser ce document, par solidarité avec les patriotes privés de leur liberté; c’est le seul moyen d’expression et d’action qu’il leur reste. Il est bien entendu que cette lettre n’exprime que la pensée de son auteur: Le F.L.Q. est par définition un « front » et groupe des militants de toutes les tendances idéologique.-(N.D.L.R. __________________________ M. Pierre Schneider Institution Leclerc 400 rue St-François St-Vincent-de-Paul. Qué. Monsieur le rédacteur, Je m’étais juré de ne jamais tomber dans ce vice maladif que se partagent en commun tous les colonisés du monde et qui consiste en la « destruction fraternelle ». Mais c’en est trop ! Que Maurice Lamontagne nous ait traité de NAZIS, nous du F.L.Q.-A.L.Q. , c’était normal, en ce sens qu’un fédéraliste coopératif et traite conscient ne peut être que malhonnête. Qu’un René Levesque dans la même veine, nous en sommes surpris, choqués, puis satisfaits de connaître enfin le vrai visage de ce Gauchiste salarié qui n’est en réalité qu’un Libéral à la solde financiers du parti qu’il représente, Parti qui est d’ailleurs de loin le plus dangereux. Car, sous des apparences de progrès, il consolide la stagnation, le conservatisme, l’exploitation de l’homme.. Mais qu’un soi-disant indépendantiste, le Docteur René Jutras, se serve à son tour de toute la malhonnêteté des politiciens véreux pour discriditer les Révolutionnaires, eh bien là je dis non et j’estime de mon devoir de relever les accusations, quelles qu’en soient les conséquences dans notre situation actuelle. Le docteur Jutras nous tient dans le Devoir du 10 juin 1964, un language qui s’apparente drôlement à celui des colonialistes-qui ont raison-s’adressant aux Révolutionnaires-qui ont tort.- Celui-ci disserte sur le « jugement obnubilé » des membres du F.L.Q. , leuer fanatisme causé par une déification où l’exaltation de la Patrie qui fait qu’on la croit supérieure… « Leurs moyens immoraux, leur banditisme et il ose même parler de « notre jeunesse désabusée ». Permettez-moi que pour une fois, l’on puisse entendre la voix de ceux qui sont les principaux concernés dans cette affaire. Pour ce qui est du jugement obnubilé, je crois povoir à mon tour renvoyer la balle; à l’idée de « Supériorité de notre Nation » nous oppose celle de l’égalité du Québec vis-à-vis des autres pays du monde. Nous concevons l’émancipation indépendantiste dans un contexte strictement RÉVOLUTIONNAIRE. C’est une lutte de classes. Celle de la classe prolétarienne - Page 8 numéro 18 Québécoise contre l’EXPLOITATION d’où qu’elle vienne et quelle qu’elle soit. Combien de fois devrons-nous réafirmer notre allégeance aux pricipes révolutionnaires internationaux. Devrons nous répéter à nos aveugles volontaires que notre Fanion de combat n’arbore pas le Svastika. Nous sommes les descendants des Patriotes de 1837 38. Nous continuerons leur lutte, leur guerre révolutionnaire jusqu’à la Victoire finale. Monsieur le docteur Jutras fait aussi dans le « légalisme bourgeois ». Il nous accuse d’avoir pris des « moyens immoraux » , d’ avoir agi en bandits; il prétend que nous ne faisons pas une Juste guerre. Le « légalisme bourgeois » est donc un instrument, peut-être le plus puissant, entre les mains des colonialistes. Négliger les forces exploitant le prolétariat québécois pour s’attaquer aux Révolutionnaires par tranquilles, c’est faire le jeu des ennemis de l’Indépendance, le jeu de la bourgeoisie québécoise VENDUE aux intérêts Anglo-Saxons. Une révolution ne se fait pas dans le « légalisme bourgeois ». Tomber dans cette aberration, c’est faire le jeu du Colonialisme et c’est entrainer le peuple dans le marasme. Quand on combat une « Ploutocratie parlementaire Colonialiste de Type Anglo-Saxon », l’on a pas le choix des armes. Il ne s’agit plus de faire de la morale de couventines, . Pour un véritables révolutionnaire, est moral tout ce qui accélère le processus d’émancipation des masses colonisées. De fait, nous sommes contre la violence mais bien plus contre le régime « au pouvoir » qui nous y pousse. M. Jutras nous oppose la « Guerre Juste ». Mais qu’est-ce qu’une guerre juste ? Faudrait-il qu’il s’en trouve 100 000 morts pour qu’alors l’on nous autorise à qualifier notre lutte de « Juste ». Il existe une chose qui se nomme GUERRE RÉVOLUTIONNAIRE c’est elle qui au lieu d’être fomentée par les financiers, l’est par le peuple qui veut mettre fin aux injustices sociales. C’est la seule Guerre légitime et juste parce que faite pour les intérêts du peuple. Au Canada, la démocratie n’a jamais existé. Le seul homme d’État québécois vraiment honnête et patriote fut L.-J. Papineau qui dut user de violence face aux forces anti-démocratiques anglaises. Pour notre part, nous nous considérons comme des soldats de la libération et en tant que tels, sommes prêts à mourir pour notre Patrie. Aimer sa Patrie, c’est aimer ceux qui la composent. Pour un Québécois, c’est fraterniser avec les pêcheurs de la Gaspésie, les exploités du Lac Saint-Jean et les ouvriers qui vivotent dans l’insécurité des usines de Montréal. Aimer sa Patrie, c’est combattre pour la LIBERTÉ, l’ÉGALITÉ, la FRATERNITÉ. Signé: Pierre SCHNEIDER UN DERNIER MOT, pour nous excuser de ce travail encore maladroit mais qui s’améliorera avec l’expérience. L’organisation est encore hésitante mais un jour viendra (prochainement) ou la COGNÉE sera publiée d’une façon plus claire, mieux aérée et toujours plus intéressante. Gabriel DE…... …../ |
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