Yannick Zurek Admin

Inscrit le : 17 Oct 2005 Messages : 1174 Localisation : Montréal
 | |
Monsieur Pogo Ami(e) du Québécois


Age : 98 Inscrit le : 14 Fév 2006 Messages : 3777 Localisation : Kangiqsualujjuaq
 | Sujet: Re: Je suis un voyou Ven 21 Déc - 11:20 | |
| Contrairement à Renaud, Brassens, lui, articule : nous avons le loisir de comprendre les paroles de ses chansons.
Renaud… une révolte convenue…un voyou de bonne famille…vite rentré dans les rangs :
RENAUD ATTAQUE LES PAUVRES! Parce qu'ils l'ont traité d’abruti Nous parlions, dans un précédent article (de l’Organe), des revues subversives du jour. Parmi elles, la joyeuse bande de "Tant pis pour vous", coachée par le tandem Grégory Protche et Karim Boukercha. Ces deux gus viennent de la presse rap (Radikal and co), donc ils en connaissent un rayon question musique, chanteurs, banlieue.
RE TA GUEULE RERENAUD
Lors du premier numéro (toujours en kiosques), la mascotte de Ricard se prend une volée: "Ta gueule]", titrait durement la Une. En pages intérieures, on a droit à une étude sociologique très documentée des chansons du faux prolo Renaud. Non pas qu'un bourgeois n'aiet pas le droit de chanter la populace, mais Renaud, dans son parcours pseudo-sincère, a commis quelques bévues qui trahissent la construction, comme ce groupe de hard rock surréaliste monté par des Arabes. Franchement pas grand chose, avouons-le. Nous, à l’Organe, on l'aurait relâché avec quelques baffes le premier soir, pas la peine de gonfler les stats de garde-à-vue pour si peu. Un petit détail, mais très révélateur. Le problème, c'est que Renaud se fait ensuite traiter d'abruti.
RENAUD, ES-TU UN ABRUTI? On ouvre le Robert : Abruti, dont les facultés intellectuelles sont temporairement amoindries par un agent extérieur, la fatigue, etc… Le Ricard? Sa nouvelle femme, pardon, sa meuf?
Nous, à l'Organe, on a un peu honte, vu qu'on passe notre temps à flinguer tous ces faux artistes du show-biz, qui deviennent vraiment méchants dès qu'on aborde les questions de la sincérité et du tiroir-caisse, questions en général très liées.
Le chanteur des pauvres réclame 15 000€ à ces pauvres gars, eux qui avaient justement besoin de 12 000€ pour payer le numéro 2. On voudrait les faire couler qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Mais pourquoi Renaud, qui il est vrai n'a jamais été sérieusement "attaqué" dans la presse, tous les papiers reflétant l'image qu'il se donne, veut-il mettre à genoux une revue indépendante? S'agit-il de la pression d'un proche? D'une vanité qui soudain ne supporte plus la moindre critique? D'une mauvaise descente au Ricard? Ou du coaching intéressé d'un avocat vicieux?
L'ENTARTEUR ENTARTE
On rappelle, parce qu'on se renseigne un peu avant d'allumer toutes ces têtes de noeud, que Renaud a maltraité BHL dans l'une de ses chansons, L'entarté :" Mais putain c'qu'on a rigolé Quand il a voulu se révolter/Avec ses petits poings crispés/L'entarté". BHL est loin d'être notre idole, c'est un faux philosophe, imposteur total dans l'intelligentsia française, à la limite de la rigolade, mais là, il aurait pu attaquer. Et il ne l'a pas fait. En plus, pour dévaloriser BHL, Renaud surfe sur le registre du prolo viril face au bourgeois qui serait pédé… Elégant. Mais le clou de la chanson vaut le détour: J'veux des entarteurs par milliers/J'vais moi-même apprendre le métier/Y en a bientôt qui vont trinquer … Mais ton tour est venu, andouille!
RENAUD, OU COMMENT TRAHIR LES PROLOS
Un peu plus loin dans le temps, la regrettable Françoise Giroud, aussi journaliste que Chirac est honnête, dans son billet du Nouvel Obs, avait osé un (en substance): "Renaud est gentil, mais il a du coton dans la tête." Un crochet très dur venant de la gauche… caviar. Pourtant, le pote à Tonton n'a pas bronché. On tape sur les faibles et on se couche devant les forts?
Le plus drôle, avec Penaud, c'est son aversion pour les médias, qui donne quand même deux docus sur sa pomme, l'un pour France3, "Le rouge et le noir" (coco et anar, hahaha, laissez-nous rire), et l'autre pour Arte. Sans oublier son aversion pour les animateurs, sauf quand il s'agit de faire sa promo chez Drucker, puis chez Fogiel, deux gros vendeurs de "biens culturels". Et les photos de son amour retrouvé dans Voici, après la tournée sans voix en pleine dépression (c'est vendeur, ça, la dépression) pour cause de rupture. Ça nous rappelle vaguement ces starlettes qui font un bébé et appellent Paris Match pour le vendre…
Décidément, le showbiz est sans pitié pour les faibles, les idiots, les vaniteux, les sans talent. Seuls s'en sortent les grands, qui de toute façon n'ont pas à en sortir, puisqu'ils n'y sont jamais entrés: Brel, Brassens, Nougaro et cie. Si Brassens, dont Renaud se réclame, voyait ça, il mettrait un coup de guitare sur la tronche de ce social traître.
L’Organe, Samedi 08 Mai 2004 Le rose & le gris
Réf. : http://www.lorgane.com/index.php?action=article&numero=158 _________________ Pour obtenir des yeux de veau, s'adresser au vétérinaire d'un abattoir http://www.pogo-partei.de/website/action/sub/home/start.php
Dernière édition par le Sam 22 Déc - 0:26, édité 1 fois |
|
Robert Cambronne

Inscrit le : 13 Fév 2006 Messages : 571 Localisation : Montréal
 | Sujet: Re: Je suis un voyou Ven 21 Déc - 16:55 | |
| "Années 60 : Renaud Séchan, ado parigo issu d'une famille de classe moyenne, glandouille à l'école, écoute du rock, ne fait pas de sport et n'a aucune conscience politique (il se procure vite le kit de pensées embryonnaires gauchistes destiné à fournir un peu de conversation aux avortons incultes).
Années 70 : Renaud enfile un zomblou en cuir, prend l'accent canaille et trousse d'amusantes chansonnettes. Le succès est rapide. Il découvre la magie du pognon, qui fait baisser au sens propre la culotte des filles, et au figuré celle des artistes du créneau "révoltés".
Années 80 : Renaud superstar aimerait bien niquer tranquillement des groupies et picoler avec ses potes friqués, mais l'avènement de la clique socialiste l'oblige à surjouer les troubadours en haillons. Il finit même par lécher le fion de Tonton Mimi (le bourgeois catho décoré de la francisque par notre bon maréchal), ce qui le pousse à forcer sur le désinfectant à l'anis pour chasser le goût de purin sur sa langue.
Années 90 : Renaud déprime, il commence à bander mou, à perdre ses cheveux. Pire, il se fait piquer sa niche marketing par les rappeurs. Vexé, le poète loubard claque la porte (de sa Mercedes) et s'enfuit sur son bateau loin des prolos. Quelques années de glande au soleil, de fiesta entre potes, requinquent le bonhomme.
Années 2000 : Son banquier ayant tiré la sonnette d'alarme, Renaud est obligé de revenir au turbin. Il est ébahi de voir qu'au lieu de lui rire au nez, le public tombe dans le panneau et salue le retour du has-been ridé. Tout en gardant un oeil sur les actions du CAC 40, et l'autre sur tous les jaloux qui voudraient lui niquer son bizness, papi Séchan retrouve ses automatismes, chansonnettes de potache, bouche suçeuse de groupies (définitement impuissant, il doit toutefois abandonner ce dernier plaisir, et épouse une pouffe trentenaire, se maudissant de ne pas avoir les moyens de s'en offrir une de dix-huit)." _________________ "Il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage, l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses" - Milan Kundera (1929- ) |
|
Olivier Laforce
Age : 29 Inscrit le : 20 Déc 2007 Messages : 18 Localisation : St-Georges-de-Beauce
 | Sujet: Re: Je suis un voyou Dim 23 Déc - 21:16 | |
| Tu as exprimé avec des mots justes ce que je pensais du nouveau Renaud. Je me suis bien bidonné  _________________ "On ne peut pas faire une révolution le ventre plein."
"C'est lorsque nous sommes entourés de larves qu'on se sent vraiment forts!" Moi
"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux". |
|